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UBUNTU. Je suis par ce que nous sommes

Un anthropologue a proposé un jeu à de très jeunes enfants d’une tribu sud-africaine.
Il a placé un panier de fruits délicieux au pied d’un arbre et leur a dit : “le premier qui aura atteint l’arbre aura le panier de fruits pour lui seul”.

Analyse bibliographique
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Les enfants nés prématurément, particulièrement ceux ayant un poids de naissance inférieur à 1 000 g, ont un risque augmenté de développer une maladie chronique ou une dysfonction d’organe au cours de leur vie. Ces événements pourraient être liés à une accélération de la sénescence cellulaire, responsable du développement de pathologies habituellement vues chez des individus plus vieux. L’âge biologique est un concept holistique comprenant des facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie. Il n’existe pas de marqueur unique reflétant l’âge biologique mais, depuis quelques années, l’épigénétique, avec notamment l’évaluation du taux de méthylation de l’ADN, pourrait être un reflet en amont du vieillissement cellulaire. L’altération de la méthylation sur certains sites spécifiques est associée à certaines maladies.

Revues générales
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Une polyurie se définit par une diurèse supérieure à 2 L/m2/jour soit environ 100 à 110 mL/kg/jour chez l’enfant de moins de 2 ans et 40 à 50 mL/kg/jour chez l’enfant de plus de 2 ans. L’objectif de l’approche diagnostique est de différencier une polydipsie secondaire, adaptée à la polyurie dont les causes et le retentissement sont potentiellement graves pour l’enfant, d’une polydipsie primaire ou potomanie, responsable de la polyurie.
Le diabète sucré est la cause la plus connue et la plus fréquente de syndrome polyuropolydipsique (SPUPD) et doit être éliminé en urgence. Le test dit “de restriction hydrique” est performant pour différencier la polydipsie primaire du diabète insipide. Une concentration urinaire au-delà de 750-800 mOsm/L en fin de test est en faveur d’un mécanisme de concentration urinaire intact et donc d’une polydipsie primaire.

Revues générales
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La pathologie lithiasique biliaire, bien que relativement rare chez l’enfant, est probablement sous-diagnostiquée car des lithiases vésiculaires sont souvent découvertes fortuitement, en général lors d’une échographie. Cette découverte peut se faire en période néonatale et constitue une forme particulière, souvent bénigne.
Les patients peuvent être pauci- voire asymptomatiques, mais sont à risque de complications potentiellement sévères en lien avec une migration lithiasique, telles que des cholécystites, angiocholites ou pancréatites aiguës. Un bilan étiologique doit être réalisé, notamment à la recherche d’une maladie hémolytique ou d’une hépatopathie sous-jacente. Le traitement est généralement l’abstention thérapeutique, sauf en cas de complications et dans certains cas particuliers, où un traitement médical et/ou chirurgical (cholécystectomie) peut être proposé.

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La consultation en urgence pour motif dentaire n’est, de prime abord, pas évidente pour le pédiatre. Il convient de distinguer la nature traumatique, infectieuse ou douloureuse de cette consultation, afin d’adapter la prise en charge et d’orienter au mieux vers le chirurgien-dentiste.
Les conduites à tenir, prescriptions et pronostics sont décrits pour les différents types d’urgences dentaires que le pédiatre sera à même de recevoir. Dans de nombreuses situations, notamment traumatiques, la mise en œuvre de gestes d’urgence appropriés est déterminante pour le maintien de l’intégrité de la dent et sa conservation.

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Époque propice aux doutes métaphysiques et aux questionnements existentiels, l’adolescence est particulièrement perméable aux idéologies les plus extrêmes. Le végétalisme joue ainsi habilement sur la culpabilité tardive mais vive du “plus grand prédateur de la planète”, pour le pousser à adopter un régime alimentaire très restrictif. Il s’agit au fond moins de nourriture que d’hygiène morale, la purification de soi passant par le refus de tout “sacrifice” sanglant.
Le véganisme se présente comme un progrès décisif de la civilisation alors qu’il constitue en réalité une régression inquiétante. Comme toute croyance millénariste, il cherche à s’imposer de gré ou de force, personne ne devant ignorer la révélation d’un monde meilleur, pacifié. Ce virage brutal, que des repentis zélés demandent à l’humanité de prendre, est censé la guérir de ses pulsions sauvages, mais le traitement de choc proposé n’est-il pas pire que le mal ? En jetant l’opprobre sur le plaisir innocent de manger, le véganisme nuit en tout cas dangereusement à la santé physique et mentale.

