Analyse bibliographique
Intérêt du frémanezumab chez l’enfant et l’adolescent migraineux Hershey AD,…
Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.
Intérêt du frémanezumab chez l’enfant et l’adolescent migraineux Hershey AD,…
L’impédancemétrie œsophagienne, le plus souvent couplée à la pH-¬métrie, est une technique qui permet l’exploration des symptômes œsophagiens réfractaires et atypiques. Contrairement à la pH-métrie seule, elle permet la détection de reflux acides, faiblement acides et non acides et évalue leur composition, liquide, gazeuse ou mixte, ainsi que leur extension proximale. Ses indications principales concernent les enfants présentant des symptômes digestifs persistants ou sévères malgré un traitement médical bien conduit, permettant ainsi d’établir une corrélation symptômes-reflux. Elle est également utile dans l’évaluation des manifestations extra-digestives attribuées au reflux gastro-¬œsophagien comme une toux chronique, des apnées, des malaises, des infections ORL répétées. Au-delà du reflux gastro-œsophagien, l’examen pourrait avoir un intérêt pour dépister les troubles fonctionnels œsophagiens et semble plus approprié dans certaines situations cliniques. La principale limite de l’examen est l’absence de valeurs pédiatriques de référence validées pour certains paramètres.
Les inhibiteurs de JAK sont des petites molécules qui se sont développées ces dernières années dans le sillage des biothérapies grâce à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies inflammatoires et auto-immunes. Ces molécules sont administrées quotidiennement par voie orale, sont non immunogènes et ont un délai d’action court. Elles sont utilisées chez l’adulte dans les domaines de l’hématologie, la rhumatologie, la dermatologie et la gastro-entérologie. En pédiatrie, actuellement, les indications pour lesquelles il existe une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont essentiellement la dermatite atopique modérée à sévère et les arthrites juvéniles idiopathiques en 2e ou 3e ligne de traitement. Ces traitements sont également de plus en plus utilisés hors AMM dans la rectocolite hémorragique (RCH) réfractaire voire les maladies de Crohn modérées à sévères en échec de biothérapie. Les effets secondaires fréquents chez l’adulte – notamment âgé – semblent être limités chez l’enfant mais nous manquons encore de recul sur leur utilisation, notamment prolongée.
L’année 2025 a été riche en publications dans tous les domaines de la gastro-entérologie, des troubles digestifs fonctionnels, plus communément appelés troubles de l’axe intestin-cerveau désormais, aux pathologies organiques (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladie cœliaque, etc.). Quelques articles ont été sélectionnés ici.
Les troubles digestifs sont fréquents chez les enfants et adolescents présentant un TSA avec une prévalence allant jusqu’à 86 % dans certaines études. Des modifications de la perméabilité intestinale, de la motricité digestive, une augmentation des cytokines pro-inflammatoires au niveau digestif entraîneraient une dysbiose responsable des symptômes.
Jusqu’à 80 % des enfants avec un trouble du spectre autistique (TSA) présentent des difficultés alimentaires, principalement en rapport avec une sélectivité excessive, des troubles de la sensibilité accrus ou encore une rigidité particulière. Par ailleurs, une altération des fonctions exécutrices, une atteinte somatique, une douleur associée ou la mise en place d’un régime alimentaire spécifique dans le but d’améliorer le comportement des enfants peuvent aggraver ces troubles alimentaires.
Ces difficultés peuvent survenir dès la première année de vie, notamment lors de l’introduction des morceaux.
Analyses bibliographiques :
« Les poussées dentaires perturbent-elles le sommeil des nourrissons ? » d’après Kahn M, lucchini M, Oster E et al. Does teething disrupt infant sleep? A longitudinal Auto-Videosomnography Study? J pediatr, 2025;279:114461.
« Persistance de symptômes à long terme chez les patients ayant eu une amygdalectomie pour un syndrome PFAPA » d’après Moberg T, Rydenman K, Berg S et al. Long-term symptoms in periodic fever, aphtous stomatitis, pharyngitis and cervical adenitis syndrome after tonsillectomy. J Pediatr, 2025;278:114424.
Les enfants et adolescents avec des troubles psychiatriques se présentent dans les services d’urgence pédiatrique en cas d’événement aigu. Les structures d’hospitalisation en aval sont des services de pédiatrie prenant normalement en charge des pathologies organiques. L’accueil des patients avec un trouble psychiatrique est donc compliqué car le nombre de places d’hospitalisations est limité dans ces services dont les locaux sont inadaptés pour ces enfants. D’autre part, les psychiatres ne sont pas toujours rapidement disponibles et le personnel, en effectif limité, est peu formé à la prise en charge des pathologies psychiatriques. Ainsi, la prise en charge de ces patients n’est pas optimale alors que leur nombre augmente.
Le but de ce travail était de décrire l’évolution des admissions pour un trouble psychiatrique d’enfants et d’adolescents sur une période de 10 ans en Angleterre et d’identifier des facteurs associés à des admissions répétées et à la longueur des séjours.
Les vitamines sont associées au bien-être. La prise de compléments alimentaires vitaminiques souvent vendus pour améliorer la fatigue ou encore pour prévenir des infections est donc une pratique courante en pédiatrie. Cependant, ces compléments (hors vitamine D, non traitée dans cet article) n’ont pas d’impact sur les apports usuels quotidiens et il n’existe, à ce jour, aucune preuve de leurs effets bénéfiques. Un apport trop élevé en vitamines n’améliore pas les performances d’un organisme qui fonctionne déjà normalement. Chez l’enfant et l’adolescent sans pathologie sous-jacente, une alimentation diversifiée permet largement de couvrir les besoins de l’organisme en vitamines. Les carences vitaminiques sont donc exceptionnelles. Il faut cependant connaître les situations pathologiques où la recherche d’un déficit vitaminique doit être faite et les situations où une supplémentation est nécessaire.
La prise en charge de l’obésité du jeune enfant est essentiellement diététique avec la préconisation d’une activité physique adaptée, mais suivre un régime alimentaire restrictif dans la durée est difficile. Ces dernières années, les analogues du GLP1 comme le liraglutide et le sémaglutide se sont développés et peuvent être utilisés chez les patients obèses de plus de 12 ans, en association avec la poursuite des règles hygiéno-diététiques. Ces médicaments ont une action centrale, et augmentent les signaux de satiété, tout en réduisant l’appétit et la prise alimentaire. Une augmentation des taux d’insuline post-prandiaux, une diminution de la sécrétion de glucagon et un retard à la vidange gastrique sont également observés.