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J’y pense tout le temps

Salle de gymnase d’un arrondissement parisien, centre d’hébergement temporaire pour l’accueil de réfugiés ukrainiens. Espaces cloisonnés par des cartons et des voilages de couleur en de petites chambres avec deux lits de camp juxtaposés.

Revues générales
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Depuis quelques années, les cas d’allergies alimentaires et d’anaphylaxies augmentent de façon inquiétante chez des enfants de plus en plus jeunes, avec des polyallergies et des polysensibilisations, notamment à l’arachide et aux fruits à coque. Elles impactent grandement la qualité de vie et le futur de ces enfants. De plus, les allergies aux protéines du lait de vache persistantes, pourtant moins fréquentes, sont véritablement préoccupantes car à très haut risque anaphylactique voire létal et posent aussi le problème de leur prévention.
Il est donc urgent de proposer des mesures de prévention primaire pour ces pathologies qui n’existaient pas auparavant, à la lumière des découvertes récentes sur les modes de sensibilisation cutanée et, à l’inverse, de tolérance par voie digestive.

Un germe et sa prévention
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À la fin du xviiie siècle, Rudolf Augustin Vogel, professeur de l’université de Göttingen, donne pour la première fois le nom de varicella à cette maladie considérée comme une forme atténuée de variole. C’est l’Anglais William Heberden qui le premier, en 1785, va donner une description précise de la varicelle pour la distinguer de la variole [1].

Analyse bibliographique
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Les enfants et adolescents infectés au SARS-CoV-2 ont moins de risque d’être hospitalisés que les adultes. Chez ces derniers, la persistance de symptômes pendant au moins 2 mois suivant l’infection sans autre diagnostic définit le COVID long. Chez l’enfant, la définition d’un COVID long n’est pas bien précisée, d’autant que la persistance prolongée de symptômes après une infection virale est fréquente dans cette population (toux après une infection au virus respiratoire syncytial, fatigue après une infection au virus d’Epstein-Barr). En outre, la modification des conditions de vie et des interactions sociales pendant la pandémie a eu un impact non négligeable à l’âge pédiatrique.

Analyse bibliographique
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Les allergies à la cacahuète restent un important problème de santé publique, notamment aux États-Unis où elles atteignent 2 % de la population pédiatrique. La plupart des enfants restent allergiques toute leur vie, avec un risque d’anaphylaxie en cas de contact accidentel. L’éviction complète de la cacahuète reste actuellement la principale mesure de la prise en charge. Plusieurs stratégies d’immunothérapie se sont développées ces dernières années. Récemment, une immunothérapie orale (ITO) à la cacahuète a induit chez l’enfant d’âge scolaire et le jeune adulte une désensibilisation (élévation du seuil de tolérance) dans 50-70 % des cas, peu de participants ont en revanche atteint le seuil de tolérance de 5 000 mg de protéines d’arachide. La rémission, définie par l’absence de réaction clinique lors de la réintroduction de l’aliment après une éviction prolongée, reste un enjeu important.

Revues générales
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Les nævus congénitaux (NC) sont des lésions fréquentes bien que leur prévalence ne soit pas connue précisément, estimée entre 1 et 3 % des nouveau-nés.
Les NC larges ou géants sont bien plus rares. Leur prise en charge est complexe, individualisée selon la considération de plusieurs problématiques : impact psychosocial, risque de mélanome, âge, localisation, souhait des parents.
La prise en charge de ces lésions n’est pas consensuelle à l’heure actuelle et dépend également de l’expérience de l’équipe qui prend en charge le patient.

Revues générales
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Alors que de nombreux questionnements circulent depuis des années sur la pédiatrie libérale de première ligne en ville, de nouvelles organisations professionnelles pourraient possiblement répondre au besoin exprimé par les plus jeunes d’un travail en équipe pluriprofessionnelle, comme ils ont pu le vivre lors de leur formation hospitalière.
Nous rapportons ici le chemin qui a permis la naissance de la première maison de santé pluri­professionnelle pédiatrique d’Île-de-France. Au-delà du parcours administratif qui pourrait décourager, il existe de nombreuses aides pour développer ce type de projet et garantir une offre spécialisée de premier recours indispensable pour les familles.

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Même si elle est peu commune compte tenu de l’importance de la consommation mondiale de miel, l’allergie alimentaire au miel mérite d’être connue, en particulier si le patient est allergique au pollen des fleurs butinées (Composées, Astéracées, Graminées, certains arbres). Les symptômes sont variés : syndrome d’allergie orale, troubles digestifs, urticaire de contact, angio-œdème, asthme, urticaire généralisée, anaphylaxie. Le diagnostic est facile devant les éléments de l’anamnèse, les tests cutanés et le dosage des IgE sériques spécifiques.
L’allergie à la gelée royale est surtout connue en Asie où sa consommation est fréquente car on lui attribue des vertus médicinales : ses symptômes sont souvent sévères. Très peu de cas d’allergies aux autres produits de la ruche (propolis, pelotes de pollen, rayons de miel) ont été décrits. Des cas de dermatoses de contact professionnelles à la propolis sont connus. La consommation de larves de faux bourdons représente une nouvelle cause d’allergie alimentaire associée à l’entomophagie.

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La dermatite atopique est une maladie fréquente chez l’enfant qui s’accompagne d’un impact majeur sur la qualité de vie des patients et de leur famille. Les patients sont souvent insuffisamment traités en raison de croyances qui perturbent l’adhésion thérapeutique. Le traitement de base repose sur les soins locaux : dermocorticoïdes et émollients. La prise en charge globale d’un patient atteint de dermatite atopique et de sa famille devrait intégrer une éducation thérapeutique. Les traitements systémiques immunosuppresseurs (ciclosporine, méthotrexate) sont exceptionnellement utilisés chez l’enfant (hors AMM). Le dupilumab est la première biothérapie à avoir l’AMM dans la dermatite atopique à partir de 6 ans.

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Devant une allergie aux protéines du lait de vache (APLV) confirmée et traitée par un régime d’exclusion adapté, les questions suivantes vont se poser à plus ou moins long terme : quand, où, comment et par qui une réintroduction (très attendue par les parents) peut-elle être effectuée ? Les prises en charge proposées actuellement sont adaptées à la diversité des tableaux cliniques de l’APLV. Des procédures peuvent être mises en place en pratique libérale dans certaines formes ou initiées et accompagnées dans d’autres.

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La reconnaissance précoce des signes annonciateurs de PIMS (fièvre et signes digestifs dans 70 % des cas) et de ceux de décompensation cardiaque (polypnée, instabilité tensionnelle, tachycardie, hépatomégalie) est cruciale, et a pour but essentiel d’optimiser la prise en charge et d’éviter la mortalité.
La présence de signes de décompensation cardiaque implique le transfert via une régulation du Samu vers une unité de soins intensifs pédiatriques. S’ils ne sont pas présents, l’enfant doit être adressé sans délai dans un service d’urgences pédiatriques pour une évaluation initiale et une orientation ultérieure adaptée. La recherche d’une preuve d’infection antérieure par le SARS-CoV-2 ne doit pas différer la prise en charge.

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