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L’échographie cardiaque est un examen non invasif, non douloureux, non irradiant et d’une grande précision pour évaluer la morphologie et la fonction du cœur. Aussi, la tentation de sa prescription chez un enfant n’ayant pas de pathologie cardiaque connue est forte devant tout signe qui pourrait faire craindre une cardiopathie. Pourtant, l’interrogatoire et l’examen clinique soigneux permettent bien souvent d’écarter une pathologie cardiaque devant des situations fréquentes telles qu’un souffle cardiaque, une douleur thoracique, des palpitations, un malaise ou une syncope.
Nous détaillerons, pour l’ensemble des situations cliniques qui font suspecter une atteinte cardiologique, les éléments qui justifient ou au contraire qui écartent la nécessité d’une échographie cardiaque.

Un germe et sa prévention
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Les lésions induites par des papillomavirus (HPV pour human papillomavirus) étaient déjà connues dans l’Antiquité, certaines descriptions par des médecins grecs et romains remontant à 500 ans avant J.-C. Leur origine infectieuse n’a pas échappé à ceux qui les ont décrites, mais elles ont été assimilées à des formes de syphilis ou de blennorragie. L’évidence de leur contagiosité a été décrite au cours du xixe siècle par J. F. Payne, médecin anglais, qui constata le développement de lésions verruqueuses sur ses doigts après avoir cureté les verrues de l’un de ses patients. Parallèlement, dès 1842, A. Rigoni-Stern, médecin italien de Vérone, mettait en évidence pour la première fois le rôle potentiel du comportement sexuel et du statut marital dans le développement du cancer du col après avoir observé que les patientes décédées d’un cancer du col de l’utérus étaient rarement vierges ou nonnes. Cependant, la responsabilité d’un agent infectieux dans la genèse de telles lésions était encore loin d’être évoquée.

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Le retard de croissance staturo-pondéral est fréquemment observé au cours de la maladie rénale chronique (MRC) de l’enfant, avec ou sans insuffisance rénale chronique. Les mécanismes et les étiologies responsables de ce retard de croissance sont multiples. Les anomalies hydro­électrolytiques (hypovolémie, hyponatrémie), l’acidose métabolique, le déséquilibre phosphocalcique, tous secondaires à la MRC, sont des facteurs responsables. Les toxines urémiques et les perturbations de l’axe somatotrope présentes dans l’insuffisance rénale chronique expliquent également ce retard de croissance.
Détecter une MRC devant le retard staturo-pondéral reste un challenge pour tout médecin (pédiatre ou généraliste), via une panoplie d’examens biologiques et radiologiques de première ligne. Ainsi, le traitement spécifique sera rapidement instauré par le médecin spécialiste et adapté en fonction de l’étiologie de la MRC. Le but ultime est d’obtenir une taille adulte normale.

Analyse bibliographique
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Une infection au SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19 a touché plus de 3 millions d’enfants de moins de 18 ans aux États-Unis en 1 an, représentant 13 % de l’ensemble des cas. Contrairement à l’adulte, le taux d’hospitalisation en pédiatrie était faible, soit de 8 pour 100 000 enfants. Cependant, un enfant sur 3 hospitalisés était pris en charge en unité de soins intensifs, souvent dans un contexte de comorbidités associées (obésité, prématurité, maladie respiratoire chronique). Le remdesivir est un analogue nucléotidique qui inhibe sélectivement l’ARN dépendant de l’ARN polymérase de plusieurs virus, dont le SARS-CoV-2. Chez l’adulte, 5 ou 10 jours de traitement étaient plus efficaces que le placebo dans les formes sévères de COVID-19. L’efficacité et la dose optimale du traitement chez l’enfant sont inconnues.

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