Vaccins méningococciques

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Avec la disparition des ménin-gites à Hæmophilus b grâce à la vaccination – et les résultats spectaculaires obtenus par le vaccin pneumococcique conjugué à 13 valences – le méningocoque demeure pratiquement le seul responsable de méningites bactériennes, souvent mortelles. La mise au point de vaccins polysaccharidiques A-C et ACWY a permis d’arrêter de nombreuses épidémies, mais ces vaccins n’étant efficaces qu’après l’âge de 2 ans, leur faible durée d’action (environ 3 ans) et surtout leur inefficacité sur le portage pharyngé expliquent leurs résultats modestes.

Un grand progrès fut réalisé par la conjugaison du polysaccharide à une protéine, rendant ces vaccins actifs dès les premiers mois de vie, d’une action prolongée plusieurs années et enfin ayant un effet sur le portage pharyngé expliquant leur efficacité indirecte : les enfants vaccinés protégeant les enfants non vaccinés (tableau I).

Les vaccins méningococciques C conjugués ont obtenu des résultats spectaculaires dans de nombreux pays. On propose même maintenant une injection vers 12 mois qui, si la couverture vaccinale est rapidement -élevée (> 80 %), entraîne une protection indirecte des nourrissons non vaccinés, alors que la méningite à méninge est -fréquente au cours de la première année [1].

Malheureusement, la France, incapable d’obtenir une couverture vaccinale -élevée à 1 an, n’a pas encore réussi ce pari. Une étude récente sur la non-motivation de nombreux médecins vis-à-vis de ce vaccin, liée à l’action des ligues antivaccinales, explique cet échec (fig. 1, enquête DREES, juillet 2014).

Plus récemment, des vaccins ACWY conjugués se sont montrés remarqua-blement efficaces. Enfin, un vaccin méningococcique conjugué (MenAfriVac), qui était prêt depuis de nombreuses années (!), vient d’être largement utilisé en Afrique où chaque année survenaient des épidémies de méningites A, faisant des dizaines de milliers de morts [2].

Restait le méningocoque B, principal responsable en Europe. Il a été impossible de réaliser un vaccin à partir des polyosides capsulaires, contrairement aux autres sérogroupe ACW et[...]

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À propos de l’auteur

InfoVac France, CH CRÉTEIL.

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