Auteur Lejeune S.

Service de Pneumologie et Allergologie pédiatriques, Hôpital Jeanne de Flandre, CHU de LILLE.

Dossier : Pneumologie Nouvelles thérapeutiques dans l’asthme de l’enfant : messages clés pour le pédiatre
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Les recommandations françaises (SP2A, 2024) actualisent la prise en charge de l’asthme de l’enfant de 6 à 12 ans, en intégrant les données pédiatriques récentes et les galéniques disponibles en France. Le diagnostic repose sur un faisceau clinique complété par trois examens minimaux (radiographie thoracique, exploration allergologique, EFR), sans retarder un traitement de fond si nécessaire.
La stratégie thérapeutique suit le principe “parachute puis escaliers” : instauration rapide d’un traitement selon la sévérité initiale, puis ajustement en fonction du contrôle. Les corticostéroïdes inhalés (CSI) restent le traitement de référence, à faibles doses dans la majorité des cas, avec recours aux associations selon les paliers. Le traitement de secours demeure le bronchodilatateur de courte durée d’action (BDCA), la stratégie SMART n’étant pas retenue chez l’enfant.
La prise en charge doit inclure le dépistage des comorbidités et, pour l’asthme difficile à traiter, un suivi en centre expert. Trois biothérapies sont disponibles dès 6 ans (omalizumab, dupilumab, mépolizumab), une quatrième dès 12 ans (tézépélumab). Le phénotypage précis des enfants asthmatiques permettra à l’avenir une approche plus personnalisée et prédictive.

Revues générales
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Le syndrome d’hyperventilation est une manifestation fonctionnelle respiratoire fréquente chez le grand enfant et l’adolescent, en particulier la fille. Il comprend une variété de symptômes somatiques et psychologiques affectant plusieurs systèmes, en lien avec une hyperventilation physiologiquement inappropriée survenant le plus souvent après un facteur déclenchant comme l’effort. Responsable d’un handicap respiratoire, il est associé à un asthme dans 20-40 % des cas.
Son diagnostic repose sur un interrogatoire, un examen clinique minutieux et le remplissage d’un questionnaire de Nijmegen. La réalisation d’une épreuve d’effort cardiopulmonaire ou d’une épreuve d’hyperventilation peut permettre de reproduire les symptômes. Le diagnostic n’est retenu qu’après des explorations complémentaires visant à ne pas méconnaître un diagnostic différentiel. Sa prise en charge est multidisciplinaire et repose sur la kinésithérapie respiratoire, le soutien psychologique et la prise en charge de l’asthme associé.