Carences nutritionnelles de l’adolescent : celles qu’il faut connaître

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L’adolescence : une période à risque nutritionnel

L’adolescence est caractérisée par une croissance rapide, à laquelle s’ajoute souvent une activité physique intense ; 15 % de la taille, 40 % de la masse osseuse et 50 % du poids adultes sont acquis durant les 5 années de puberté. Les besoins énergétiques et nutritionnels atteignent au stade 4 de la maturation pubertaire un niveau jamais atteint, ni dépassé par la suite.

À côté de l’eau et des aliments, les activités physiques et sportives, l’ensoleillement (vitamine D) ont des rôles essentiels dans l’équilibre nutritionnel des adolescents.

Définir les apports nutritionnels conseillés (ANC) selon l’âge est rendu complexe par la variabilité de l’âge de démarrage de la puberté qui va de 8 à 12 ans chez les filles, de 12 à 14 ans chez les garçons, de sorte qu’une fille normale de 12 ans et un garçon normal de 14 ans peuvent être à l’un ou l’autre des 5 stades de leur maturation pubertaire.

Sur le plan alimentaire, de nouvelles habitudes apparaissent pour des raisons psychologiques et socioéconomiques : influence des autres adolescents, des groupes auxquels ils adhèrent, des médias, rejet des contraintes -familiales, recherche d’autonomie, d’identité, urbanisation, repas pris hors du domicile etc. C’est une période à risques : -déstructuration des prises alimentaires, consommation d’alcool, surcharge pondérale s’installant mais le plus souvent s’aggravant à la puberté, végétarisme voire végétalisme, troubles sévères du comportement alimentaire (TCA) comme l’anorexie mentale.

Le risque de carence nutritionnelle concerne plus souvent les filles que les garçons : autant ces derniers cherchent à être grands, forts et musclés, autant les adolescentes redoutent de grossir, suivent fréquemment (1 fois sur 4) des régimes restrictifs et font souvent porter ces restrictions sur des groupes alimentaires nutritionnellement essentiels, celui des “laitages” (groupe I), d’une part, et celui des “viandes, poissons, œufs” (groupe II), d’autre part.

La restriction voire l’exclusion du groupe[...]

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À propos de l’auteur

Professeur émérite de Pédiatrie, Faculté de Médecine de NANCY

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