Revues générales

Revues générales Le microbiote et la santé de l’enfant
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Ces dernières années ont mis en lumière le rôle du microbiote intestinal du nourrisson dans la santé de l’enfant. La colonisation microbienne débute à la naissance, sous l’influence de trois facteurs déterminants : la voie d’accouchement, l’allaitement maternel et l’exposition aux antibiotiques. Une dysbiose précoce peut engager des trajectoires défavorables à long terme, notamment en matière d’obésité, d’allergies et de maladies inflammatoires, d’où l’importance d’une fenêtre d’opportunité dans les premières semaines de vie. Les stratégies de modulation disponibles – probiotiques, prébiotiques, synbiotiques et postbiotiques – nécessitent de s’appuyer sur des preuves souche-spécifiques et indication-spécifiques, conformément aux recommandations de la Société européenne de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques (ESPGHAN), sachant qu’une vigilance particulière est requise quant à la qualité réelle des produits commerciaux. Enfin, les perspectives thérapeutiques d’intervention sur le microbiote intestinal reposent sur la prochaine génération de probiotiques et la médecine personnalisée du microbiome.

Revues générales Contamination des laits infantiles par de l’huile d’ARA : pourquoi est-il important de continuer à prescrire uniquement ceux qui contiennent de l’ARA ?
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La contamination récente de certaines préparations infantiles par de l’huile d’acide arachidonique (ARA) a ravivé les interrogations sur l’intérêt de son ajout dans ces formules, d’autant que la réglementation encadrant leur composition n’a, à tort, pas rendu cet apport obligatoire. Il demeure pourtant indispensable de ne prescrire que des préparations infantiles contenant à la fois de l’ARA et de l’acide docosahexaénoïque (DHA), avec un rapport ARA/DHA ≥ 1, pour quatre raisons principales :
– le lait maternel contient davantage d’ARA que de DHA ;
– si la synthèse endogène d’ARA est suffisante pour couvrir les besoins cérébraux, elle dépend des apports alimentaires pour assurer l’ensemble des fonctions extra-cérébrales ;
– cette synthèse peut être insuffisante chez les nourrissons porteurs de variants fréquents des gènes codant pour les désaturases ;
– un rapport ARA/DHA < 1 pourrait compromettre le développement cérébral.

Revues générales L’enfant footballeur : quel suivi médical spécifique ?
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Il n’existe pas de lésion spécifique au football car, dans la majorité des sports, il faut courir, sauter, changer de direction. Le médecin qui suit un jeune footballeur peut diagnostiquer et traiter des pathologies plus fréquemment rencontrées dans le football, siégeant surtout au niveau des membres inférieurs. La surveillance pendant et après le traitement est primordiale pour une reprise rapide, adaptée et bien suivie en collaboration avec l’éducateur.

Revues générales L’hospitalisation à domicile pédiatrique : un modèle de soins en évolution encore méconnu
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L’hospitalisation à domicile (HAD) est une prise en charge hospitalière assurée par une équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmiers, psychologues, diététiciens, psychomotriciens, pharmaciens, assistants sociaux). Elle permet d’éviter ou de raccourcir des hospitalisations conventionnelles. En pédiatrie, elle contribue à maintenir le lien parent-enfant en permettant aux enfants de rester dans leur environnement habituel, mais exige une plus grande implication des parents dans les soins (administration des médicaments, surveillance). Elle doit relever de nombreux défis logistiques (livraison des médicaments, du matériel, de l’oxygène, organisation des trajets, prélèvement et transport des échantillons biologiques). Cela requiert une coordination étroite entre les différents professionnels de santé impliqués (infirmiers et pédiatres de l’HAD, médecins hospitaliers, médecin du service d’aide médicale urgente [SAMU], médecin traitant). Les pathologies prises en soins sont multiples.

Revues générales Le dosage de la TSH chez l’enfant : bonnes et mauvaises indications
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Le dosage de la thyréostimuline (TSH) est un examen fréquemment prescrit en pédiatrie et en médecine générale. S’il constitue l’outil de première intention pour l’exploration d’une dysthyroïdie, son utilisation est parfois excessive ou mal ciblée. Chez l’enfant, l’interprétation doit tenir compte de l’âge, du contexte clinique et des variations physiologiques. Cet article propose une synthèse pratique des indications pertinentes et des situations où le dosage est peu contributif.

