Impact sanitaire des perturbateurs endocriniens environnementaux et notion d’exposome : arguments pour un nouveau modèle d’accompagnement des patients vers la santé environnementale

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Les maladies environnementales sont en augmentation de façon globale et les sources de contamination sont multiples : air intérieur et extérieur, alimentation, cosmétiques, eaux de boisson et d’irrigation. Les perturbateurs endocriniens environnementaux font partie des causes de l’apparition de maladies chroniques dont l’incidence est en augmentation, mais ce ne sont pas les seuls facteurs impliqués.

Aujourd’hui, la recherche scientifique tente d’appréhender les facteurs environnementaux de façon globale, avec le concept de l’exposome, et de façon dynamique, avec des programmes de bio­surveillance longitudinaux. En effet, de nombreux contaminants peuvent avoir des effets plusieurs mois ou années après leur rencontre avec un organisme vivant et interagissent entre eux sous forme de mélanges complexes.

Des études récentes montrent une exposition généralisée des populations aux perturbateurs endocriniens environnementaux et des niveaux d’imprégnation élevés chez les femmes enceintes et les enfants français de 6 à 17 ans pour les bisphénols A, S et F, phtalates, perfluorés, retardateurs de flamme bromés, éthers de glycol et parabènes (étude Esteban, Santé Publique France) et également pour les pesticides pour des couples mère-enfant (étude Elfe, Santé Publique France).

Il existe des périodes de vulnérabilité en particulier pendant la grossesse, l’enfance et la puberté où ces substances peuvent modifier le fonctionnement et la mise en place de grandes fonctions comme le développement cérébral, les différents systèmes endocriniens, les gonades, le fonctionnement du tissu[...]

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À propos de l’auteur

Pédiatre endocrinologue, LAMBERSART.