Revues générales

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Les allergies alimentaires augmentent dans le monde et il n’est pas rare, de nos jours, de voir des enfants en ayant plusieurs. Certains aliments ont des épitopes allergéniques similaires, ce qui explique certaines sensibilisations multiples et les allergies croisées. Les allergies alimentaires croisées les plus répandues concernent les laits de mammifères (vache, brebis, chèvre), l’arachide et les légumineuses, certains fruits à coque, certains pollens et végétaux, etc.
L’interprétation des IgE spécifiques anti-recombinants permet de mieux comprendre les polysensibilisations et de prédire la sévérité des allergies. L’objectif de la démarche allergologique est de limiter les évictions alimentaires aux seuls aliments auxquels le patient est réellement ou très probablement allergique.

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Cet article évoque d’abord la dysphorie de genre (DG) chez l’enfant non pubère, qui en général s’amende avant l’adolescence.
La DG chez l’adolescent est bien différente et pose des problèmes majeurs. En effet, l’intensité de la souffrance de ces jeunes est indéniable. Les critères diagnostiques de la DSM-5 (American psychiatric association) sont précis, mais restent basés sur le désir, le vécu et la conviction subjectifs de l’individu d’appartenir à l’autre genre que celui qui lui a été assigné à la naissance.
Leur prise en charge par le “Dutch protocol” qui les amène à la transition vers le genre ressenti est classique. Cependant, les controverses passionnées qui existent depuis longtemps sur ce sujet sont majorées depuis quatre ou cinq ans par l’augmentation rapide de la fréquence des demandes d’adolescents, principalement des filles, souvent avec des comorbidités psychiatriques importantes, mais réticents à toute prise en charge psychiatrique et psychologique. Quelques pistes sont proposées aux pédiatres.

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La prévention des infections à virus respiratoire syncytial (VRS) est d’importance fondamentale puisque ce virus représente encore un enjeu important d’un point de vue clinique et de santé publique pour les enfants et notamment les plus fragiles. La pandémie de COVID-19 n’a pas éliminé les épidémies à VRS et il y a des raisons de nature épidémiologique, biologique, économique/sociale et psychologique pour protéger le maximum d’enfants contre le VRS en utilisant l’immunisation passive.
Dans cet article sont décrits ces raisons et les enjeux pour promouvoir l’immunisation à la lumière de la littérature récente et particulièrement des recommandations européennes.

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Outre ses conséquences à court terme, cette revue s’intéresse aux éventuelles conséquences à moyen et long-terme d’une infection à VRS du jeune enfant. L’association avec un asthme du nourrisson ou un asthme de l’enfant a été démontrée par plusieurs études, avec une augmentation du risque en cas d’épisode initial sévère ayant nécessité une hospitalisation. Cependant, l’intérêt des prophylaxies anti-VRS actuellement disponibles sur les conséquences à long terme du VRS reste controversé. D’autres conséquences à long terme, plus rares mais parfois sévères, de l’infection à VRS, sont discutées ici, telles que l’altération de la fonction respiratoire ou le développement d’une atteinte bronchique chronique comme la bronchiolite oblitérante post-infectieuse.

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Le virus respiratoire syncytial (VRS) est une cause importante d’infections des voies respiratoires en pédiatrie. On estime que les deux tiers des nourrissons sont infectés par le VRS au cours de la première année de vie et c’est l’une des principales causes de bronchiolite du nourrisson dans les pays développés et cause de décès dans ce groupe d’âge dans le monde. Les protéines de surface G et F ont un rôle important dans la pathogénicité du virus. L’identification des anticorps neutralisants contre les protéines F et G et des anticorps inhibiteurs de fusion contre certaines formes de la protéine F ont permis des avancées considérables dans le domaine de la prévention et le traitement de cette infection avec la promesse de l’arrivée sur le marché de nouveaux anticorps monoclonaux, des vaccins et des antiviraux.
La surveillance de cette infection n’est pas systématique. Les données fournies par l’ECDC sont issues d’une surveillance hétérogène et discontinue, utilisant des outils non-standardisés et dans les conditions où le diagnostic virologique n’est pas recommandé. La mise à disposition d’un vaccin est l’une des priorités de l’OMS, ce qui justifie une surveillance plus renforcée.

