Traitement chirurgical de l’hypertrophie des cornets : quelles techniques, quelles indications et à quel âge ?

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Anatomie et physiologie

Les fosses nasales, chez le nouveau-né comme chez l’adulte, ne sont pas des conduits inertes mais ont de nombreux rôles physiologiques. L’homme possède trois cornets (inférieur, moyen et supérieur) dans chaque fosse nasale. Le cornet inférieur est, parmi les trois, le seul à être un os indépendant. Il a la même forme de tuile que les cornets nasaux moyen et supérieur, mais sa taille est un peu plus importante. Son bord supérieur est fixé sur la face interne des os maxillaire et palatin. Son bord inférieur est libre, dans la cavité nasale (fig. 1).

Les voies lacrymales s’ouvrent sous le cornet inférieur, à sa partie antérieure. De la muqueuse richement vascularisée et innervée recouvre la quasi-totalité du cornet. Les fibres nerveuses sensitives sont issues de branches du V (trijumeau). Au cours de la journée, chez un sujet normal, alternent des phases de turgescence et détumescence de la muqueuse turbinale : le cycle nasal. C’est la raison pour laquelle les deux narines présentent en permanence un degré variable d’obstruction, avec un cycle de quelques heures.

Les fosses nasales ont pour fonction d’aménager les caractéristiques aéro-dynamiques et physicochimique de l’air inspiré : filtration, réchauffement, humidification, forme, direction, volume et vélocité du courant aérien. Le cornet inférieur, grâce à la grande surface de muqueuse qu’il porte, participe activement à cette modification de l’air inspiré.

Enfin, la barrière épithéliale, le système mucociliaire, les IgA sécrétoires et les cellules non spécifiques de l’immunité participent activement à contenir les agressions microbiennes aéroportées [1].

L’obstruction nasale

Les indications de geste sur les cornets inférieurs sont dominées par un maître symptôme : l’obstruction nasale. En effet, de par sa position stratégique dans la fosse nasale, le cornet inférieur peut vite devenir un obstacle à l’écoulement d’un débit suffisant d’air. La symptomatologie est très variable : simple gêne chez l’adolescent ou obstruction engageant le pronostic vital chez le -nouveau-né.

Chez le nouveau-né ou le nourrisson, le diagnostic est essentiellement clinique devant une dyspnée obstructive haute, associant un tirage sus-claviculaire et un stridor à type de ronflement par[...]

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À propos de l’auteur

Service d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale pédiatrique, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, PARIS.

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