Nouveaux et anciens antiépileptiques : ce que le pédiatre doit connaître

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L’épilepsie se définit par la récurrence d’au moins deux crises d’épilepsie. C’est une pathologie chronique qui affecte 0,8 % de la population et, dans plus de 50 % des cas, elle débute avant 10 ans. Si le diagnostic syndromique électroclinique et le choix du médicament anti-épileptique sont bien posés, l’épilepsie est contrôlée par le traitement chez près de 70 % des enfants concernés (fig. 1).

Le nombre de médicaments antiépileptiques a considérablement augmenté depuis les années 1990, du fait principalement du développement de la connaissance dans le domaine des neurosciences et du développement des technologies du médicament. Chez 20 à 30 % des enfants, l’épilepsie est dite pharmacorésistante du fait de la persistance de crises malgré une prescription, bien conduite et une bonne compliance du traitement par l’enfant [1].

Depuis un siècle, le nombre de nouvelles molécules a augmenté de façon exponentielle. Historiquement, leur classification était segmentée en trois périodes (tableau I).

Durant la première moitié du xxe siècle, le nombre de médicaments antiépileptiques était essentiellement composé de quatre médicaments (première génération). Entre les années 1950 et 2000, de nouveaux médicaments antiépileptiques ont été découverts, qui ont changé totalement l’approche thérapeutique de l’épilepsie en sensibilisant les médecins sur la sémiologie, la classification en syndrome et leur corrélat aux effets antiépileptiques (deuxième génération). La troisième génération a entraîné une avancée complémentaire, en prenant davantage en considération les modes d’action des différentes molécules et leurs effets secondaires.

Parallèlement au niveau sociétal, la réussite scolaire est devenue prégnante dans l’intégration sociale de l’enfant. Les progrès en neurosciences et le développement des associations de patients ont sensibilisé les professionnels de santé et de l’éducation aux conséquences spécifiques sur le neurodéveloppement.

Actuellement, le choix des traitements antiépileptiques se fait en fonction du syndrome épileptique électroclinique, des spécificités de l’enfant, des modes d’actions des antiépileptiques et de leur profil pharmacologique (fig. 2). Les nouveaux antiépileptiques concourent à l’amélioration de leur tolérance grâce à des essais d’efficacité et de tolérance[...]

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À propos de l’auteur

Service de Neuropédiatrie, Hôpital Roger-Salengro, Pôle Enfants, LILLE.

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