Revues générales

Revues générales
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La prévention primaire de la mort inattendue du nourrisson (MIN) et la prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) font l’objet d’un consensus scientifique international et ne sont pas contradictoires. Elles concernent tous les nouveau-nés et doivent être réalisées par tout professionnel en contact avec les parents et les familles.
Le couchage à plat sur le dos strict pour le sommeil est recommandé pour prévenir la MIN et le principal facteur de risque des DCP est la limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson par défaut de mobilité propre ou par contrainte environnementale externe.
Lors des soins, des tétées, des phases d’éveil, au sein d’une relation chaleureuse et attentive, le nourrisson fait l’expérience de variations posturales. Le portage est encouragé.
L’examen clinique est habituellement suffisant pour poser le diagnostic de DCP alors que l’imagerie est rarement nécessaire et ne devrait être prescrite que par un spécialiste. Dans les formes sévères de DCP, il est recommandé d’adresser les nourrissons à un centre de référence ou de compétences des malformations craniofaciales pédiatriques.

Revues générales Sur quels critères nutritionnels doit-on choisir un lait infantile standard ?
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L’objectif de cet article est de définir les critères nutritionnels permettant de bien choisir les laits infantiles standards. Pour les laits 1er et 2e âge, les 3 critères retenus sont, pour les 2, la conservation des lipides laitiers ou l’ajout d’huile de palme, et la présence d’ARA avec un rapport ARA/DHA ≥ 1 (indispensable pour les 1er âge) et, respectivement, une concentration en protéines ≥ 1,4 g/100 mL pour les 1er âge, et une concentration en fer ≥ 1 mg/100 mL pour les 2e âge. Pour les laits de croissance étaient plébiscitées une concentration en fer ≥ 1,1 mg/100 mL et la présence de lipides laitiers, d’une aromatisation et/ou d’un sucrage.

Revues générales Kératoconjonctivite vernale : quelle stratégie thérapeutique ?
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La kératoconjonctivite vernale (KCV) est une forme de conjonctivite allergique sévère, chronique et récidivante qui touche principalement le jeune garçon. Son traitement repose sur une stratégie thérapeutique graduée, adaptée à la sévérité et à la chronicité des symptômes. Outre les mesures d’éviction et les antihistaminiques topiques, les anti-inflammatoires, la ciclosporine ou le tacrolimus topiques occupent une place centrale dans la prise en charge. Les corticoïdes ne doivent être utilisés qu’en cures brèves sous surveillance ophtalmologique. Une collaboration étroite entre pédiatre/médecin généraliste et ophtalmologiste permet d’éviter les potentielles complications cornéennes et séquelles visuelles.

Revues générales Malaise du nourrisson
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Le malaise du nourrisson est un motif fréquent de consultation en pédiatrie et il est résolutif dans la majorité des cas. Il est fréquent de ne pas identifier d’étiologie précise, raison pour laquelle une hospitalisation pour surveillance est souvent recommandée, en dehors des situations à bas risque.

Revues générales Laits pour prématurés : jusqu’à quand les poursuivre ?
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Le lait pour prématurés peut être utilisé en complément ou en l’absence de lait maternel chez les enfants prématurés ou de faible poids de naissance. Les indications pour débuter ce type de lait en termes d’âge gestationnel et/ou de poids sont habituellement claires, en revanche, il est plus difficile de savoir jusqu’à quand l’utiliser. L’intérêt de son utilisation repose sur le maintien d’une vitesse de croissance adéquate afin d’éviter d’aggraver un retard de croissance ou l’apparition d’une stagnation pondérale. Le niveau de preuve d’un bénéfice de l’utilisation d’un lait pour prématurés à la sortie du service pour les enfants nés prématurés est faible. Cependant, la qualité de la croissance pondérale jusqu’à 4 mois est associée à la qualité du neurodéveloppement. L’utilisation prolongée au-delà de cette période doit être mise en balance avec le risque de complications cardio-métaboliques à l’âge adulte.

