Revues générales

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Le dépistage de la trisomie 21 a considérablement évolué depuis quelques années. L’arrêté de 2009 a permis l’accès à un dépistage combiné au 1er trimestre pour toutes les patientes qui le souhaitent. Néanmoins, cette technique présente un taux de faux positifs non négligeable, avec pour conséquence des fausses couches pour des fœtus exempts de trisomie 21.
Le développement des méthodes de dépistage prénatal non invasif modifie les pratiques actuelles du dépistage, en permettant de réduire de façon drastique le nombre de prélèvements invasifs chez les patientes à risque à l’issue du dépistage conventionnel. Toutefois, il ne s’agit pas d’un caryotype et ses indications sont donc à l’heure actuelle limitées. Par ailleurs, ses performances en population générale restent encore à préciser et ne permettent pas, pour le moment, de le proposer à l’ensemble des patientes en dépistage primaire.

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La saturation pulsée en oxygène (SpO2) est un paramètre vital facilement et rapidement mesurable, quel que soit l’âge du patient pédiatrique. Néanmoins, comme tout paramètre, sa mesure doit être réalisée dans des conditions optimales afin d’éviter des erreurs d’interprétation et de surcroît des erreurs diagnostiques et thérapeutiques.
Après quelques rappels sur le principe de mesure de la SpO2, nous allons tenter de répertorier les principaux facteurs pouvant être à l’origine d’un risque d’erreur. Nous proposons ensuite un algorithme décisionnel (d’après Verhovsek et al.) face à une désaturation afin d’aider le praticien dans sa démarche diagnostique et, si confirmation de l’hypoxémie, nous rappelons les objectifs de SpO2 proposés en 2012 par le Groupe de Recherche sur les Avancées en Pneumologie Pédiatriques (GRAPP), en fonction de la situation clinique.

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L’asthme et l’allergie alimentaire (AA) sont deux pathologies qui interfèrent de façon très étroite. La perception par les asthmatiques du rôle des aliments comme déclencheurs de leurs crises est élevée. Les études précises, basées en particulier sur les tests de provocation par voie orale montrent que l’AA peut être est la cause d’un asthme dans moins de 6 % des cas. Par contre, la fréquence de l’AA associée à l’asthme est plus importante, autour de 20 % des cas. Il faut penser à une AA devant tout asthme non amélioré par un traitement correct, s’il existe des symptômes extra-respiratoires (urticaire, symptômes digestifs, eczéma, allergies multiples) et si le patient est fortement atopique.
La présence d’une IgE-réactivité isolée (PT et/ou dosages d’IgEs positifs) est fréquente, sans valeur diagnostique pour l’AA. L’AA est un facteur de risque d’asthme aigu grave. Inversement, l’asthme est un facteur de risque d’AA grave pouvant mettre la vie en jeu. Parmi les facteurs de risque d’AA potentiellement mortelle, il faut insister sur la présence d’un asthme sous-jacent et la sous-utilisation de l’adrénaline, victime d’un ostracisme persistant malgré les recommandations régulièrement émises.

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Bien que plus rare que chez l’adulte, la colite à Clostridium difficile récidivante peut poser un problème thérapeutique chez l’enfant. Dans cette situation, la transplantation de microbiote fécal (TMF) est désormais une approche thérapeutique efficace et validée. Ce traitement basé sur l’empirisme médical et dont les mécanismes d’action restent hypothétiques a fait l’objet de recommandations récentes du Groupe Français de Transplantation Fécale (GFTF) pour sa réalisation en pratique courante.
Chez l’enfant, des questions sur les modalités de réalisation pratique se posent plus particulièrement en raison de l’immaturité de son microbiote intestinal et des possibles conséquences à long terme des modifications du microbiote intestinal à cette période de la vie.

