Quand penser à une maladie auto-immune en pédiatrie ? Comment l’explorer ? Et quels sont les enjeux pour le pédiatre généraliste ?
Les maladies auto-immunes sont rares en pédiatrie. Il est cependant indispensable pour le pédiatre généraliste d’en connaître l’existence et les signes évocateurs. En effet, certaines situations constituent des urgences diagnostiques et thérapeutiques. De plus, l’orientation adaptée des patients en centre expert permettra de diminuer l’errance diagnostique et d’améliorer la prise en charge des patients. Cet article a pour but d’exposer les situations évocatrices des principales maladies auto-immunes en pédiatrie et leur prise en charge, sans être exhaustif. Pour plus de détails, il est conseillé de se référer aux protocoles nationaux de diagnostics et de soins (PNDS) de la Haute Autorité de santé (HAS) spécifiques de chaque pathologie [1, 2]. Le lupus et la dermatomyosite sont les pathologies auto-immunes les plus fréquentes en pédiatrie. La sclérodermie systémique pédiatrique et le syndrome de Gougerot-Sjögren sont exceptionnels en pédiatrie et ne seront pas abordés dans cet article.
