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Revues générales
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La prévention primaire de la mort inattendue du nourrisson (MIN) et la prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) font l’objet d’un consensus scientifique international et ne sont pas contradictoires. Elles concernent tous les nouveau-nés et doivent être réalisées par tout professionnel en contact avec les parents et les familles.
Le couchage à plat sur le dos strict pour le sommeil est recommandé pour prévenir la MIN et le principal facteur de risque des DCP est la limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson par défaut de mobilité propre ou par contrainte environnementale externe.
Lors des soins, des tétées, des phases d’éveil, au sein d’une relation chaleureuse et attentive, le nourrisson fait l’expérience de variations posturales. Le portage est encouragé.
L’examen clinique est habituellement suffisant pour poser le diagnostic de DCP alors que l’imagerie est rarement nécessaire et ne devrait être prescrite que par un spécialiste. Dans les formes sévères de DCP, il est recommandé d’adresser les nourrissons à un centre de référence ou de compétences des malformations craniofaciales pédiatriques.

Dossier : Pneumologie Nouvelles thérapeutiques dans l’asthme de l’enfant : messages clés pour le pédiatre
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Les recommandations françaises (SP2A, 2024) actualisent la prise en charge de l’asthme de l’enfant de 6 à 12 ans, en intégrant les données pédiatriques récentes et les galéniques disponibles en France. Le diagnostic repose sur un faisceau clinique complété par trois examens minimaux (radiographie thoracique, exploration allergologique, EFR), sans retarder un traitement de fond si nécessaire.
La stratégie thérapeutique suit le principe “parachute puis escaliers” : instauration rapide d’un traitement selon la sévérité initiale, puis ajustement en fonction du contrôle. Les corticostéroïdes inhalés (CSI) restent le traitement de référence, à faibles doses dans la majorité des cas, avec recours aux associations selon les paliers. Le traitement de secours demeure le bronchodilatateur de courte durée d’action (BDCA), la stratégie SMART n’étant pas retenue chez l’enfant.
La prise en charge doit inclure le dépistage des comorbidités et, pour l’asthme difficile à traiter, un suivi en centre expert. Trois biothérapies sont disponibles dès 6 ans (omalizumab, dupilumab, mépolizumab), une quatrième dès 12 ans (tézépélumab). Le phénotypage précis des enfants asthmatiques permettra à l’avenir une approche plus personnalisée et prédictive.

Dossier : Pneumologie La dyskinésie ciliaire primitive : quelle démarche diagnostique en 2025 ?
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La dyskinésie ciliaire primitive (DCP) est une maladie génétique rare dont la fréquence est d’environ 1/7 500. Ces anomalies génétiques sont responsables d’une anomalie de structure et/ou de fonction des cils mobiles. Bien qu’il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique, une prise en charge précoce est importante pour l’avenir respiratoire de ces patients. Pour confirmer le diagnostic de DCP, aucun examen n’a une sensibilité et une spécificité suffisantes pour être retenu comme le gold standard. Nous évoquerons dans cet article la place de ces examens et leur pertinence pour confirmer le diagnostic de DCP chez l’enfant en 2025.

Dossier : Pneumologie
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Les récentes recommandations françaises (SP2A, 2024) pour la prise en charge de la crise d’asthme chez l’enfant de 6 à 12 ans ont été élaborées avec un souci de pragmatisme et sont facilement applicables en cabinet de pédiatrie. La démarche repose sur une évaluation rapide de la gravité à l’aide de critères cliniques et du score PRAM, permettant de distinguer crises non graves, graves et l’asthme aigu grave. Le traitement initial repose sur les bronchodilatateurs d’action rapide, avec réévaluation après une heure et, si nécessaire, transfert vers l’hôpital. Après la crise, il est essentiel d’adapter le traitement de fond, de vérifier la technique d’inhalation et de fournir un plan d’action personnalisé.

