Allergie au Ficus benjamina

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Les arbustes du genre Ficus appartiennent à la famille des Moracées, de l’ordre des Rosales. Cette famille comporte plus de 1 000 espèces et une quarantaine de genres, dont les plus communs sont Ficus et Dorstenia. Les ficus, appelés communément “figuiers”, se présentent de façon variable comme des arbres, des arbustes, des lianes ou même des plantes herbacées. Le Ficus benjamina est la plus commune des plantes d’intérieur, mais on trouve aussi le Ficus elastica (caoutchouc), le Ficus pumila (ficus rampant) et le Ficus lyrata dont les feuilles ont la forme d’un violon ou d’une lyre. Les Ficus benjamina sont des arbustes très décoratifs, faciles à entretenir, très communs dans les appartements, les bureaux, les magasins et de nombreux lieux publics. Le Ficus microcarpa est également une plante d’intérieur cultivée sous forme de bonsaï.

Les ficus possèdent une sève (latex) responsable de réactions irritatives et toxiques. Le ficus des jardins est le Ficus carica qui produit des fruits ou figues. Les ficus présentent plusieurs allergènes et, en raison de leur présence permanente, les allergènes qu’ils libèrent devraient être considérés comme pérennes au même titre que les acariens, les moisissures ou les pollens qui pénètrent à l’intérieur des maisons.

Historique et épidémiologie

L’allergie IgE-dépendante au F. benjamina (weeping fig) est connue depuis une trentaine d’années. Les premiers cas décrits par Axelsson et al. [1] concernaient deux jardiniers atteints de rhinite et d’asthme qui travaillaient au contact des ficus. Les mêmes auteurs ont également rapporté une étude portant sur 60 jardiniers exposés aux ficus et 24 employés moins exposés : une sensibilisation documentée par les prick tests (PT) et par les dosages d’IgE sériques spécifiques (IgEs) par la technique du RAST (Radio Allergo Sorbent Test) était présente 16 fois (27 %) chez les jardiniers exposés et seulement 2 fois (8 %) chez les employés moins exposés, soit une différence très significative [1]. Tous les individus sensibilisés avaient des symptômes de rhinite et/ou de conjonctivite et 6 avaient un asthme [1].

Peu après, les mêmes auteurs ont voulu savoir si les individus non exposés professionnellement au F. benjamina pouvaient être sensibilisés[...]

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À propos de l’auteur

Allergologue-pneumologue-pédiatre.