Qu’apportent les recommandations de la Haute Autorité de santé en matière de diagnostic et de prise en charge ?

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En juin 2005, la Fédération Française de Psychiatrie (FFP), en partenariat avec la Haute Autorité de santé (HAS), a établi des recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic de l’autisme. En janvier 2010, la HAS a livré une synthèse élaborée par consensus formalisé des “Connaissances hors mécanismes physiopathologiques, psychopa-tho-logiques et recherche fondamentale”. Ce document était le préambule des recommandations de mars 2012 ayant pour intitulé “Autisme et autres TED : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent”.

En quelques années, ces documents ont établi, dans notre pays, une référence à prendre en compte dans les pratiques diverses proposées aux enfants et aux adolescents présentant ces troubles et à leurs familles. Si la plupart des points abordés rencontrent un accord unanime, certains font l’objet de -discussions.

L’autisme et les troubles envahissants du développement aujourd’hui

L’autisme fait partie des troubles envahissants du développement (TED), catégorie diagnostique introduite par le DSM (Diagnostic and stati-stical manual of mental disorders), et reprise aujourd’hui dans la CIM-10 (Classification internationale des maladies 10e version) et la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA R-2012).

Les troubles autistiques ont été isolés par Leo Kanner, en 1943, devant des enfants qui présentaient un isolement, un besoin d’immuabilité dans leur environnement ainsi qu’avec les objets de leur vie quotidienne et un retard de langage. L’année suivante, Hans Asperger décrivait un tableau clinique proche qu’il baptisait “psychopathie autistique”.

Des années 1950 aux années 1980, -l’approche psychanalytique de ces troubles a été prédominante et -l’autisme, décrit chez un petit nombre de sujets, était abordé comme une forme de psychose infantile dont l’origine était à rechercher dans des interactions précoces pathologiques pour certains, alors que beaucoup d’autres évoquaient une étiologie polyfactorielle.

À partir des années 1980, d’autres[...]

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À propos de l’auteur

PUPH Pédopsychiatrie, Paris Sud, Chef de service et Chef du Pôle Enseignement – Recherche de la Fondation Vallée, GENTILLY.

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