Revues générales

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La prise en charge du nouveau-né grand prématuré évolue constamment. Deux grandes tendances caractérisent les changements observés au cours de ces dernières années. Premièrement, celle du soin orienté vers une réduction de son caractère invasif, s’illustrant notamment dans le domaine de la ventilation. Deuxièmement, celle de la reconnaissance de l’impact de l’environnement hospitalier au sens large sur le devenir des enfants.
L’aménagement de cet environnement en en limitant les nuisances, en y développant des soins individualisés dispensés par des personnels soignants expérimentés et en favorisant la place des parents est aujourd’hui une des perspectives les plus prometteuses en termes de neuroprotection.

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Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique qui affecte approximativement 1 % des enfants et adolescents. Il impacte la qualité de vie des enfants mais aussi de la famille. Sa physiopathologie chez l’enfant est superposable à celle de l’adulte, néanmoins son expression clinique diffère. De même, les options thérapeutiques calquées sur celles des adultes relèvent souvent de traitements hors AMM, elles requièrent d’être adaptées aux particularités de l’enfant et à une stratégie thérapeutique sur le long terme.

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Fréquente et grave à l’échelle mondiale, la pneumonie aiguë communautaire de l’enfant a une morbidité élevée mais une mortalité très faible dans les pays à ressources élevées comme la France. L’incertitude diagnostique et étiologique (virale, bactérienne, co-infection) est à l’origine d’une surestimation du diagnostic positif et d’une prescription antibiotique par excès. Cet article fait le point sur les indications thérapeutiques ambulatoires selon les caractéristiques cliniques, radiologiques et étiologiques de ces infections très majoritairement virales chez le jeune enfant.

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L’aspect des organes génitaux du nouveau-né est le critère de déclaration du sexe à la naissance. Le choix de sexe est une situation rare en pratique clinique chez les enfants nés avec des organes génitaux atypiques, la question ne se posant que pour les enfants chez lesquels l’apparence des organes génitaux externes est tellement inhabituelle que la déclaration de sexe à l’état civil n’est pas possible à la naissance et chez les enfants dont l’apparence est non congruente avec le sexe génétique prénatal.
La prise en charge de ces enfants se coordonne dans des centres maladies rares et fait intervenir des équipes pluridisciplinaires (pédiatres, psychologues et psychiatres, radiologues, généticiens, chirurgiens…). Les avancées récentes juridiques, diagnostiques et thérapeutiques sont décrites dans cet article.

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La santé bucco-dentaire est parfois délaissée par le pédiatre car étant du domaine de la dentisterie, mais son influence sur le développement eumorphique de l’enfant est si importante qu’elle le concerne tout autant. Une prise en charge précoce permet en effet une correction fonctionnelle des pathologies orthodontiques. Cela n’a pas échappé à la Haute Autorité de santé qui conseille une visite de dépistage avant l’évolution des premières dents définitives. Mais que regarder ?

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La cardiomyopathie hypertrophique obstructive de l’enfant est une cardiomyopathie rare mais potentiellement grave. Elle peut se révéler par un tableau d’insuffisance cardiaque chez le nourrisson ou par une syncope ou une dyspnée d’effort chez l’enfant et l’adolescent. L’échographie cardiaque permet de poser le diagnostic et le bilan diagnostique permet d’en préciser l’étiologie, notamment sarcomérique par mutation génétique.
Les bêtabloquants permettent une amélioration fonctionnelle et une baisse du risque rythmique, mais une stratification du risque de mort subite est nécessaire afin de sélectionner les patients les plus sévères. Les indications de défibrillateur implantable ou d’une chirurgie correctrice restent rares en pédiatrie. L’éviction du sport et le conseil génétique familial sont des éléments essentiels de la prise en charge.

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La rougeole est une maladie infectieuse aiguë virale, extrêmement contagieuse. Son fort taux de reproduction implique une couverture vaccinale élevée afin d’interrompre la circulation virale. Le retard vaccinal accumulé du fait de la COVID-19 risque d’aggraver le risque d’épidémies de rougeole. La description clinique de cette maladie, méconnue d’un grand nombre de médecins devant la forte baisse d’incidence liée à la vaccination, doit être rappelée.
En l’absence de signe clinique spécifique en dehors du signe de Köplik, il est important de confirmer biologiquement le diagnostic, au mieux par un test salivaire. Un signalement de cas de rougeole doit être réalisé devant l’association d’une fièvre ≥ 38,5 °C à une éruption maculo-papuleuse et à au moins un des signes suivants : conjonctivite, coryza, toux, signe de Köplik. Le diagnostic précoce des cas et le repérage des éventuels sujets contacts non immuns dans l’entourage permettent de proposer dans les meilleurs délais une vaccination (dans les 72 heures) ou une immunoprophylaxie passive (dans les 6 jours).

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L’échographie est l’examen d’imagerie de référence pour explorer l’abdomen des enfants, du fait de ses performances diagnostiques remarquables dans nombre d’affections aiguës requérant un traitement d’urgence (appendicite, invagination intestinale, torsion d’annexes) et de son caractère non irradiant, non douloureux et ne requérant pas de sédation. Elle ne se substitue pas à un bon examen clinique, notamment du chirurgien, et ne doit pas retarder une intervention urgente (torsion testiculaire, péritonite). Elle est rarement indiquée dans les douleurs récurrentes.

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Après la rentrée de septembre, il existe des épidémies de crises d’asthme, parfois sévères. Ces exacerbations se présentent souvent sur un mode épidémique. Elles ont été décrites partout dans le monde sous l’appellation “épidémies d’asthme de septembre”. Curieusement, elles restent encore assez méconnues en France, bien qu’elles y aient été décrites.
Elles surviennent souvent après l’arrêt ou le relâchement du traitement de fond au début ou pendant les vacances et touchent principalement les enfants scolarisés âgés de 5 à 11 ans, mais pas uniquement. L’asthme de septembre est surtout viro-induit après des infections ORL banales. D’autres facteurs jouent un rôle au moins adjuvant tels que l’exposition à de nouveaux allergènes, le stress de la rentrée ou une faible adhésion au traitement de fond. Ces notions doivent être intégrées dans le cadre plus global de la saisonnalité de l’asthme, qu’il faut bien connaître pour mieux adapter sa gestion.

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Une polyurie se définit par une diurèse supérieure à 2 L/m2/jour soit environ 100 à 110 mL/kg/jour chez l’enfant de moins de 2 ans et 40 à 50 mL/kg/jour chez l’enfant de plus de 2 ans. L’objectif de l’approche diagnostique est de différencier une polydipsie secondaire, adaptée à la polyurie dont les causes et le retentissement sont potentiellement graves pour l’enfant, d’une polydipsie primaire ou potomanie, responsable de la polyurie.
Le diabète sucré est la cause la plus connue et la plus fréquente de syndrome polyuropolydipsique (SPUPD) et doit être éliminé en urgence. Le test dit “de restriction hydrique” est performant pour différencier la polydipsie primaire du diabète insipide. Une concentration urinaire au-delà de 750-800 mOsm/L en fin de test est en faveur d’un mécanisme de concentration urinaire intact et donc d’une polydipsie primaire.

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