Dermatologie pédiatrique

Revues générales Les anti-JAK chez l’enfant : une nouvelle voie thérapeutique ?
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Les inhibiteurs de JAK sont des petites molécules qui se sont développées ces dernières années dans le sillage des biothérapies grâce à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies inflammatoires et auto-immunes. Ces molécules sont administrées quotidiennement par voie orale, sont non immunogènes et ont un délai d’action court. Elles sont utilisées chez l’adulte dans les domaines de l’hématologie, la rhumatologie, la dermatologie et la gastro-entérologie. En pédiatrie, actuellement, les indications pour lesquelles il existe une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont essentiellement la dermatite atopique modérée à sévère et les arthrites juvéniles idiopathiques en 2e ou 3e ligne de traitement. Ces traitements sont également de plus en plus utilisés hors AMM dans la rectocolite hémorragique (RCH) réfractaire voire les maladies de Crohn modérées à sévères en échec de biothérapie. Les effets secondaires fréquents chez l’adulte – notamment âgé – semblent être limités chez l’enfant mais nous manquons encore de recul sur leur utilisation, notamment prolongée.

Question flash Toxidermie
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Les éruptions cutanées chez l’enfant sont très fréquentes, le plus souvent d’origine infectieuse, mais parfois d’origine médicamenteuse. Les toxidermies sont des réactions d’hypersensibilité retardée à un médicament.

Devant toute suspicion de toxidermie, il convient de réaliser une frise médicamenteuse avec la chronologie des médicaments (date d’introduction, augmentation de posologie, arrêt) précédant l’éruption. Tout médicament peut être suspect de toxidermie, bien qu’il existe des médicaments dits à haut risque (comme les antiépileptiques et les sulfamides antibactériens). L’arrêt précoce du médicament est un facteur pronostic. L’anamnèse et la sémiologie sont indispensables pour classer la toxidermie en toxidermie non grave ou toxidermie grave.

Devant tout exanthème avec suspicion de toxidermie, il faut rechercher des signes de gravité clinique : une altération de l’état général, une fièvre élevée, une atteinte muqueuse, un œdème du visage, une douleur cutanée, des bulles, pustules, vésicules, un décollement cutané, du purpura, des adénopathies. Ces signes orienteront vers une toxidermie grave.

Revues générales Les soins du cordon en 2025 en France
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Après un rappel de la physiopathologie de l’omphalite qui justifie depuis des années l’appli­cation d’antiseptiques sur les cordons des nouveau-nés, nous verrons comment des travaux menés durant les 15 dernières années permettent d’aboutir aujourd’hui à des recommandations de sociétés savantes basées sur un fort niveau de preuve et où il est établi que le soin “sec” du cordon (lavage et séchage soigneux) peut être pratiqué en toute sécurité dans nos pays à haut niveau de revenus. Nous verrons aussi combien il est long d’implémenter les résultats d’essais cliniques et de recommandations quand les croyances et habitudes ont la vie dure !