Revues générales Recueil du consentement de l’enfant : quels repères pour le pédiatre ?
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Les pédiatres doivent connaître les dispositions médico-légales des soins aux mineurs. Les situations d’urgence ne les dispensent pas, sauf exception, de donner une information claire sur les soins proposés et de recueillir le consentement des titulaires de l’exercice de l’autorité parentale. L’enfant doit être associé aux décisions qui le concernent en fonction de son âge et de ses capacités de compréhension. L’adolescent, adulte en devenir, et les mineurs porteurs d’une situation de handicap doivent faire l’objet d’une attention particulière de leur part.

Revues générales Retard pubertaire du garçon : quand intervenir ?
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Le retard pubertaire est fréquent chez les garçons et il est souvent mal toléré psychologiquement. La consultation est motivée par une absence de développement pubertaire et une petite taille, en l’absence d’accélération de la croissance normalement associée à la puberté. L’augmentation du volume testiculaire > 4 mL ou 25 mm de longueur est le premier signe de la puberté : il est recommandé d’évaluer les garçons qui n’ont pas d’augmentation du volume testiculaire à l’âge de 14 ans, ce qui concerne, par définition, 2,5 % des adolescents.
L’enjeu pour le médecin est de différencier un hypogonadisme permanent nécessitant un traitement – qu’il s’agisse d’un déficit gonadotrope (hypogonadisme hypogonadotrope) ou d’une insuffisance testiculaire (hypogonadisme hyper­gonadotrope) – d’un simple retard pubertaire, diagnostic d’élimination, qui se corrigera spontanément.

Revues générales
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L’amyotrophie spinale infantile (ASI) est une pathologie affectant les motoneurones de la corne antérieure de la moelle, responsable de paralysies progressives. Trois traitements sont disponibles depuis 2017, permettant d’améliorer la survie et les fonctions motrices. Cette efficacité reste incomplète, et de nouveaux phénotypes cliniques émergent chez les patients traités. La perspective de la généralisation du dépistage néonatal permettra de proposer précocement une prise en charge adaptée avec une meilleure efficacité.

Revues générales
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La prévention primaire de la mort inattendue du nourrisson (MIN) et la prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) font l’objet d’un consensus scientifique international et ne sont pas contradictoires. Elles concernent tous les nouveau-nés et doivent être réalisées par tout professionnel en contact avec les parents et les familles.
Le couchage à plat sur le dos strict pour le sommeil est recommandé pour prévenir la MIN et le principal facteur de risque des DCP est la limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson par défaut de mobilité propre ou par contrainte environnementale externe.
Lors des soins, des tétées, des phases d’éveil, au sein d’une relation chaleureuse et attentive, le nourrisson fait l’expérience de variations posturales. Le portage est encouragé.
L’examen clinique est habituellement suffisant pour poser le diagnostic de DCP alors que l’imagerie est rarement nécessaire et ne devrait être prescrite que par un spécialiste. Dans les formes sévères de DCP, il est recommandé d’adresser les nourrissons à un centre de référence ou de compétences des malformations craniofaciales pédiatriques.

Revues générales Sur quels critères nutritionnels doit-on choisir un lait infantile standard ?
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L’objectif de cet article est de définir les critères nutritionnels permettant de bien choisir les laits infantiles standards. Pour les laits 1er et 2e âge, les 3 critères retenus sont, pour les 2, la conservation des lipides laitiers ou l’ajout d’huile de palme, et la présence d’ARA avec un rapport ARA/DHA ≥ 1 (indispensable pour les 1er âge) et, respectivement, une concentration en protéines ≥ 1,4 g/100 mL pour les 1er âge, et une concentration en fer ≥ 1 mg/100 mL pour les 2e âge. Pour les laits de croissance étaient plébiscitées une concentration en fer ≥ 1,1 mg/100 mL et la présence de lipides laitiers, d’une aromatisation et/ou d’un sucrage.

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