JIRD 2026

Analyse bibliographique

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Association entre la pression scolaire et la survenue de symptômes dépressifs et d’automutilation chez l’adolescent et l’adulte jeune

GUO X, MUELLER MAE, ARMITAGE JM et al. The asso-ciation between academic pressure and ado-lescent depressive symptoms and self-harm: a longitudinal, prospective study in England. Lancet Chil Adolesc Health, 2026;10:265-272.

La dépression et l’automutilation ont augmenté au cours des dernières années chez les adolescents, avec une prévalence plus élevée chez les filles par rapport aux garçons. Dans un souci de prévention, l’identification de risques modifiables est nécessaire. Les approches psychologiques individuelles à l’école sont souvent peu efficaces. Des approches alternatives plus globales semblent diminuer les risques de dépression en modifiant l’environnement scolaire. La pression scolaire a augmenté dans les pays européens – au Royaume-Uni notamment – sur une période similaire à celle de l’augmentation des troubles de santé mentale de l’adolescent. Cependant, il existe peu d’études longitudinales sur cette association.

Le but de ce travail était de rechercher des associations entre le niveau de pression scolaire perçue et la survenue ultérieure de symptômes dépressifs et d’automutilation, de l’adolescence au début de l’âge adulte. L’hypothèse était que des niveaux plus élevés de pression scolaire seraient associés à des symptômes dépressifs et d’automutilation plus importants.

Il s’agissait d’une étude longitudinale, ayant utilisé les données de l’Avon Longitudinal Study of Parents and Children (Avon, Royaume-Uni), composée d’une cohorte d’adolescents nés en 1991-1992. La pression scolaire était mesurée à l’âge de 15 ans à l’aide d’items issus d’un questionnaire sur les expériences scolaires et la pression familiale (score total de 0 à 9).

Les critères de jugement étaient : les symptômes dépressifs, évalués à l’aide du Short Mood and Feelings Questionnaire à 5 moments entre 16 et 22 ans (score total de 0 à 26), et l’automutilation, évaluée par questionnaire à 4 moments entre 16 et 24 ans.

Au total, 4 714 adolescents (2 725 [57,8 %] filles, 1 989 [42,2 %] garçons) ont été inclus. À 15 ans, le score de pression scolaire était un peu plus élevé chez les filles (6,05/9) par rapport aux garçons (5,90/9). Concernant les données démographiques, le groupe avec le plus de pression scolaire à 15 ans comprenait une plus large proportion de filles (63,4 %) ainsi que les enfants issus d’une famille à haut niveau socio-économique.

Dans des modèles ajustés, une augmentation de 1 point de la pression scolaire à 15 ans était associée à une augmentation de 0,43 point (IC95 % : 0,36-0,51) des symptômes dépressifs. Cette association était maximale à[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.