Revues générales

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Depuis quelques années, les cas d’allergies alimentaires et d’anaphylaxies augmentent de façon inquiétante chez des enfants de plus en plus jeunes, avec des polyallergies et des polysensibilisations, notamment à l’arachide et aux fruits à coque. Elles impactent grandement la qualité de vie et le futur de ces enfants. De plus, les allergies aux protéines du lait de vache persistantes, pourtant moins fréquentes, sont véritablement préoccupantes car à très haut risque anaphylactique voire létal et posent aussi le problème de leur prévention.
Il est donc urgent de proposer des mesures de prévention primaire pour ces pathologies qui n’existaient pas auparavant, à la lumière des découvertes récentes sur les modes de sensibilisation cutanée et, à l’inverse, de tolérance par voie digestive.

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Les nævus congénitaux (NC) sont des lésions fréquentes bien que leur prévalence ne soit pas connue précisément, estimée entre 1 et 3 % des nouveau-nés.
Les NC larges ou géants sont bien plus rares. Leur prise en charge est complexe, individualisée selon la considération de plusieurs problématiques : impact psychosocial, risque de mélanome, âge, localisation, souhait des parents.
La prise en charge de ces lésions n’est pas consensuelle à l’heure actuelle et dépend également de l’expérience de l’équipe qui prend en charge le patient.

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Alors que de nombreux questionnements circulent depuis des années sur la pédiatrie libérale de première ligne en ville, de nouvelles organisations professionnelles pourraient possiblement répondre au besoin exprimé par les plus jeunes d’un travail en équipe pluriprofessionnelle, comme ils ont pu le vivre lors de leur formation hospitalière.
Nous rapportons ici le chemin qui a permis la naissance de la première maison de santé pluri­professionnelle pédiatrique d’Île-de-France. Au-delà du parcours administratif qui pourrait décourager, il existe de nombreuses aides pour développer ce type de projet et garantir une offre spécialisée de premier recours indispensable pour les familles.

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Même si elle est peu commune compte tenu de l’importance de la consommation mondiale de miel, l’allergie alimentaire au miel mérite d’être connue, en particulier si le patient est allergique au pollen des fleurs butinées (Composées, Astéracées, Graminées, certains arbres). Les symptômes sont variés : syndrome d’allergie orale, troubles digestifs, urticaire de contact, angio-œdème, asthme, urticaire généralisée, anaphylaxie. Le diagnostic est facile devant les éléments de l’anamnèse, les tests cutanés et le dosage des IgE sériques spécifiques.
L’allergie à la gelée royale est surtout connue en Asie où sa consommation est fréquente car on lui attribue des vertus médicinales : ses symptômes sont souvent sévères. Très peu de cas d’allergies aux autres produits de la ruche (propolis, pelotes de pollen, rayons de miel) ont été décrits. Des cas de dermatoses de contact professionnelles à la propolis sont connus. La consommation de larves de faux bourdons représente une nouvelle cause d’allergie alimentaire associée à l’entomophagie.

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La dermatite atopique est une maladie fréquente chez l’enfant qui s’accompagne d’un impact majeur sur la qualité de vie des patients et de leur famille. Les patients sont souvent insuffisamment traités en raison de croyances qui perturbent l’adhésion thérapeutique. Le traitement de base repose sur les soins locaux : dermocorticoïdes et émollients. La prise en charge globale d’un patient atteint de dermatite atopique et de sa famille devrait intégrer une éducation thérapeutique. Les traitements systémiques immunosuppresseurs (ciclosporine, méthotrexate) sont exceptionnellement utilisés chez l’enfant (hors AMM). Le dupilumab est la première biothérapie à avoir l’AMM dans la dermatite atopique à partir de 6 ans.

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Devant une allergie aux protéines du lait de vache (APLV) confirmée et traitée par un régime d’exclusion adapté, les questions suivantes vont se poser à plus ou moins long terme : quand, où, comment et par qui une réintroduction (très attendue par les parents) peut-elle être effectuée ? Les prises en charge proposées actuellement sont adaptées à la diversité des tableaux cliniques de l’APLV. Des procédures peuvent être mises en place en pratique libérale dans certaines formes ou initiées et accompagnées dans d’autres.

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La reconnaissance précoce des signes annonciateurs de PIMS (fièvre et signes digestifs dans 70 % des cas) et de ceux de décompensation cardiaque (polypnée, instabilité tensionnelle, tachycardie, hépatomégalie) est cruciale, et a pour but essentiel d’optimiser la prise en charge et d’éviter la mortalité.
La présence de signes de décompensation cardiaque implique le transfert via une régulation du Samu vers une unité de soins intensifs pédiatriques. S’ils ne sont pas présents, l’enfant doit être adressé sans délai dans un service d’urgences pédiatriques pour une évaluation initiale et une orientation ultérieure adaptée. La recherche d’une preuve d’infection antérieure par le SARS-CoV-2 ne doit pas différer la prise en charge.

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Un enfant qui suce son pouce est très mignon en photo, mais faut-il le laisser faire très longtemps si on souhaite lui éviter le port d’un appareil orthodontique à l’adolescence ? Et combien d’enfants voit-on dans la rue avec une tétine en bouche ? Cet article présente quelques conseils pour le pédiatre afin d’aider les parents à supprimer ces mauvaises habitudes.

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Les cardiopathies congénitales nécessitent une prise en charge chirurgicale ou interventionnelle dans 50 % des cas. Leur anatomie et leur histoire naturelle déterminent le degré d’urgence d’intervention de la naissance jusqu’à l’âge adulte. Certaines cardiopathies mènent rapidement au décès sans intervention en période néonatale, pendant que d’autres seront diagnostiquées en l’absence de symptômes à l’adolescence ou à l’âge adulte.
L’objectif de leur prise en charge est d’intervenir au bon moment afin de permettre la survie, si elle est menacée, ou de prévenir les complications à court, moyen ou long terme : l’insuffisance cardiaque par hyperdébit, cyanose chronique, dilatation ou hypertrophie ventriculaire par surcharge barométrique ou volumétrique, l’hypertension artérielle pulmonaire et, enfin, les troubles du rythme et la défaillance cardiaque tardive.

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L’obésité de l’enfant est due à une programmation génétique des centres cérébraux de régulation du poids à un niveau plus élevé. C’est une injustice de la nature. Les endocrinopathies ne sont pas des causes d’obésité mais un diagnostic différentiel, il ne faut donc pas systématiquement les rechercher. Les complications fréquentes (insulinorésistance, dyslipidémies, stéatose hépatique, douleurs, asthme, troubles des règles, vergetures) sont bénignes et ne nécessitent le plus souvent aucun traitement spécifique. Les complications graves (diabète, hypertension artérielle, stéato­hépatite, épiphysiolyse de la tête fémorale, apnées du sommeil, hypertension intracrânienne) sont exceptionnelles. Les principales complications sont psycho-sociales, à l’origine de la souffrance morale des enfants obèses et de leur famille. Aucun bilan sanguin systématique ne doit être prescrit, les explorations doivent uniquement être orientées par la clinique.
Le traitement repose sur une restriction énergétique cognitive éventuellement associée à une augmentation de l’activité physique. Il nécessite un soutien psychologique permanent pour apporter la motivation nécessaire afin de tolérer les frustrations. Les résultats thérapeutiques sont décevants mais ils n’influent pas sur le pronostic pondéral ou cardiovasculaire à l’âge adulte. La prévention de l’obésité est inefficace.

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