Qu’est-ce qu’une otite chronique ?
Une otite chronique est une inflammation ou une infection persistante ou récurrente de l’oreille moyenne, durant plus de 3 mois. Contrairement à l’otite moyenne aiguë, dont la symptomatologie est bruyante, associant essentiellement otalgies et fièvre, une otite chronique s’installe et se développe de manière beaucoup plus progressive, discrète et insidieuse. Elle n’est, en général, que peu ou pas douloureuse, et ses principales manifestations peuvent être une perte d’audition ou des épisodes d’otorrhée à répétition. La perte d’audition peut être d’autant plus discrète et difficile à dépister qu’elle est unilatérale, lente à s’installer, et intervenant chez un enfant qui tardera à signaler ce trouble, voire le négligera. Des poussées infectieuses intercurrentes sont également possibles. Plusieurs étiologies sont possibles, les plus fréquentes banales et bénignes et les plus rares agressives et dangereuses sur le long terme.
Les photographies de tympans présentées dans cet article ont été réalisées au microscope ou à l’optique en consultation ; cependant, un examen à l’otoscope permet de dépister et d’identifier – quand les conditions locales sont bonnes – toutes les pathologies présentées ci-après. Cela reste donc un instrument de dépistage et de diagnostic performant. Les petits endoscopes numériques qu’il est possible d’apparier avec un téléphone portable peuvent aussi permettre de réaliser des images de bonne qualité, facilitant la démarche diagnostique.
L’otite séreuse
L’otite séreuse, ou séromuqueuse (OSM), est de loin la cause la plus fréquente d’otite chronique et, de très loin aussi, la moins grave. C’est un simple épanchement dans l’oreille moyenne, plus ou moins épais, sans signe infectieux, dont on ne doit se préoccuper que s’il persiste plus de 3 mois. Sa présence résulte à la fois de l’immaturité immunitaire de l’enfance, d’un dysfonctionnement relatif de la trompe d’Eustache, parfois d’une infection récente, et éventuellement de facteurs favorisants locaux. L’incidence confondue sur toute l’enfance est de près de 100 %, et la prévalence entre 1 et 5 ans de 15 à 40 %[...]
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