Amyotrophies spinales infantiles : du nouveau ?

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Une pathologie neurodégénérative

L’amyotrophie spinale infantile (ASI, ou SMA pour Spinal Muscular Atrophy) est une pathologie neuromusculaire rare de transmission autosomique récessive. Elle est provoquée par un défaut de protéine SMN, protéine ubiquitaire et indispensable à la survie des motoneurones, codée par le gène SMN1 localisé sur le chromosome 5q. Dans 95 % des cas, la pathologie est liée à une délétion homozygote du gène SMN1. Le défaut de protéine SMN est responsable d’une dégénérescence des motoneurones de la corne antérieure de la moelle, conduisant à une paralysie musculaire progressive et à une insuffisance respiratoire dans les formes les plus sévères. La sévérité de la maladie est inversement corrélée au nombre de copies du gène SMN2, gène paralogue qui ne contribue que pour 10 % de la production totale de protéine SMN [1]. La classification phénotypique et l’histoire naturelle des patients comporte cinq stades selon l’âge d’apparition des premiers symptômes :

– type 0 de début anténatal responsable d’un décès précoce ;

– type 1 débutant avant 6 mois, aboutissant à un décès avant l’âge de 2 ans ;

– type 2 survenant entre 6-18 mois. Les patients se développent normalement jusqu’à l’acquisition de la station assise, le pronostic fonctionnel neuro-­orthopédique et respiratoire est sévère ;

– type 3 de début après l’acquisition de la marche autonome, l’évolutivité est variable, l’atteinte respiratoire tardive et inconstante ;

– type 4 de début variable à l’âge adulte [2].

Des thérapeutiques innovantes

La prise en charge des patients ayant une forme sévère doit être la plus précoce possible car les thérapeutiques disponibles ne permettent pas de restaurer les motoneurones perdus, et leur efficacité est dépendante du délai d’instauration.

Trois traitements sont disponibles pour l’ASI en France ; leur prescription est encadrée par les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) de la filière FILNEMUS [3]. Le nusinersen (autorisation de mise sur le marché [AMM] 2017), qui s’administre par voie intrathécale régulièrement. Il s’agit d’un oligonucléotide antisens (OAS) qui augmente la production[...]

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À propos de l’auteur

Service de Neuropédiatrie