Pathologies gynécologiques de l’adolescente : comment les aborder ?

0

Aménorrhées

L’aménorrhée de l’adolescente justifie une enquête étiologique clinique et paraclinique dans le but de faire un diagnostic précoce et de prédire au mieux la fertilité (encadré). Un certain nombre de situations pathologiques sont négligées avant la mise en route d’un traitement hormonal à l’origine d’un retard diagnostique qui pourra être préjudiciable au moment où la question de la fertilité se posera.

  1. Définition

Les aménorrhées sont définies classiquement par l’absence de cycle menstruel chez la fille après l’âge de 15 ans. Néanmoins, l’association d’une aménorrhée à une absence ou un retard de développement des seins à l’âge de 13 ans doit précipiter l’enquête étio-logique. La ménarche survient classiquement 2 ans après les signes de poussée mammaire. Environ 50 % des cycles sont anovulatoires durant la -première année, puis 95 % des cycles seront réguliers avec une période intermenstruelle pouvant varier de 21 à 45 jours 2 ans après. L’aménorrhée secondaire est l’interruption des cycles menstruels chez une jeune fille préalablement réglée. Les causes des aménor-rhées primaires et secondaires de l’adolescente se recouvrent, mais la probabilité d’une cause génétique ou utérine est plus forte en cas d’amé-norrhée primaire. En dehors de la grossesse, l’aménorrhée secondaire est plus souvent le résultat d’une pathologie acquise. L’existence d’irrégularités menstruelles (à type de spanioménorrhée[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Endocrinologue-Gynécologue, Médecine des Adolescents, Hôpitaux Paris-Sud (Bicêtre), LE KREMLIN BICÊTRE.

Laisser un commentaire