Les nouveaux traitements des hépatites virales chez l’enfant

0
  1. Hépatite C
  2. Hépatite B

Ces dernières années, le traitement de l’hépatite C chronique a connu une révolution avec l’arrivée des antiviraux à actions directe (AAD). Il y a eu quelques nouveautés pour l’hépatite B chronique mais rien de révolutionnaire. Le traitement de l’hépatite D chronique, très rare chez l’enfant, ne sera pas abordé.

Hépatite C

Selon les estimations, 3 à 5 millions d’enfants et d’adolescents auraient une hépatite C chronique dans le monde [1]. L’hépatite C est un virus à ARN qui ne s’intègre pas dans le génome cellulaire et peut donc être éradiqué. On connaît au moins six génotypes suffisamment distincts pour que la protection contre l’un ne soit pas efficace contre un autre. Ils prédominent en fonction de la zone géographique. La transmission chez l’enfant est principalement verticale au 2e trimestre de grossesse, mais peut aussi se faire par l’utilisation d’aiguilles souillées (toxicomanie), par transfusion sanguine (dans les pays à bas niveau de sécurité transfusionnelle) et don d’organe [2]. Le diagnostic se fait par une sérologie et une PCR VHC (virus de l’hépatite C). Une sérologie VHC positive témoigne d’un contact antérieur avec le virus, une PCR positive atteste de la présence actuelle du virus. Chez le nourrisson de mère porteuse du VHC, il est conseillé de le rechercher à partir de 18 mois de vie [3]. Chez les enfants contaminés par voie verticale, la guérison spontanée est d’environ 20 %, principalement avant l’âge de 4 ans. Lorsque l’infection persiste, le risque de cirrhose à l’âge adulte est d’environ 20 %, après au moins 20 à 30 ans d’évolution, très dépendant de l’alcool et de l’obésité.

Le but du traitement est l’élimination du virus (SVR “sustained virological response”) à 12 ou 24 semaines de la fin du traitement, marquée par une PCR VHC négative. Le traitement reposait précédemment sur l’association de l’interféron et de la ribavirine, mal toléré et moyennement efficace. L’utilisation des AAD a transformé la prise en charge de l’hépatite C car ils permettent l’élimination du virus dans plus de 95 % des cas [3] et sont bien tolérés.

Les AAD ciblent directement des protéines du virus, essentielles à sa multiplication.

Les AAD sont commercialisés en France depuis 2014. Leur utilisation était initialement restreinte à quelques cas bien spécifiques chez l’adulte, mais les indications se sont considérablement élargies. Dorénavant, tout adulte et tout enfant de plus de 3 ans ayant une hépatite C chronique peut bénéficier de ce traitement. Leur utilisation en pédiatrie[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Unité d’Hépatologie pédiatrique, Hôpital Necker-Enfants malades, PARIS.