Comment mieux comprendre le métabolisme de la vitamine D ?

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Avec la quasi-disparition du rachitisme carentiel du nourrisson grâce à l’enrichissement des laits infantiles, le sujet de la vitamine D était peu ou prou passé aux oubliettes jusqu’à ce que l’on mette en évidence, ces dernières années, des actions autres qu’osseuses et prometteuses dans le domaine de l’auto-immunité ou du contrôle de la prolifération cellulaire, des nouveaux venus dans la régulation de son métabolisme comme le FGF23 ou encore des mutations du gène de l’enzyme responsable de la dégradation de son métabolite actif, levant ainsi le voile sur ce que l’on appelait l’hypersensibilité à la vitamine D. Tout ceci a pu faire écrire au pape nord-américain de la vitamine D, Michael F. Holick – dans la très scientifique revue The Journal of Clinical Investigation – l’article  intitulé Resurrection of vitamin D deficiency and rickets… Ce qui se passe de traduction !

La vitamine D n’est pas une vitamine

Théoriquement, la vitamine D ne devrait pas être considérée comme une vitamine “définie comme produit vital que l’organisme ne peut produire” puisque sa synthèse est réalisée dans la peau sous l’effet de l’insolation. Cependant, les conditions pour que cette insolation soit efficace sont réduites en France, comme dans les régions tempérées de l’hémisphère nord avec un minimum en mars et un maximum en août, mais autour de midi, horaires en général à éviter du fait des coups de soleil ! Et plus sérieusement de risque à long terme de cancer de la peau.

Cette photosynthèse est liée aux rayons UVB de longueur d’onde particulière : 290 à 315 nanomètres. Il faut faire savoir aux amateurs que les cabines de bronzage délivrent en général des UVA.

Le fait de vivre dans une région ensoleillée ne garantit pas pour autant cette synthèse , car la chaleur conduit au confinement à l’ombre ou de brèves sorties avec des moyens de protection contre le soleil.

Quant à l’apport en vitamine D par l’alimentation, sa teneur n’est notable que dans les poissons gras, flétan, thon, morue…, ce[...]

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À propos de l’auteur

Faculté de Médecine à Rouen, Centre de référence des maladies rares du calcium et du phosphore et CIC INSERM 204, Rouen.

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