Revues générales Traitement de la maladie de Wilson chez l’enfant
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La maladie de Wilson (MW) est une affection génétique de transmission autosomique récessive, liée à des mutations dans le gène ATP7B à l’origine d’une accumulation tissulaire de cuivre libre essentiellement hépatique, cérébrale et péricornéenne. La maladie se révèle exceptionnellement avant l’âge de 2 ans. Au-delà, les symptômes hépatiques sont habituels, mais les formes inaugurales neurologiques ne sont pas exceptionnelles chez l’enfant (10 % des cas). Le diagnostic de la MW repose sur l’analyse du bilan cuprique et surtout sur le calcul du cuivre échangeable relatif (REC). Un REC > 14 % signe la MW et justifie de commencer le traitement sans attendre les résultats de l’analyse moléculaire du gène ATP7B. Il est recommandé de prendre l’avis spécialisé des centres de référence ou de compétence de la MW pour le choix, l’initiation, l’adaptation du traitement, le suivi thérapeutique, et le dépistage des effets indésirables possibles. Enfin, la MW doit être dépistée chez tous les membres de la famille sans exclusion.

Dossier : Orthopédie pédiatrique La scoliose idiopathique de l’adolescent
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La scoliose idiopathique de l’adolescent est une déformation tridimensionnelle de la colonne vertébrale diagnostiquée à l’approche du ou durant le pic pubertaire. L’évolution de la scoliose est directement corrélée à la vitesse de croissance de la colonne vertébrale qui augmente fortement durant le pic pubertaire, une période à risque majeur d’aggravation.
Le dépistage, qui repose sur la simple recherche d’une gibbosité, est fondamental et doit être large et répété.
La prise en charge nécessite une expérience et un savoir-faire spécifique qui justifient d’adresser les patients atteints de scoliose vers des centres spécialisés, tout retard de prise en charge pouvant conduire à une aggravation conséquente.

Enfants battus
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L’incidence des cas de maltraitance reste peu connue. Cela concernerait plus d’un enfant sur dix. Les conséquences sont parfois graves, tant sur le plan physique que psychique. Les manifestations orthopédiques ont des localisations variées et sont parfois difficiles à distinguer des lésions résultant de traumatismes accidentels.
Le professionnel de santé joue un rôle majeur lors de ces situations afin d’extraire l’enfant d’un milieu dangereux. II doit donc en connaître les signes d’alerte. Ces situations de doute sont toujours complexes. Notre tâche est de faire le bilan physique complet et d’alerter les autorités compétentes.

Question flash
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Aujourd’hui en France, un enfant meurt tous les 5 jours victime de maltraitance. La maltraitance est l’affaire de tous. On distingue différents types de sévices : la maltraitance physique, la maltraitance psychologique, les abus ou sollicitations à connotation sexuelle et la négligence des besoins essentiels de l’enfant. Une augmentation de la fréquence des situations de maltraitance depuis plusieurs années est observée, il est donc important, en tant que professionnel de santé, de reconnaître les signes évocateurs et de contacter, lors d’une suspicion de maltraitance, les autorités compétentes.

Génération Alpha et troubles du neurodéveloppement, comment aider les parents ?
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Les enfants de la Génération Alpha sont nés depuis 2010. Ils grandissent dans un monde hybride où écrans tactiles et réseaux sociaux façonnent leurs premières expériences. Curieusement, cette immersion précoce dans le numérique coïncide avec une explosion des diagnostics de troubles du neurodéveloppement (TND) : TSA, TDAH, dyslexie, dyspraxie… Les TND touchent 15 % des enfants aujourd’hui (contre 5 % il y a 20 ans). Est-ce le signe d’une épidémie ou d’une révolution diagnostique ? Scrutée dès la crèche (cf le carnet de santé 2025 avec des nouveaux examens à 6 mois et 3 ans), la génération Alpha nous pose une question un peu dérangeante : les enfants en délicatesse avec leur développement sont-ils étiquetés trop vite ou simplement mieux repérés et accompagnés ?

Dossier : Orl pédiatrique Laryngomalacie : qui et quand opérer  ?
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Le stridor du nourrisson est le plus souvent lié à une laryngomalacie simple, principale pathologie laryngée du jeune enfant. Le diagnostic repose sur une fibroscopie pharyngo-laryngée dynamique montrant un collapsus inspiratoire des structures supraglottiques. La majorité des cas évolue favorablement sans traitement spécifique. Toutefois, en cas de signes de gravité (retard de croissance, dyspnée permanente) ou de présentation atypique, une endoscopie laryngotrachéale est indiquée. Environ 10 % des patients nécessitent une supraglottoplastie endoscopique.

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