Traitement médical : pour qui ?

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L’appendicite aiguë est la plus fréquente des urgences chirurgicales, notamment chez l’enfant. Depuis un siècle, son traitement de référence a été la chirurgie avec une appendicectomie couplée, en cas de péritonite, à une toilette péritonéale.

Depuis les années 80, des articles rapportent régulièrement des succès thérapeutiques, notamment en cas d’abcès appendiculaire, avec des protocoles d’antibiothérapie plus ou moins associée à un drainage de l’abcès.

Depuis une quinzaine d’années, l’intérêt des cliniciens augmente pour le traitement médical initial des appendicites. Cela peut être imputé à plusieurs aspects :

  • la crainte de difficultés opératoires et de complications en cas de plastron ou d’abcès appendiculaire opéré en urgence [1] ;
  • le développement des techniques de drainage mini-invasif radio-guidé [2] ;
  • la généralisation du traitement antibiotique de certaines péritonites en chirurgie adulte avec un gain jugé important pour le patient (sigmoïdite perforée, salpingite…) [3] ;
  • la possibilité de différer et de programmer une intervention réputée difficile, auparavant réalisée en urgence y compris la nuit ;
  • et l’observation de guérison après crise d’appendicite aiguë par antibiothérapie en cas d’isolement géographique (sous-mariniers, navigateurs…) [3].

Pourtant, malgré la fréquence de cette pathologie, il n’existe pas de consensus aujourd’hui chez les chirurgiens pédiatres sur plusieurs points clés :

  • à qui réserver le traitement médical et selon quelles modalités ?
  • en cas de succès d’une attitude conservatrice, faut-il laisser en place l’appendice ?

L’analyse de la littérature laisse apparaître une grande hétérogénéité des protocoles[...]

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À propos de l’auteur

Service de Chirurgie viscérale et urologique, Hôpital Robert-Debré, PARIS.

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