Mort inattendue des nourrissons et déformations crâniennes positionnelles : une même stratégie de prévention par un couchage et des conseils posturaux adaptés

0

Mort inattendue des nourrissons et prévention par le couchage dorsal strict

La “mort inattendue du nourrisson” (MIN), défini par le décès subit d’un enfant de moins de 1 an jusqu’alors bien portant, représente la première cause de mortalité infantile dans les pays développés, et notamment en France où elle touche chaque année environ 250 à 300 bébés.

Au décours d’un bilan étiologique qui se voudra exhaustif, intégrant l’anamnèse, l’examen du lieu de décès, l’examen clinique, les prélèvements biologiques, l’imagerie, et l’autopsie [1-3], il sera peut-être possible d’attribuer la MIN à une origine infectieuse, génétique, cardiaque, métabolique, voire traumatique… Mais les données récentes de l’Observatoire national sur la MIN tendent à confirmer qu’indépendamment de ces explications médico-scientifiques, un cas de MIN sur deux serait accidentel et probablement évitable, si les simples mesures de prévention recommandées en termes d’environnement de couchage étaient respectées [4].

La MIN répond souvent à un modèle plurifactoriel de “triple risque” [5] associant :
– un enfant vulnérable par son histoire (prématuré, petit poids de naissance…) ;
– une période critique de son développement neurologique, respiratoire et cardiaque (entre la naissance et 4-6 mois) ;
– une exposition à un ou plusieurs “stress” environnementaux.

Ces trois facteurs réunis constituent alors une situation à risque majeure pour l’enfant [6].

Parmi les facteurs environnementaux, le couchage en décubitus ventral ou latéral représente le facteur de risque majeur de MIN [7] par toutes les conséquences qu’il implique :
– confinement du visage et obstruction mécanique[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Services de Réanimation néonatale et pédiatrique, Hôpital Nord, CHU de SAINT-ÉTIENNE.