Le choix d’articles d’intérêt en thérapeutique est source de biais liés aux centres d’intérêt de l’auteur. Je me suis concentré ici sur les pathologies “courantes” de dermatologie pédiatrique, avec une orientation sur les grandes dermatoses inflammatoires chroniques de l’enfant, pathologies concernées par des avancées thérapeutiques majeures actuellement. Les essais thérapeutiques industriels sont probablement, d’un point de vue méthodologique, les plus beaux travaux à faire l’actualité, mais ne modifient pas forcément nos pratiques. J’ai donc essayé de me concentrer sur les articles faisant avancer nos pratiques, ou qui font naître des espoirs thérapeutiques.
Si la dermatologie vit un moment privilégié avec l’avènement de nouvelles thérapeutiques “ciblées”, replacer des anciennes thérapeutiques dans l’arsenal thérapeutique est aussi d’actualité, comme nous allons le voir.
Dermatite atopique
Si la dermatite atopique (DA) touche préférentiellement l’enfant (20-30 % des nourrissons vs 2-4 % des adultes), les développements thérapeutiques sont initiés chez l’adulte, puis assez rapidement étendus à l’enfant. C’est dans cette indication qu’on note le plus d’avancées depuis quelques années.
Plusieurs publications sont à signaler pour le dupilumab (anticorps monoclonal anti-IL4 et IL13). Plusieurs travaux publiés
en 2025 confirment l’absence de toxicité pour le nouveau-né lors de l’exposition pendant la grossesse et l’allaitement [1, 2]. De même, des données de cohortes mono- ou multicentriques en vie courante ont été publiées et sont tout à fait rassurantes, quelles que soient la population pédiatrique et la durée du traitement [3-6]. Si la DA sévère peut être associée à un retard de croissance, le traitement par dupilumab réduit significativement ce risque [7]. La question de l’efficacité des vaccins chez les enfants sous dupilumab est régulièrement posée. On ne note pas de perte d’efficacité des vaccins réalisés préalablement ou pendant le traitement [8, 9].
Si les données de phase III pour le lébrékizumab (anticorps monoclonal anti-IL13) ont été publiées pour l’adolescent, elles sont fusionnées avec celles de l’adulte, sans analyse en sous-groupes [10].
Peu de données d’intérêt ont été publiées en 2025 sur les anti-JAK chez l’enfant. Notons la mise à jour annuelle de l’algorithme européen de prise[...]
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