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À quoi je pense ?

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L’intelligence artificielle (IA) s’est installée dans la vie des élèves, sans que l’on puisse encore évaluer ce que pourraient être ses conséquences sur la façon d’apprendre, la mémorisation et le développement de leurs pensées.

Encore faudrait-il considérer, sur un plan pédagogique, l’importance première des temps de réflexions et du sens attribué aux questions posées et à leurs réponses.

“Il n’y a rien de mieux que l’ignorance pour produire des certitudes et rien de mieux que la connaissance pour produire des doutes et leurs questionnements”, écrit Philippe Meirieu.

L’apprentissage de la lecture conduira l’IA à proposer aussi ces résumés de textes longs dont sont avides aujourd’hui les élèves pressés, au risque de réduire davantage encore les capacités d’attention et d’analyse qui traduisent leurs propres pensées.

L’IA ne pense pas. Elle en donne l’illusion. Silencieuse ou à voix haute, seule ou partagée, la lecture permet à l’enfant de révéler[...]

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À propos de l’auteur

Service de Pédiatrie Générale, Hôpital Robert Debré, PARIS.