La carence martiale est la plus fréquente des maladies nutritionnelles pédiatriques de la planète [1]. Aux États-Unis, la prévalence de la carence martiale chez les patientes âgées de 12 à 21 ans a été évaluée, dans une étude récente publiée en 2023, à 38,6 % avec un seuil de ferritinémie < 25 µg/l et 17 % avec un seuil à 15 µg/l. La prévalence d’une anémie par carence martiale est de 6,3 %, définie par un taux d’hémoglobine < 12 g/dl et ferritinémie < 25 µg/l [2]. En Europe, les prévalences rapportées pour la déplétion martiale sont de 7 à 18 % chez les nourrissons, 24 à 36 % durant l’adolescence [3].
Les moyens thérapeutiques pour corriger une carence martiale sont : l’augmentation de la consommation d’aliments riches en fer : diversification, laits de croissance, produits carnés ; la supplémentation médicamenteuse par voie orale durant 3 mois ; le fer injectable par voie intraveineuse.
Les indications du fer injectable par voie intraveineuse sont les suivantes : l’anémie ferriprive sévère (hémoglobine inférieure à 6 g/dl) ; l’intolérance digestive au traitement par fer oral ou le défaut d’observance ; le contexte social, le choix du patient ; l’existence d’une maladie digestive de type MICI ; l’existence d’un syndrome hémorragique concomitant ; l’insuffisance rénale.
Les types de fer injectable par voie intraveineuse sont résumés dans le tableau I. En France, il existe deux spécialités, l’hydroxyde ferrique saccharose, commercialisé sous le nom de Venofer* (Vifor) dont il existe des génériques (Fer Sandoz, Fer Viatris, Fer Panpharma) et le carboxymaltose ferrique commercialisé sous le nom de Ferinject* (Vifor) avec deux génériques récents commercialisés par les laboratoires Viatris et Teva dont le coût est nettement inférieur. Information importante : les deux spécialités à base de fer pour injection intraveineuse ne sont pas interchangeables entre elles car leurs conditions d’utilisation (mode de préparation, dose maximale, vitesse d’administration…) et d’assimilation diffèrent d’une spécialité à l’autre avec un risque d’effets indésirables graves (informations de sécurité de l’ANSM en 2021 et 2022).
Les principaux services consommateurs de carboxymaltose ferrique sont les services de gynécologie obstétrique. Ainsi, à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris, plus de 80 % de la consommation est réalisée dans le service d’obstétrique. Néanmoins, en pédiatrie, les consommations des services d’hématologie et de gastro-entérologie sont également importantes (tableau II).
Le carboxylmaltose ferrique se présente en flacons[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Connectez-vous pour lire la suite
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire
