Editorial : Promouvoir la scolarité chez l’enfant et l’adolescent… surtout quand les circonstances la rendent difficile

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L’école est essentielle pour l’enfant et l’adolescent, tant pour les apprentissages que pour la socialisation. Différentes circonstances peuvent venir gêner la scolarité d’un enfant.

Il peut s’agir d’une maladie chronique sans implication directe sur les processus d’apprentissage telle l’asthme, les allergies sévères ou le diabète. Le besoin de maintenir le traitement à l’école et d’intervenir rapidement dans certaines circonstances peut être un facteur d’absentéisme ou de restriction à la participation à certaines activités scolaires, pouvant avoir un impact dans la socialisation ou la réussite scolaire de l’élève.

Il peut aussi s’agir de difficultés dans le comportement ou dans les apprentissages. C’est le cas dans le cadre des troubles anxieux, qui peuvent aller jusqu’au refus scolaire, et c’est également le cas pour les enfants “dys”. La caractéristique de ces enfants est d’avoir une difficulté limitée ou prédominante pour une compétence cognitive comme le langage (dysphasie), la lecture (dyslexie) ou les gestes fins (dyspraxie). En dehors de ces difficultés électives, ces élèves conservent des capacités cognitives globales normales. Cela veut dire qu’ils sont tout à fait capables de bonnes performances scolaires si on s’affranchit de leur trouble spécifique des apprentissages (par exemple : lire l’énoncé du problème de mathématiques à l’enfant dyslexique). Pour les enfants “dys”, l’accompagnement, les thérapies de rééducation (orthophonie, ergothérapie…) et les mesures pédagogiques à l’école leur permettent de réaliser leurs apprentissages et de participer à la vie scolaire sans que leurs troubles spécifiques des apprentissages ne soient un point de blocage.

Enfin, les épilepsies représentent un groupe particulier de maladies chroniques car elles nécessitent le plus souvent un traitement quotidien et une conduite à tenir pour l’urgence de la crise épileptique prolongée, mais aussi des aménagements et des aides pédagogiques. En effet, la moitié des enfants et adolescents avec épilepsies vont présenter des difficultés scolaires, en lien avec une stigmatisation ou des troubles des apprentissages. À peu près un tiers des enfants et adolescents avec épilepsies ont un trouble attentionnel. Il existe assez fréquemment des troubles spécifiques des apprentissages. Il faudra donc, chez ces patients, prendre en compte tous ces éléments pour une scolarisation réussie.

Il existe un certain nombre de dispositifs permettant de promouvoir la scolarité des enfants et adolescents. Le protocole d’accueil individualisé (PAI) permet de préciser un besoin thérapeutique, des aménagements et éventuellement un protocole d’urgence. On peut y ajouter un volet pour le projet personnalisé de scolarisation (PPS), pour la mise en place de stratégies pour pallier les difficultés. Vous trouverez dans ce dossier[...]

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À propos de l’auteur

Service de Neurologie Pédiatrique et des maladies métaboliques, CHU Robert-Debré, PARIS.

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