Revues générales Quand penser à une maladie auto-immune en pédiatrie ? Comment l’explorer ? Et quels sont les enjeux pour le pédiatre généraliste ?
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Les maladies auto-immunes sont rares en pédiatrie. Il est cependant indispensable pour le pédiatre généraliste d’en connaître l’existence et les signes évocateurs. En effet, certaines situations constituent des urgences diagnostiques et thérapeutiques. De plus, l’orientation adaptée des patients en centre expert permettra de diminuer l’errance diagnostique et d’améliorer la prise en charge des patients. Cet article a pour but d’exposer les situations évocatrices des principales maladies auto-immunes en pédiatrie et leur prise en charge, sans être exhaustif. Pour plus de détails, il est conseillé de se référer aux protocoles nationaux de diagnostics et de soins (PNDS) de la Haute Autorité de santé (HAS) spécifiques de chaque pathologie [1, 2]. Le lupus et la dermatomyosite sont les pathologies auto-immunes les plus fréquentes en pédiatrie. La sclérodermie systémique pédiatrique et le syndrome de Gougerot-Sjögren sont exceptionnels en pédiatrie et ne seront pas abordés dans cet article.

Revues générales Le bébé vulnérable à risque de trouble du neurodéveloppement : quelle place pour le pédiatre auprès des jeunes parents pour le reconnaître et les accompagner ?
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Cet article va aborder la place du pédiatre pour écouter les inquiétudes des jeunes parents sur le développement de leur enfant. Il va montrer comment évaluer et reconnaître au plus tôt les troubles du neurodéveloppement afin d’accompagner la mise en place de soins précoces. Nous détaillerons particulièrement les signes précoces de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Nous aborderons les nouvelles recommandations et la place des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) et les plateformes diagnostic autisme de proximité (PDAP). La plasticité cérébrale et les capacités d’apprentissage sont très grandes chez le nourrisson. En complément de la programmation génétique, l’environnement a un rôle fondamental ; il peut avoir une influence positive mais aussi négative s’il n’est pas adapté. Nous développerons ensuite les conseils de guidance avec la notion de soutien actif du développement grâce au “cocooning développemental”.

Revues générales L’enfant voyageur : comment compléter son calendrier vaccinal ?
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Tout enfant voyageur devrait bénéficier d’une consultation pour établir un programme de vaccination individualisé en tenant compte de nombreux éléments : contexte épidémiologique et situation sanitaire de la zone visitée, typologie du séjour et contexte individuel (âge, antécédents, statut vaccinal). Il faut d’abord vérifier le calendrier vaccinal de l’enfant et le mettre jour si nécessaire, puis compléter par les vaccins spécifiques au voyage.

Revues générales Découverte d’une microcytose : quand adresser à l’hématologue ?
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La microcytose est définie par un volume globulaire érythrocytaire moyen inférieur aux valeurs normales pour l’âge. Elle peut être isolée ou associée à une anémie plus ou moins sévère.
Les trois mécanismes les plus fréquents à l’origine d’une microcytose sont la carence martiale, les syndromes thalassémiques et les syndromes inflammatoires.
Le recours à l’hématologue se justifie en cas de carence martiale sévère, de bêta-thalassémie homozygote, de thalassémies intermédiaires, d’hémoglobinose H, de difficultés diagnostiques ou de prise en charge.
L’accès aux techniques de biologie moléculaire permet le diagnostic des alpha-thalassémies et des rares microcytoses d’origine génétique.

Revues générales Les anti-JAK chez l’enfant : une nouvelle voie thérapeutique ?
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Les inhibiteurs de JAK sont des petites molécules qui se sont développées ces dernières années dans le sillage des biothérapies grâce à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies inflammatoires et auto-immunes. Ces molécules sont administrées quotidiennement par voie orale, sont non immunogènes et ont un délai d’action court. Elles sont utilisées chez l’adulte dans les domaines de l’hématologie, la rhumatologie, la dermatologie et la gastro-entérologie. En pédiatrie, actuellement, les indications pour lesquelles il existe une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont essentiellement la dermatite atopique modérée à sévère et les arthrites juvéniles idiopathiques en 2e ou 3e ligne de traitement. Ces traitements sont également de plus en plus utilisés hors AMM dans la rectocolite hémorragique (RCH) réfractaire voire les maladies de Crohn modérées à sévères en échec de biothérapie. Les effets secondaires fréquents chez l’adulte – notamment âgé – semblent être limités chez l’enfant mais nous manquons encore de recul sur leur utilisation, notamment prolongée.

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