Conséquences respiratoires de la prématurité sans maladie respiratoire néonatale

0

Manifestations cliniques

La naissance prématurée est associée à un plus grand taux de réhospitalisation pour cause respiratoire aux cours des deux premières années de vie. Ainsi, dans une population de nourrissons nés avant 32 semaines d’aménorrhée (SA) et évalués entre 18 et 22 mois, Ehrenkranz et al. retrouvent un taux de réhospitalisation pour cause respiratoire de 24 % parmi les 885 nourrissons sans dysplasie bronchopulmonaire (DBP). 27 % d’entre eux ont reçu des traitements “pulmonaires” [1].

Les données du suivi à 9 mois de la cohorte EPIPAGE (étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels) retrouvent un taux de réhospitalisation de 43,6 % parmi les 259 nourrissons de la cohorte sans DBP, dont plus de la moitié pour cause respiratoire [2]. Chez l’enfant plus grand, toutes histoires néonatales confondues, les données de la cohorte EPIPAGE retrouvent une prévalence de l’asthme à 5 ans 2,4 fois plus élevée chez les enfants nés avant 28 SA (20,9 versus 8,8 %), et 2 fois plus élevée chez ceux nés entre 28 et 32 SA (19,2 % versus 8,8 %) par rapport à des enfants contrôlés nés à terme [3].

L’étude de la cohorte britannique EPICure retrouve des résultats équivalents à 11 ans dans l’ensemble de la population d’enfants nés prématurés, avec un risque 1,5 fois plus élevé d’être asthmatique parmi les anciens prématurés sans DBP [4]. De plus, le risque d’asthme augmente lorsque le terme de naissance diminue [5].

Certaines études ont également mis en évidence une moins bonne tolérance à l’effort chez les enfants nés prématurés. Ainsi, Welsh et al. ont comparé les réponses aux questionnaires sur l’activité physique d’enfants de 11 ans de la cohorte EPICure à celles de camarades de classe nés à terme [6]. Les enfants nés prématurés percevaient significativement plus de difficulté à faire des efforts et à respirer au cours d’un effort que leurs camarades de classe nés à terme.

Ces conséquences semblent se poursuivre à l’âge adulte. Les données disponibles sont moindres et à interpréter avec précaution car elles concernent des individus nés avant l’ère du surfactant exogène. Ainsi, une étude néerlandaise comparant 509 adultes nés[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Pneumologie pédiatrique, Hôpital Necker-Enfants malades, PARIS.

Laisser un commentaire