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Le syndrome multi-inflammatoire pédiatrique post-Covid-19 est une nouvelle entité décrite en 2020 chez les enfants et adolescents récemment contaminés par le coronavirus SARS-COV-2.
Sa gravité est essentiellement liée la survenue possible de troubles hémodynamiques sévères, d’une pancardite, d’une dysfonction systolique du ventricule gauche et d’une dilatation des artères coronaires. Contrastant avec la gravité initiale, sous l’effet du traitement médical, l’évolution est rapidement favorable avec récupération complète dans la majorité des cas.
La surveillance cardiologique consiste à répéter de façon rapprochée l’examen clinique, le monitorage hémodynamique, l’ECG et l’échocardiographie pendant la phase aiguë afin de vérifier la disparition progressive des anomalies cardiovasculaires (CV) initiales. Après le retour à domicile du patient, la surveillance cardiologique a pour but de s’assurer de l’absence de séquelles cardiaques à distance de la période aiguë. Un contrôle cardiologique est recommandé à 4-6 semaines d’évolution, à répéter en cas d’anomalie persistante. La place de l’IRM cardiaque n’est pas encore bien définie : systématique pour dépister les patients avec myocardite, ou ciblée uniquement sur les patients les plus graves et ceux qui conservent une dysfonction cardiaque après la période aiguë.

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La migraine est fréquente chez l’enfant et ses conséquences sur le quotidien peuvent rapidement s’installer. L’identification des facteurs déclenchants, notamment via un agenda, permet de prévenir les récidives de crise. Le traitement de crise doit être pris le plus précocement possible, d’où l’intérêt de mettre en place un projet d’accueil individualisé.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont à proposer en première intention pour le traitement de la crise : l’ibuprofène (10 mg/kg/prise) est d’abord recommandé, l’utilisation du sumatriptan nasal (10 à 20 mg) est également possible chez l’adolescent de plus de 12 ans avec une bonne efficacité et une bonne tolérance. Les traitements de fond non médicamenteux sont recommandés en première intention chez l’enfant. La mise en place d’un traitement de fond médicamenteux relève de l’avis d’un centre spécialisé et elle n’est à envisager qu’après échec des traitements non pharmacologiques.

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Après 6 mois, les parents ont souvent le désir de remplacer le biberon de lait du goûter par un yaourt dit “infantile”, pensant probablement que la qualité nutritive des desserts lactés est équivalente à celle des laits de suite. Il n’en est rien : les desserts lactés contiennent peu de fer comme les yaourts classiques, mais pour un prix 5 à 9 fois plus élevé. Cette tendance est-elle sans conséquence ?
Nous nous sommes intéressés aux apports en fer quotidien de 250 enfants âgés de 6 à 12 mois. Dans notre étude, 59 % des enfants consommaient des desserts lactés au goûter et 61,2 % avaient des apports insuffisants en fer absorbé. Pour que les besoins en fer des enfants de cette tranche d’âge soient couverts, la prise quotidienne de viande et de lait de suite en quantité suffisante est indispensable. En cas de refus du lait, nous proposons diverses solutions pour se rapprocher des apports recommandés en fer.

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L’errance diagnostique dans le trouble du spectre autistique (TSA) retarde une prise en charge adaptée. Notre objectif était d’évaluer l’intérêt des centres de diagnostic du TSA dans le parcours de soins des patients conjointement suivis en neuropédiatrie. Nous avons comparé deux groupes avec un TSA suspecté ou établi adressés dans le service de neuropédiatrie : l’un issu du centre de diagnostic l’Entretemps se situant dans l’hôpital et l’autre issu des centres de proximité alentours nommé “Hors Entretemps”. Le critère de jugement principal était la prise en charge médico-sociale et éducative à 2 ans du suivi.
Les patients de l’Entretemps étaient davantage suivis dans une structure médico-sociale adaptée à 2 ans du suivi. Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative en termes de scolarité. Un diagnostic de TSA établi en centre de 3e ligne est associé à une prise en charge médico-sociale plus adaptée, comparé aux centres de proximité.

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La cicatrisation normale suit quatre phases dites “vasculaire”, “inflammatoire”, “de réparation tissulaire” et “de maturation de la cicatrice”. Une cicatrice normale n’évolue plus après 18-24 mois.
Quels que soient la profondeur, l’étendue, le site et le mécanisme d’une plaie, un milieu humide est nécessaire pour optimiser la cicatrisation. Une fois que la plaie est épidermisée, des massages peuvent permettre d’améliorer l’aspect cicatriciel, en en réduisant la rétractibilité et la fibrose. Une prévention solaire évite aussi l’hyperpigmentation post-inflammatoire.

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