Archives mensuelles : mars, 2026

Revues générales
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La prévention primaire de la mort inattendue du nourrisson (MIN) et la prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) font l’objet d’un consensus scientifique international et ne sont pas contradictoires. Elles concernent tous les nouveau-nés et doivent être réalisées par tout professionnel en contact avec les parents et les familles.
Le couchage à plat sur le dos strict pour le sommeil est recommandé pour prévenir la MIN et le principal facteur de risque des DCP est la limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson par défaut de mobilité propre ou par contrainte environnementale externe.
Lors des soins, des tétées, des phases d’éveil, au sein d’une relation chaleureuse et attentive, le nourrisson fait l’expérience de variations posturales. Le portage est encouragé.
L’examen clinique est habituellement suffisant pour poser le diagnostic de DCP alors que l’imagerie est rarement nécessaire et ne devrait être prescrite que par un spécialiste. Dans les formes sévères de DCP, il est recommandé d’adresser les nourrissons à un centre de référence ou de compétences des malformations craniofaciales pédiatriques.

Quizz
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Un garçon de 8 ans se présente en consultation pour une éruption aiguë, évoluant depuis 7 jours. Cette éruption touche le tronc et les épaules. Elle est constituée de lésions monomorphes “en gouttes” érythémato-squameuses. Il a présenté, une semaine avant cette éruption, une angine streptococcique traitée pendant 7 jours par anti­biotiques. Vous suspectez cliniquement un psoriasis en gouttes (PG). Quelles sont les propositions exactes ?

On parle des équipes françaises Amélioration des symptômes grâce à un hydrolysat extensif de protéines enrichi en synbiotiques chez des nourrissons présentant une suspicion d’APLV
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Les hydrolysats extensifs de protéines de lait de vache (HePLV) constituent le traitement de première ligne de l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Cette étude observationnelle prospective française a évalué l’efficacité clinique d’un HePLV enrichi en synbiotiques (HePLV+Syn) chez 114 nourrissons ≤ 8 mois présentant une suspicion d’APLV. Après 28 jours de régime d’éviction, une amélioration ou une résolution des symptômes a été observée chez 86,3 % des nourrissons en analyse per protocol, avec un délai moyen d’amélioration de 7 à 10 jours. Les symptômes digestifs, initiaux chez 86,8 % des enfants, se sont améliorés dans plus de 93 % des cas. La qualité de vie parentale a significativement augmenté. Ces résultats confirment l’efficacité et la bonne tolérance d’un HePLV+Syn en pratique clinique réelle et soulignent l’importance d’attendre au moins 2 semaines avant de reconsidérer le diagnostic ou le traitement.

Revues générales Sur quels critères nutritionnels doit-on choisir un lait infantile standard ?
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L’objectif de cet article est de définir les critères nutritionnels permettant de bien choisir les laits infantiles standards. Pour les laits 1er et 2e âge, les 3 critères retenus sont, pour les 2, la conservation des lipides laitiers ou l’ajout d’huile de palme, et la présence d’ARA avec un rapport ARA/DHA ≥ 1 (indispensable pour les 1er âge) et, respectivement, une concentration en protéines ≥ 1,4 g/100 mL pour les 1er âge, et une concentration en fer ≥ 1 mg/100 mL pour les 2e âge. Pour les laits de croissance étaient plébiscitées une concentration en fer ≥ 1,1 mg/100 mL et la présence de lipides laitiers, d’une aromatisation et/ou d’un sucrage.

Revues générales Kératoconjonctivite vernale : quelle stratégie thérapeutique ?
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La kératoconjonctivite vernale (KCV) est une forme de conjonctivite allergique sévère, chronique et récidivante qui touche principalement le jeune garçon. Son traitement repose sur une stratégie thérapeutique graduée, adaptée à la sévérité et à la chronicité des symptômes. Outre les mesures d’éviction et les antihistaminiques topiques, les anti-inflammatoires, la ciclosporine ou le tacrolimus topiques occupent une place centrale dans la prise en charge. Les corticoïdes ne doivent être utilisés qu’en cures brèves sous surveillance ophtalmologique. Une collaboration étroite entre pédiatre/médecin généraliste et ophtalmologiste permet d’éviter les potentielles complications cornéennes et séquelles visuelles.

Revues générales Malaise du nourrisson
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Le malaise du nourrisson est un motif fréquent de consultation en pédiatrie et il est résolutif dans la majorité des cas. Il est fréquent de ne pas identifier d’étiologie précise, raison pour laquelle une hospitalisation pour surveillance est souvent recommandée, en dehors des situations à bas risque.

Revues générales Laits pour prématurés : jusqu’à quand les poursuivre ?
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Le lait pour prématurés peut être utilisé en complément ou en l’absence de lait maternel chez les enfants prématurés ou de faible poids de naissance. Les indications pour débuter ce type de lait en termes d’âge gestationnel et/ou de poids sont habituellement claires, en revanche, il est plus difficile de savoir jusqu’à quand l’utiliser. L’intérêt de son utilisation repose sur le maintien d’une vitesse de croissance adéquate afin d’éviter d’aggraver un retard de croissance ou l’apparition d’une stagnation pondérale. Le niveau de preuve d’un bénéfice de l’utilisation d’un lait pour prématurés à la sortie du service pour les enfants nés prématurés est faible. Cependant, la qualité de la croissance pondérale jusqu’à 4 mois est associée à la qualité du neurodéveloppement. L’utilisation prolongée au-delà de cette période doit être mise en balance avec le risque de complications cardio-métaboliques à l’âge adulte.

Revues générales Quand penser à une maladie auto-immune en pédiatrie ? Comment l’explorer ? Et quels sont les enjeux pour le pédiatre généraliste ?
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Les maladies auto-immunes sont rares en pédiatrie. Il est cependant indispensable pour le pédiatre généraliste d’en connaître l’existence et les signes évocateurs. En effet, certaines situations constituent des urgences diagnostiques et thérapeutiques. De plus, l’orientation adaptée des patients en centre expert permettra de diminuer l’errance diagnostique et d’améliorer la prise en charge des patients. Cet article a pour but d’exposer les situations évocatrices des principales maladies auto-immunes en pédiatrie et leur prise en charge, sans être exhaustif. Pour plus de détails, il est conseillé de se référer aux protocoles nationaux de diagnostics et de soins (PNDS) de la Haute Autorité de santé (HAS) spécifiques de chaque pathologie [1, 2]. Le lupus et la dermatomyosite sont les pathologies auto-immunes les plus fréquentes en pédiatrie. La sclérodermie systémique pédiatrique et le syndrome de Gougerot-Sjögren sont exceptionnels en pédiatrie et ne seront pas abordés dans cet article.

Revues générales Le bébé vulnérable à risque de trouble du neurodéveloppement : quelle place pour le pédiatre auprès des jeunes parents pour le reconnaître et les accompagner ?
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Cet article va aborder la place du pédiatre pour écouter les inquiétudes des jeunes parents sur le développement de leur enfant. Il va montrer comment évaluer et reconnaître au plus tôt les troubles du neurodéveloppement afin d’accompagner la mise en place de soins précoces. Nous détaillerons particulièrement les signes précoces de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Nous aborderons les nouvelles recommandations et la place des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) et les plateformes diagnostic autisme de proximité (PDAP). La plasticité cérébrale et les capacités d’apprentissage sont très grandes chez le nourrisson. En complément de la programmation génétique, l’environnement a un rôle fondamental ; il peut avoir une influence positive mais aussi négative s’il n’est pas adapté. Nous développerons ensuite les conseils de guidance avec la notion de soutien actif du développement grâce au “cocooning développemental”.