Fausses allergies alimentaires : comment ne pas se tromper ?

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On regroupe classiquement sous le terme générique de “fausses allergies alimentaires” diverses entités dont les signes cliniques peuvent s’apparenter à ceux de l’allergie mais ne sont pas de nature allergique. L’intolérance à l’histamine en est le principal exemple. Cet article aborde de manière plus large les situations susceptibles de conduire le praticien à “se tromper” face à des symptômes évocateurs ou à des résultats de bilan, faisant retenir à tort le diagnostic d’allergie alimentaire.

En préambule

La prévalence de l’allergie alimentaire est en augmentation. Pour autant, son diagnostic doit être rigoureusement argumenté par une enquête anamnestique approfondie, aidée selon les cas de tests explorant la sensibilisation (prick, IgE), voire d’un test de provocation par voie orale. Se tromper de diagnostic entraîne un régime d’éviction inutile voire néfaste et un suivi inadéquat. Toute manifestation reliée à l’alimentation n’est pas une allergie alimentaire.

L’allergie est une hypersensibilité médiée par des mécanismes immunologiques spécifiques contre une substance donnée (ici un aliment), impliquant principalement les IgE spécifiques ou les lymphocytes T mémoires.

Les “fausses allergies alimentaires” regroupent des entités dont les signes cliniques, reliés à des amines vaso-actives principalement, miment une allergie alimentaire. L’étiologie ne relève pas d’un mécanisme allergique mais d’un apport ou d’une libération non immuno­logique[...]

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À propos des auteurs

Pédiatrie Générale et HDJ Allergologie, CHU Ambroise Paré, BOULOGNE-BILLANCOURT.

Consultation d’allergologie pédiatrique, Hôpital de jour de pneumo-allergologie, CHU Ambroise Paré, BOULOGNE-BILLANCOURT.