La coqueluche

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Histoire de la coqueluche

Une publication de 2015 dans le Lancet Infectious Disease [1] indique que la première description de la coqueluche ne daterait pas de 1578 par Guillaume de Baillou suite à une épidémie à Paris [2] mais des années 1480-1490 en Perse. Cette maladie aurait commencé comme une épidémie. En effet, les enfants, tout comme les adultes, étaient infectés et des décès étaient mentionnés à tous les âges. Cela suggère que les adultes n’avaient pas d’immunité et donc n’avaient pas été infectés plus jeunes. La maladie n’était pas encore endémique.

La propagation de la maladie a, vraisemblablement, été par la suite interhumaine, les villes perses étant situées sur la route de la soie ; la propagation serait liée aussi à l’accroissement des densités de population et aux échanges par bateaux.

La coqueluche ne semble pas avoir été mentionnée chez les Romains ou les Grecs bien que ces derniers aient connu des toux épidémiques comme le souligne N. Rosen de Rosenstein [3]. Cette maladie serait donc récente.

La coqueluche s’est développée sur le continent américain, puis en Australie et en Océanie, et a provoqué une mortalité infantile élevée. Au XIXe siècle, elle est, avec la rougeole, la première cause de décès d’enfants par maladies infectieuses. On rapporte alors la mort de 1 enfant sur 1 000 !

La maladie

La coqueluche, maladie très contagieuse, se transmet par aérosols de personne à personne. Elle comporte quatre phases cliniques :

  • une phase asymptomatique d’environ une semaine ;
  • une phase avec des symptômes non spécifiques (stadium catarrhale) comparée à un rhume ordinaire avec une toux sèche et sans fièvre ;
  • une phase d’état (stadium convulsivum) qui peut durer 30 à 40 jours, avec toux paroxystique et quintes, souvent nocturnes, et reprise inspiratoire très difficile, vomissements, côtes cassées, incontinence et très grande fatigue chez l’adulte, pouvant être dramatique chez le nourrisson et provoquer la mort ;
  • enfin une phase de convalescence (stadium masmaticum) avec des expectorations et de la toux par quintes de moins en moins nombreuses, phase qui peut aussi durer une quarantaine de jours. Le nom[...]

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À propos de l’auteur

Ex-directrice de recherches à l’Institut Pasteur et ex-directrice du Centre National de Référence de la coqueluche, PARIS.

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