Apport de l’orthodontie dans les troubles du sommeil de l’enfant

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Les facteurs responsables des troubles du sommeil de l’enfant sont multiples et variés [1]. Outre les étiologies neuro-organiques, psychologiques et environnementales, il existe des étiologies fonctionnelles dont certaines impliquent un recours utile, voire nécessaire, à une correction d’ODF (orthopédie dento-faciale) : il s’agit des désordres morphofonctionnels de la sphère dento-maxillaire (dysmorphoses) qui sont potentiellement inducteurs de troubles ventilatoires du sommeil (TVS).

Une fois installés, les TVS induisent une déstructuration du sommeil ou aggravent le tableau d’un sommeil déjà perturbé de l’enfant.

Passerelles cliniques

La passerelle entre le pédiatre et l’orthodontiste, c’est donc le trouble de la ventilation, déjà préjudiciable en tant que tel à la santé de l’enfant puis à son équilibre dento-maxillaire et à son sommeil.

Chez l’enfant ronfleur et apnéique avéré (IAH ≥ 1) [2], les répercussions sur la macrostructure et la microstructure du sommeil sont bien connues et reconnues ; les symptômes physiques et comportementaux sont familiers au pédiatre [3].

Lorsque la restriction ventilatoire se limite à l’obstruction nasale, l’impact négatif sur la qualité du sommeil s’expri-mera plus au cas par cas, mais toujours proportionnellement à l’ampleur et la fréquence de l’obstruction car plus l’obstruction nasale est marquée :

  •  plus l’effet en boucle de la lésion sera majoré (cf. encadré 1 et chapitre 3) ;
  • plus la ventilation orale prendra le relais et plus l’oropharynx subira de plein fouet la réception d’un air de mauvaise qualité, non filtré, non humidifié et non réchauffé. Sur ce dernier point en particulier, pour certains auteurs [4], cet air froid ne passant pas par la case “nez”, n’assure pas l’échange thermique – via les sinus caverneux – par conséquent, sa contribution au refroidissement cérébral- nécessaire à la qualité du sommeil ne pouvant pas s’exercer.

Trois constats importants :

  • Les formes cliniques sont très variables, de l’enfant en apparence asymptomatique aux formes les plus spectaculaires et les plus inquiétantes pour le profane de l’enfant “asphyxique” [5]. Ces tableaux extrêmes sont surtout l’apanage des adénoïdiens sévères avec SAOS. On retrouve classiquement :
    •  du fait de l’hypoventilation nasale, une hypoplasie maxillo-zygomatique donnant un aspect[...]

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BORDEAUX

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