Johnny s’en va-t-en guerre “Johnny got his gun”

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Le titre du roman de Dalton Trumbo* qu’il porta lui-même à l’écran pourrait avoir deux traductions :“Johnny prit son fusil” ou “Johnny reçut un fusil” permettant deux interprétations vis-à-vis de la motivation du geste du jeune soldat parti pour la guerre et victime parmi des milliers d’autres, des atroces mutilations provoquées par les explosions des bombes.Sans bras, ni jambes, aveugle, sourd et muet, ayant perdu une partie de son visage, il n’est plus que les “restes” d’un corps condamné à survivre, animé par ses seules pensées :oppression liée à l’enfermement de l’esprit dans un corps inerte : images en noir et blanc ;souvenirs et rêves : images en couleurs.Les seules perceptions du jeune blessé sont celles de la main apaisante posée sur son front par une infirmière attentive et celles des “oscillations” des démarches de ses soignants.Au fond de lui-même, sa voix intérieure “incarcérée” interroge désespérément :[...]

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À propos de l’auteur

Service de Pédiatrie Générale, Hôpital Robert Debré, PARIS.

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