Insuffisance d’apport calcique et risque de fracture chez l’adolescent

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Le sujet des carences calciques de l’adolescent et de ses conséquences potentielles est une question polémique. Celui de ses conséquences osseuses et du risque de fracture chez l’adolescent l’est encore plus. On admet aujourd’hui que lorsque l’on exclut les facteurs liés au vieillissement, l’ostéoporose de l’adulte a une part de ses origines dans l’enfance et l’adolescence à travers la constitution du pic de masse osseuse, lié au risque ultérieur de fractures [1]. L’apport calcique durant les phases importantes de croissance peut contribuer à modifier le pic de masse osseuse [2]. La période de l’adolescence, qui est le moment de modifications comportementales et environnementales importantes, est aussi une période d’augmentation de la fréquence des fractures.

Cependant, il n’est pas simple de déterminer le rôle que la carence calcique peut jouer durant cette phase de fragilité dite “physiologique”. Les facteurs environnementaux sont potentiellement intriqués avec les facteurs génétiques ou épigénétiques. Le rôle de la porosité corticale transitoire, potentiellement favorisée par un déficit calcique, est probable.

Existe-t-il fréquemment une carence calcique chez l’adolescent ?

Le calcium est nécessaire à l’accrétion osseuse et l’apport alimentaire en calcium pendant l’adolescence affecte l’acquisition de masse osseuse, 99 % du calcium total se trouvant dans le squelette. Le calcium est absorbé par transport passif et actif, ce dernier étant médié par la vitamine D. Il existe un accord sur les apports recommandés en calcium chez l’adolescent, de l’ordre de 1 200 mg/jour (étude INCA 1). Différentes enquêtes[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Référence des Maladies Rares du Métabolisme du calcium et du phosphate, ENR BOND. Unité d’Endocrinologie Maladies Osseuses, Hôpital des Enfants, CHU de TOULOUSE. INSERM UMR 1043 CNRS 5828, Université Paul Sabatier Toulouse III.