Vaccination

Revues générales L’enfant voyageur : comment compléter son calendrier vaccinal ?
0

Tout enfant voyageur devrait bénéficier d’une consultation pour établir un programme de vaccination individualisé en tenant compte de nombreux éléments : contexte épidémiologique et situation sanitaire de la zone visitée, typologie du séjour et contexte individuel (âge, antécédents, statut vaccinal). Il faut d’abord vérifier le calendrier vaccinal de l’enfant et le mettre jour si nécessaire, puis compléter par les vaccins spécifiques au voyage.

Quoi de neuf Quoi de neuf en infectiologie et vaccinologie pédiatriques ?
0

L’actualité 2025 a été riche en maladies infectieuses pédiatriques et, fort heureusement, en vaccinologie également. Bonnes pratiques d’hygiène trop vite oubliées et couverture vaccinale insuffisante, la saison grippale 2024-2025 a été particulièrement sévère, suivie d’une recrudescence d’infections invasives à méningocoque. La saga du pneumocoque se poursuit également avec de nouvelles armes vaccinales pour lutter contre l’augmentation d’incidence des infections invasives observée depuis une dizaine d’années. Pour contrer le sepsis (encore lié pour grande partie au méningocoque et au pneumocoque chez l’enfant), des recommandations de bonne pratique de prise en charge du sepsis sont parues sous l’égide de la Haute Autorité de santé (HAS). Les anticorps monoclonaux anti-VRS (virus respiratoire syncytial) confirment leur efficacité en vie réelle pour leur 2e saison, alors que la vaccination maternelle a fait son entrée cette saison. La rougeole se rappelle (encore) à nous avec une couverture vaccinale toujours en dessous des objectifs de 95 % d’enfants ayant reçu deux doses de vaccins à 2 ans. L’hépatite A refait elle aussi surface. Les infections émergentes ne sont pas en reste avec une augmentation des arboviroses autochtones dans des conditions de changement climatique propices à leurs vecteurs. La menace de l’antibiorésistance progresse et impose des changements urgents de comportement en termes de prescription.

Analyse bibliographique
0

L’introduction des vaccins oraux contre le rotavirus de 2e génération en 2006 a permis une diminution drastique de la morbidité et mortalité des nourrissons dans le monde. Les études de suivi ont mis en évidence un petit surrisque d’invagination intestinale aiguë dans certaines populations et parfois une excrétion de la souche vaccinale vivante atténuée dans les semaines suivant la vaccination. Ainsi, du fait du faible risque de transmission de la souche vaccinale à des enfants non vaccinés, les services de néonatologie américains ont préconisé la vaccination à la sortie d’hospitalisation. Des enfants potentiellement à risque de gastroentérite sévère de plus de 14 semaines et 6 jours, âge maximum requis pour initier la vaccination, n’ont donc pas été vaccinés. Bien que quelques cas cliniques rapportent une transmission de la souche vaccinale à des nouveau-nés, le plus souvent immuno­déprimés, les rares études réalisées n’ont pas retrouvé de surrisque mais les effectifs dans ces travaux étaient faibles.

Revues générales
0

La vaccination est née il y a plusieurs siècles en Asie de la volonté de se protéger contre la variole, en inoculant du matériel provenant de vésicules de malades puis de la vache présentant une maladie proche : la vaccine (Jenner).
Pasteur a marqué l’entrée dans la phase scientifique en isolant et atténuant des germes responsables de maladies infectieuses. Ceci a ouvert la voie à la mise au point de nombreux vaccins bactériens. L’élaboration par Enders de la technique de culture des virus sur milieu cellulaire a permis d’obtenir des virus modifiés et a rendu possible la production de nombreux vaccins viraux, en commençant par la poliomyélite.
En 1986, la production des vaccins est entrée dans l’ère génétique avec le développement du premier vaccin recombinant contre l’hépatite B. Tous les nouveaux vaccins fabriqués font appel à des
techniques génétiques.
La vaccination a connu de grands succès : élimination de la variole, mise en place du Programme élargi de vaccination. Elle a également connu quelques déboires (drame de Lubeck, incident Cutter). Malgré son impact sur la santé des populations, elle a fait dès le début l’objet de critiques multiples qui perdurent et génèrent une méfiance croissante (hésitation vaccinale).