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Le syndrome pieds-mains-bouche est une infection virale fréquente, affectant essentiellement les jeunes enfants de moins de 5 ans. Elle est très contagieuse, évolue par bouffées épidémiques saisonnières et son agent causal est un entérovirus. La présentation clinique classique faite d’érosions de la muqueuse buccale et de petites vésicules en grains de riz sur les mains, les pieds et les fesses s’est modifiée au cours des 5 dernières années. On observe maintenant de nombreuses formes atypiques caractérisées par des lésions cutanées plus importantes et plus étendues, faites de grandes vésicules, de bulles et d’érosions sur les 4 membres, le tronc, le siège et la région péri-orale. L’onychomadèse (chute des ongles) qui survient quelques semaines après l’éruption est habituelle. Ces changements cliniques sont probablement liés à une évolution des entérovirus responsables. En effet, le coxsackievirus A6 est devenu l’agent causal le plus fréquent. La plupart des études font un lien entre ce sérotype et le nouveau phénotype de SPMB.

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Si en Europe et particulièrement en France les apports alimentaires des enfants sont adaptés aux besoins pour la plupart des nutriments, les enquêtes récentes montrent la persistance de risques de déficiences ou de carences en fer, vitamine D et acides gras polyinsaturés à longues chaînes.
Cet article a pour objet de faire le point sur la prévalence des déficiences en ces 3 nutriments, leurs facteurs de risque et leur prévention, notamment sur la place des aliments enrichis chez les nourrissons et les jeunes enfants, ainsi que sur les recommandations actuelles concernant les modalités de supplémentation en vitamine D.

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Le surmenage vocal de l’enfant est une situation pathologique fréquente, nécessitant le plus souvent une prise en charge médicale. Il apparaît souvent de manière progressive parfois en lien avec des épisodes inflammatoires ORL répétés. Le diagnostic précis peut être réalisé vers l’âge de 5 ans. Il est important d’éliminer une papillomatose laryngée juvénile ou un trouble de la mobilité du larynx. Les lésions nodulaires et/ou œdème en fuseau des cordes vocales sont les lésions les plus fréquemment observées. Une prise en charge orthophonique est conseillée la plupart du temps. Elle consiste à se défaire des mauvaises habitudes de forçage vocal. Très peu d’enfants seront opérés en microchirurgie laryngée. L’évolution à l’âge adulte de ces situations de forçage de l’enfant est habituellement excellente. Leur diagnostic et leur prise charge fonctionnelle participent à une prévention des dysphonies de l’adulte.

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Le suicide constitue la deuxième cause de décès chez les adolescents, après les accidents de la voie publique. Les conduites suicidaires constituent un vrai problème de santé publique. Les signes avant-coureurs précédant le passage à l’acte suicidaire se manifestent par des modifications comportementales généralement bruyantes, mettant en rupture l’adolescent avec son milieu de vie familial, scolaire, amical habituel.
Le phénomène suicidaire (crise suicidaire, tentative de suicide, suicide) recouvre des situations cliniques plurielles combinant : des facteurs d’environnement ou des événements de vie facilitateurs, voire causaux ; des terrains psychopathologiques de vulnérabilité, dont la présence de maladies mentales avérées ou suspectées, au premier rang desquelles les troubles dépressifs et les troubles bipolaires qui sont en soi des facteurs de risque majeur de suicides.
Une triple évaluation (somatique, psychiatrique et sociale) s’impose pour tenter de quantifier le potentiel suicidaire de la situation clinique et prévenir le risque de récidive et de mort par passage à l’acte réussi. Cette évaluation n’est pas codifiée, mais requiert un temps d’observation pluridisciplinaire suffisant – assuré par une équipe bien entraînée – pour estimer le risque, l’urgence et la dangerosité du processus suicidaire en cours.

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Relativement fréquentes, les coliques du nourrisson correspondent à un cadre nosologique mal délimité et n’ont jusqu’à récemment pu bénéficié d’un traitement ayant fait ses preuves. La seule attitude pertinente est la réassurance de l’entourage associée parfois à des conseils diététiques. L’administration de probiotiques a pu, au cours des dernières années, représenter un espoir. Cependant, le niveau de preuve d’une certaine efficacité n’a été apporté que pour un seul type d’entre eux, le Lactobacillus reuteri et uniquement chez des enfants nourris au lait maternel. Ceci est vrai en curatif et dans une moindre mesure en préventif. Ce niveau de preuves est insuffisant pour qu’il puisse s’agir là de recommandations de prise en charge.

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