Auteur Leboulanger N.

Service d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale pédiatrique, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, PARIS.

L'année pédiatrique 2019
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La papillomatose laryngotrachéale est une pathologie relativement rare, touchant environ une personne sur 100 000, surtout des enfants ou des adolescents. Elle consiste en l’apparition et la croissance de papillomes bénins dans les voies aériennes supérieures, du nez aux bronches, même si l’atteinte laryngée est la plus fréquente (fig. 1). Ces papillomes sont liés à une infection par un papillomavirus humain (HPV) de sérotype 6, 11 ou plus rarement 16 ou 18. Les lésions sont d’abord obstructives et peuvent à ce titre menacer le pronostic vital. Elles ont également à long terme un potentiel de dégénération maligne. Si l’extension se poursuit vers le bas, une destruction du parenchyme pulmonaire est possible avec un risque d’insuffisance respiratoire. Enfin, des désobstructions et exérèses endoscopiques répétées étant souvent nécessaires, une fibrose laryngée peut apparaître et majorer l’obstruction.

Revues générales
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L’amygdalectomie est une intervention fréquemment pratiquée chez l’enfant, essentiellement pour traiter un syndrome d’apnées obstructives du sommeil secondaire à une hypertrophie amygdalienne.
Des techniques d’amygdalectomies partielles, respectant un peu de tissu lymphoïde au fond de la loge, se sont développées durant la dernière décennie. Elles s’avèrent tout aussi efficace qu’une technique classique et totale pour une majorité d’indications, et diminuent notablement la morbidité et la mortalité postopératoires.

Dossier : L’amygdalectomie revisitée
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L’amygdalectomie est une intervention très fréquemment pratiquée chez l’enfant. Sa principale indication est le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) causé par des amygdales hypertrophiques.
Si l’intervention classiquement proposée jusqu’à une période récente était l’amygdalectomie totale, il est maintenant prouvé que dans ce contexte une amygdalectomie partielle est au moins aussi efficace et a des suites beaucoup plus simples.
Plusieurs techniques d’amygdalectomie partielle existent. Celle par radiofréquence en est une, et en plein essor.

Dossier : Rhinologie
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Les fosses nasales ne sont pas des conduits inertes, mais ont de nombreux rôles physiologiques. Les cornets inférieurs jouent un rôle capital.
Les étiologies d’obstruction nasale liée aux cornets inférieurs varient en fonction de l’âge, et leur symptomatologie est très variable : d’une simple gêne chez l’adolescent à une obstruction engageant le pronostic vital chez le nouveau-né.
Une indication de turbinoplastie inférieure ne peut être posée qu’après l’échec d’un traitement mé-dical adapté, bien conduit, et après un bilan morphologique par scanner.
Les rhinites allergiques chez le grand enfant et l’adolescent, et la rhinite néonatale obstructive chez le tout-petit, sont les deux principales indications.

L'année pédiatrique 2015
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Hypertrophie des végétations adénoïdes : un pas vers un traitement médical ?
L’hypertrophie des végétations adénoïdes est très fréquente chez l’enfant, surtout entre 18 mois et 3 ans. Elle est contempo-raine de la maladie d’adaptation. La symptomatologie qu’elle entraîne est bien connue : respiration buccale, ronflements, rhinorrhée chronique, rhinopharyngite à répétition et, indirectement, otite séromuqueuse chronique. Le diagnostic clinique est en général très simple, et la fibroscopie par voie nasale – qui doit être systématique chez tout enfant chez lequel on envisage une intervention – montre ces végétations hypertrophiées, obstruant le cavum, voire les choanes.