Vaccination papillomavirus FAQ : questions/réponses fréquentes en 2026
Les papillomavirus humains (HPV) constituent l’une des plus importantes maladies sexuellement transmises dans le monde. S’arrêter uniquement à ce caractère sexuel serait une erreur car leur principale caractéristique est d’être ubiquitaires et oncogènes. La transmission en est très facile. Les cancers HPV induits ne concernent pas que le col de l’utérus et la femme. 80 % des adultes en activité sexuelle s’infecteront au cours de leur vie, majoritairement jeunes et souvent dès les premiers rapports. Les hommes représentent un tiers des cancers HPV dépendants. Les cancers surviennent 10 à 30 ans après l’infection. La prévention secondaire basée sur le dépistage des lésions, et maintenant sur les tests virologiques, est encore nécessaire mais insuffisante, et ne concerne que les lésions du col. La prévention primaire ne peut être assurée que par la vaccination, Elle est efficace, permettant de prévenir 88 % des cancers du col lorsqu’elle est effectuée avant l’âge de 17 ans. Pratiquée plus tard, elle reste encore de 53 %. De 2007 à 2021, plus de 500 millions de doses ont été distribuées dans le monde, sans qu’aucune alerte de tolérance n’ait été confirmée. Le seul problème de ces vaccins, universellement adoptés sous l’impulsion de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est celui de la mauvaise couverture vaccinale en France. L’améliorer doit être un combat de tous les professionnels de santé concernés [1].
