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La saturation pulsée en oxygène (SpO2) est un paramètre vital facilement et rapidement mesurable, quel que soit l’âge du patient pédiatrique. Néanmoins, comme tout paramètre, sa mesure doit être réalisée dans des conditions optimales afin d’éviter des erreurs d’interprétation et de surcroît des erreurs diagnostiques et thérapeutiques.
Après quelques rappels sur le principe de mesure de la SpO2, nous allons tenter de répertorier les principaux facteurs pouvant être à l’origine d’un risque d’erreur. Nous proposons ensuite un algorithme décisionnel (d’après Verhovsek et al.) face à une désaturation afin d’aider le praticien dans sa démarche diagnostique et, si confirmation de l’hypoxémie, nous rappelons les objectifs de SpO2 proposés en 2012 par le Groupe de Recherche sur les Avancées en Pneumologie Pédiatriques (GRAPP), en fonction de la situation clinique.

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L’asthme et l’allergie alimentaire (AA) sont deux pathologies qui interfèrent de façon très étroite. La perception par les asthmatiques du rôle des aliments comme déclencheurs de leurs crises est élevée. Les études précises, basées en particulier sur les tests de provocation par voie orale montrent que l’AA peut être est la cause d’un asthme dans moins de 6 % des cas. Par contre, la fréquence de l’AA associée à l’asthme est plus importante, autour de 20 % des cas. Il faut penser à une AA devant tout asthme non amélioré par un traitement correct, s’il existe des symptômes extra-respiratoires (urticaire, symptômes digestifs, eczéma, allergies multiples) et si le patient est fortement atopique.
La présence d’une IgE-réactivité isolée (PT et/ou dosages d’IgEs positifs) est fréquente, sans valeur diagnostique pour l’AA. L’AA est un facteur de risque d’asthme aigu grave. Inversement, l’asthme est un facteur de risque d’AA grave pouvant mettre la vie en jeu. Parmi les facteurs de risque d’AA potentiellement mortelle, il faut insister sur la présence d’un asthme sous-jacent et la sous-utilisation de l’adrénaline, victime d’un ostracisme persistant malgré les recommandations régulièrement émises.

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Bien que plus rare que chez l’adulte, la colite à Clostridium difficile récidivante peut poser un problème thérapeutique chez l’enfant. Dans cette situation, la transplantation de microbiote fécal (TMF) est désormais une approche thérapeutique efficace et validée. Ce traitement basé sur l’empirisme médical et dont les mécanismes d’action restent hypothétiques a fait l’objet de recommandations récentes du Groupe Français de Transplantation Fécale (GFTF) pour sa réalisation en pratique courante.
Chez l’enfant, des questions sur les modalités de réalisation pratique se posent plus particulièrement en raison de l’immaturité de son microbiote intestinal et des possibles conséquences à long terme des modifications du microbiote intestinal à cette période de la vie.

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Le syndrome pieds-mains-bouche est une infection virale fréquente, affectant essentiellement les jeunes enfants de moins de 5 ans. Elle est très contagieuse, évolue par bouffées épidémiques saisonnières et son agent causal est un entérovirus. La présentation clinique classique faite d’érosions de la muqueuse buccale et de petites vésicules en grains de riz sur les mains, les pieds et les fesses s’est modifiée au cours des 5 dernières années. On observe maintenant de nombreuses formes atypiques caractérisées par des lésions cutanées plus importantes et plus étendues, faites de grandes vésicules, de bulles et d’érosions sur les 4 membres, le tronc, le siège et la région péri-orale. L’onychomadèse (chute des ongles) qui survient quelques semaines après l’éruption est habituelle. Ces changements cliniques sont probablement liés à une évolution des entérovirus responsables. En effet, le coxsackievirus A6 est devenu l’agent causal le plus fréquent. La plupart des études font un lien entre ce sérotype et le nouveau phénotype de SPMB.

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Si en Europe et particulièrement en France les apports alimentaires des enfants sont adaptés aux besoins pour la plupart des nutriments, les enquêtes récentes montrent la persistance de risques de déficiences ou de carences en fer, vitamine D et acides gras polyinsaturés à longues chaînes.
Cet article a pour objet de faire le point sur la prévalence des déficiences en ces 3 nutriments, leurs facteurs de risque et leur prévention, notamment sur la place des aliments enrichis chez les nourrissons et les jeunes enfants, ainsi que sur les recommandations actuelles concernant les modalités de supplémentation en vitamine D.