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Hommage à Axel Kahn

“La maladie galope. Elle ne me laisse du temps que pour l’essentiel et le prioritaire. L’expérience est saisissante. La joie de tout instant de beauté est décuplée par l’hypothèse que l’on pourrait n’en plus connaître de pareil”, écrivait Axel Kahn peu avant de clore son compte Twitter.

Dossier : Pathologies sinusiennes
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La chirurgie endonasale chez l’enfant a moins d’indications que chez l’adulte, mais reste possible à tout âge avec du matériel adapté. Les malformations congénitales chez le tout-petit, les lésions obstructives ensuite puis les tumeurs bénignes chez le plus grand sont les principales raisons d’opérer. Outre l’absence de cicatrice cutanée, les principaux avantages de cette chirurgie endos­copique sont les suites simples et la sortie précoce du patient.

Dossier : Pathologies sinusiennes
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Les sinusites sont le plus fréquemment d’origine virale et ne justifient pas de traitement spécifique ni d’imagerie. L’imagerie est indiquée quand on suspecte une complication d’une sinusite bactérienne : abcès sous-périosté, thrombose, complication intracrânienne… Il n’y a pas d’indication aux radiographies simples des sinus.
L’examen de choix est le scanner du fait des informations qu’il apporte sur le contenu sinusien, l’existence de collections, d’une éventuelle thrombose associée après injection de produits de contraste et de sa rapidité d’acquisition. Si une complication intracrânienne est identifiée au scanner, l’IRM doit être demandée en complément car elle est plus performante pour évaluer l’existence d’un empyème, une ostéomyélite ou encore une atteinte vasculaire.

Dossier : Pathologies sinusiennes
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La présence de sécrétions purulentes dans les fosses nasales des enfants lors d’épisodes de rhinopharyngites hivernales ne nécessite pas de prélèvement bactériologique. En revanche, la récurrence des infections et la non-réponse aux traitement antibiotiques impliquent un prélèvement bactériologique qui a pour objectif de rechercher des bactéries résistantes aux antibiotiques ou des bactéries pathogènes, telles que les bacilles Gram négatifs qui nécessitent des explorations étiologiques de la rhinosinusite. Les prélèvements microbiologiques doivent être réalisés sous contrôle endoscopique de façon bilatérale (à l’aide d’un micro-aspirateur ou d’un système de prélèvement avec un bâtonnet) à chaque méat moyen afin d’objectiver le portage bactérien du sinus maxillaire et de l’ethmoïde antérieur ou dans la zone de drainage de l’éthmoïde postérieur.
L’antibiothérapie, guidée par l’antibiogramme, sera délivrée par voie orale, intraveineuse, par aérosolthérapie ou combinée (aérosol antibiotique et antibiothérapie intraveineuse ou orale), en fonction de l’étiologie de la rhinosinusite et du portage bactérien sinusien.

Dossier : Pathologies sinusiennes
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L’ORL pédiatrique, en tant que surspécialité de l’otorhinolaryngologie, a véritablement pris son essor il y a une trentaine d’années. Depuis, au sein même de cette discipline, des branches encore plus spécialisées ont émergé : entre autres la laryngologie ou l’otologie pédiatriques, l’audiophonologie de l’enfant, la prise en charge et la reconstruction des malformations complexes de la face et des pavillons, mais également – et c’est le sujet qui nous intéresse particulièrement aujourd’hui – la rhinologie pédiatrique. Cette dernière sur(sur)spécialité a en effet particulièrement bénéficié des avancées des connaissances et de la technique réalisée chez l’adulte : physiopathologie, bactériologie, imagerie, instrumentation, qui ont été adaptées au format, à la physiologie et aux spécificités des pathologies de l’enfant.

Analyse bibliographique
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Les antibiotiques de la famille des fluoroquinolones sont souvent prescrits chez les adultes en raison de leur large spectre, de leur biodisponibilité importante et de leur bonne tolérance. De plus, ils constituent une alternative intéressante aux antibiotiques administrés par voie intraveineuse. En pédiatrie, leur utilisation est limitée en raison de résultats extrapolés d’études chez l’animal révélant des lésions des cartilages des articulations portantes. Plusieurs travaux ont montré que les quinolones étaient associées à une augmentation des lésions tendineuses secondaires à une dégradation du collagène, à une nécrose et à une rupture de la matrice extracellulaire. Ces lésions seraient d’autant plus fréquentes chez les sujets âgés. Une étude pédiatrique assez ancienne avec un effectif limité n’avait pas retrouvé d’association entre une rupture tendineuse et l’utilisation de fluoroquinolone.

