Stress post-traumatique chez l’enfant : Que dire ? Que faire ?

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L’état de stress post-traumatique est un état clinique inquiétant que l’enfant peut traverser après différents types de traumatismes.

Qu’il s’agisse de violence directes venant de l’extérieur de la famille (accidents, attentats, harcèlement, etc.), de maltraitance interne (négligence, coups, inceste, violences conjugales etc.), ou de catastrophes de ­différents types (météorologiques, etc.), l’enfant est particulièrement en risques s’il se sent seul et abandonné des adultes. Les adultes présents doivent donc être particulièrement vigilants, d’autant plus que l’enfant est jeune, pour tenter de lui permettre d’affronter au mieux la surcharge de stress que le traumatisme implique en lui, en se positionnant comme des adultes fiables, bienveillants et protecteurs.

Il ne faut pas non plus oublier que l’exposition répétée, par écrans interposés, à des scènes violentes, peut créer chez certains jeunes enfants d’authentiques syndromes de stress post-traumatique, ce qui rappelle les parents à leur rôle de pare-excitation et de filtrage. C’est ce qu’on a pu constater par exemple, après les attentats terroristes en France.

Définition

Un état de stress post-traumatique (PTSD : Post Traumatic Stress Disorder) correspond à des symptômes caractéristiques qui apparaissent dans les 4 semaines suivant l’exposition à un événement traumatique.

Ce dernier se définit comme un événement au cours duquel un sujet, seul ou avec d’autres, est menacé de mort, de blessure ou de perte de l’intégrité physique [1] (ce qui inclut la maltraitance, les abus sexuels, le harcèlement et l’inceste), ou bien encore visualise la mort d’autres personnes autour de lui. Plus l’enfant est jeune, plus l’événement peut avoir un poids traumatique important.

La première réaction à un événement traumatique est un stress aigu, avec une peur intense et un sentiment d’impuissance, d’horreur, ce qui peut entraîner immédiatement une désorganisation du comportement, avec une altération de la conscience, une sidération, une ­déréalisation (sentiment d’étrangeté vis‑à‑vis du monde extérieur : par exemple, impression de décor de cinéma), voire une dépersonnalisation (impression de ne plus se sentir exister comme d’habitude). L’enfant peut se prostrer, rester mutique[...]

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À propos de l’auteur

PUPH Pédopsychiatrie, Paris Sud, Chef de service et Chef du Pôle Enseignement – Recherche de la Fondation Vallée, GENTILLY.

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