Quand et comment recourir à l’hypnothérapie en médecine ambulatoire ?

0
Table des matières
  1. Conclusion

L’hypnose est un état naturel, une conscience modifiée qui fait appel à l’imaginaire. C’est pour cette raison qu’elle est si facilement accessible aux enfants.

Les trois points cardinaux de l’hypnose sont :

  • l’absorption de l’attention par une ou plusieurs tâches ;
  • la dissociation psychique : par exemple être ailleurs comme l’enfant qui est dit “être dans la lune”. Physiquement il est présent, par exemple, en cours, mais psychiquement il est “ailleurs” ;
  • une suggestibilité accrue.

Cet état dit hypnotique entraîne :

  • une modification de la perception du temps et de l’espace ;
  • un sentiment de détente notamment mentale ;
  • une hyperabsorption de l’attention ;
  • une diminution du jugement et de la censure.

On sait que chacun de nous connaît et a déjà expérimenté cet état, par moment même plusieurs fois par jour. Or, cet état naturel peut être utilisé en thérapie de façon plus ciblée pour aider le sujet à gérer des situations difficiles ou désagréables [1,2].

Cette pratique a montré son efficacité dans des indications, telles que le stress, les troubles du comportement, les tics, l’énurésie, les douleurs aiguës, recurrentes ou chroniques.

Dans cet article, nous allons nous centrer sur l’utilisation de l’hypnose chez l’enfant douloureux.

Il y a différents types de douleur :

  • La douleur aiguë (protectrice) signale l’existence d’une lésion tissulaire. Elle démarre brutalement, peut être d’intensité légère à intense. Son diagnostic est souvent aisé, elle diminue d’intensité et devient moins intense au fil du temps. Mais des traces de cette douleur pourront rester en mémoire avec le risque de chronicisation ultérieure.
  • La douleur récurrente alterne des périodes douloureuses avec des périodes indolores. Certains auteurs [3] rapportent même qu’un écolier sur trois présente des signes de douleur récurrente une fois par semaine et que 45 % des adolescents auront des douleurs récurrentes. Parmi les douleurs les plus fréquentes, citons les céphalées[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Pédiatrie et consultation de douleur chronique de l’enfant, CH, Brive-la-Gaillarde

Laisser un commentaire