Analyse bibliographique
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Les enfants nés prématurément, particulièrement ceux ayant un poids de naissance inférieur à 1 000 g, ont un risque augmenté de développer une maladie chronique ou une dysfonction d’organe au cours de leur vie. Ces événements pourraient être liés à une accélération de la sénescence cellulaire, responsable du développement de pathologies habituellement vues chez des individus plus vieux. L’âge biologique est un concept holistique comprenant des facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie. Il n’existe pas de marqueur unique reflétant l’âge biologique mais, depuis quelques années, l’épigénétique, avec notamment l’évaluation du taux de méthylation de l’ADN, pourrait être un reflet en amont du vieillissement cellulaire. L’altération de la méthylation sur certains sites spécifiques est associée à certaines maladies.

Revues générales
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Une polyurie se définit par une diurèse supérieure à 2 L/m2/jour soit environ 100 à 110 mL/kg/jour chez l’enfant de moins de 2 ans et 40 à 50 mL/kg/jour chez l’enfant de plus de 2 ans. L’objectif de l’approche diagnostique est de différencier une polydipsie secondaire, adaptée à la polyurie dont les causes et le retentissement sont potentiellement graves pour l’enfant, d’une polydipsie primaire ou potomanie, responsable de la polyurie.
Le diabète sucré est la cause la plus connue et la plus fréquente de syndrome polyuropolydipsique (SPUPD) et doit être éliminé en urgence. Le test dit “de restriction hydrique” est performant pour différencier la polydipsie primaire du diabète insipide. Une concentration urinaire au-delà de 750-800 mOsm/L en fin de test est en faveur d’un mécanisme de concentration urinaire intact et donc d’une polydipsie primaire.

Revues générales
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La pathologie lithiasique biliaire, bien que relativement rare chez l’enfant, est probablement sous-diagnostiquée car des lithiases vésiculaires sont souvent découvertes fortuitement, en général lors d’une échographie. Cette découverte peut se faire en période néonatale et constitue une forme particulière, souvent bénigne.
Les patients peuvent être pauci- voire asymptomatiques, mais sont à risque de complications potentiellement sévères en lien avec une migration lithiasique, telles que des cholécystites, angiocholites ou pancréatites aiguës. Un bilan étiologique doit être réalisé, notamment à la recherche d’une maladie hémolytique ou d’une hépatopathie sous-jacente. Le traitement est généralement l’abstention thérapeutique, sauf en cas de complications et dans certains cas particuliers, où un traitement médical et/ou chirurgical (cholécystectomie) peut être proposé.

Revues générales
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La consultation en urgence pour motif dentaire n’est, de prime abord, pas évidente pour le pédiatre. Il convient de distinguer la nature traumatique, infectieuse ou douloureuse de cette consultation, afin d’adapter la prise en charge et d’orienter au mieux vers le chirurgien-dentiste.
Les conduites à tenir, prescriptions et pronostics sont décrits pour les différents types d’urgences dentaires que le pédiatre sera à même de recevoir. Dans de nombreuses situations, notamment traumatiques, la mise en œuvre de gestes d’urgence appropriés est déterminante pour le maintien de l’intégrité de la dent et sa conservation.

Revues générales
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Époque propice aux doutes métaphysiques et aux questionnements existentiels, l’adolescence est particulièrement perméable aux idéologies les plus extrêmes. Le végétalisme joue ainsi habilement sur la culpabilité tardive mais vive du “plus grand prédateur de la planète”, pour le pousser à adopter un régime alimentaire très restrictif. Il s’agit au fond moins de nourriture que d’hygiène morale, la purification de soi passant par le refus de tout “sacrifice” sanglant.
Le véganisme se présente comme un progrès décisif de la civilisation alors qu’il constitue en réalité une régression inquiétante. Comme toute croyance millénariste, il cherche à s’imposer de gré ou de force, personne ne devant ignorer la révélation d’un monde meilleur, pacifié. Ce virage brutal, que des repentis zélés demandent à l’humanité de prendre, est censé la guérir de ses pulsions sauvages, mais le traitement de choc proposé n’est-il pas pire que le mal ? En jetant l’opprobre sur le plaisir innocent de manger, le véganisme nuit en tout cas dangereusement à la santé physique et mentale.

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