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Je veux rester comme je suis

« Clara, penses-tu que tu garderas la même personnalité quand tu seras grande ?”
L’enfant, que le terme aurait pu interroger, semble en avoir perçu immédiatement la signification. Elle répond aussitôt :
“J’espère vraiment que oui.”

Revues générales
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Le retard de croissance staturo-pondéral est fréquemment observé au cours de la maladie rénale chronique (MRC) de l’enfant, avec ou sans insuffisance rénale chronique. Les mécanismes et les étiologies responsables de ce retard de croissance sont multiples. Les anomalies hydro­électrolytiques (hypovolémie, hyponatrémie), l’acidose métabolique, le déséquilibre phosphocalcique, tous secondaires à la MRC, sont des facteurs responsables. Les toxines urémiques et les perturbations de l’axe somatotrope présentes dans l’insuffisance rénale chronique expliquent également ce retard de croissance.
Détecter une MRC devant le retard staturo-pondéral reste un challenge pour tout médecin (pédiatre ou généraliste), via une panoplie d’examens biologiques et radiologiques de première ligne. Ainsi, le traitement spécifique sera rapidement instauré par le médecin spécialiste et adapté en fonction de l’étiologie de la MRC. Le but ultime est d’obtenir une taille adulte normale.

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Une infection au SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19 a touché plus de 3 millions d’enfants de moins de 18 ans aux États-Unis en 1 an, représentant 13 % de l’ensemble des cas. Contrairement à l’adulte, le taux d’hospitalisation en pédiatrie était faible, soit de 8 pour 100 000 enfants. Cependant, un enfant sur 3 hospitalisés était pris en charge en unité de soins intensifs, souvent dans un contexte de comorbidités associées (obésité, prématurité, maladie respiratoire chronique). Le remdesivir est un analogue nucléotidique qui inhibe sélectivement l’ARN dépendant de l’ARN polymérase de plusieurs virus, dont le SARS-CoV-2. Chez l’adulte, 5 ou 10 jours de traitement étaient plus efficaces que le placebo dans les formes sévères de COVID-19. L’efficacité et la dose optimale du traitement chez l’enfant sont inconnues.

Revues générales
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Parmi les méthylxanthines, le citrate de caféine reste en 2021 la molécule de choix pour réduire la fréquence des apnées centrales des prématurés, leur besoin en assistance ventilatoire invasive et la survenue de bronchodysplasie. Il bénéficie d’une demi-vie plus longue, d’une plage théra­peutique plus large, d’un rapport coût/efficacité favorable et d’une absence de nécessité de suivi des taux thérapeutiques comparé à d’autres méthylxanthines.
Cependant, la posologie optimale de caféine, son moment d’administration (précocement dans les 2 premiers jours de vie) et son bénéfice sur l’incidence des apnées après 34 semaines corrigées ou, à plus long terme, sur la morbidité respiratoire et le développement neurocognitif restent débattus. L’actualisation des données sur son métabolisme est un enjeu qui permettra de cibler la population de prématurés éligible à un traitement précoce et conclure définitivement sur ses bénéfices.

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Si la cigarette semble être en déclin depuis quelques années, d’autres formes de tabagisme apparaissent plus fréquentes chez les jeunes, comme la chicha ou la cigarette électronique. Relativement peu étudiées jusqu’à présent, ces pratiques suscitent un intérêt compte tenu des conséquences potentielles qu’elles auraient, particulièrement sur une population vulnérable comme les jeunes. De même le cannabis, en raison de la modification importante de sa composition, présente une dangerosité plus élevée qu’auparavant.
La connaissance des données actuelles concernant ces produits permet de sensibiliser au mieux les jeunes ayant souvent des croyances erronées au sujet de ces substances et pratiques.

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Les arthralgies chez l’enfant sont un symptôme pouvant se retrouver dans de nombreuses pathologies. Un interrogatoire minutieux permet d’orienter le diagnostic, avec notamment la recherche de signes cliniques généraux associés (fièvre, asthénie, perte de poids) ou encore l’horaire inflammatoire ou mécanique des arthralgies. L’examen clinique analyse la mobilité. Il recherche une douleur à la palpation, une déformation ou la présence d’un gonflement articulaire pouvant faire évoquer un épanchement intra-articulaire. Les examens d’imagerie ou biologiques sont à réaliser en fonction des éléments recueillis. Les diagnostics urgents à éliminer en priorité sont l’infection et les néoplasies.

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Plusieurs kits de PCR en temps réel réalisés à partir des selles des patients ont été récemment mis sur le marché, permettant de diagnostiquer l’infection par H. pylori et de détecter sa résistance à la clarithromycine d’une manière non invasive. Certains de ces kits ont d’excellentes performances.
Cette innovation va révolutionner le diagnostic des infections à H. pylori, particulièrement chez l’enfant, en permettant un traitement adapté à la résistance de la bactérie sans avoir recours à une technique invasive. La PCR à partir des selles sera particulièrement contributive quand l’endoscopie ne sera pas indiquée ou que les biopsies gastriques n’auront pas été réalisées spécifiquement pour l’envoi à un laboratoire spécialisé capable d’effectuer une culture et un antibiogramme et/ou une PCR.

Revues générales
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Bien que rare, la myocardite virale de l’enfant est une cause significative de mortalité et de morbidité. Les adénovirus et les entérovirus sont principalement en cause, mais d’autres virus sont maintenant identifiés grâce à la PCR. Le diagnostic clinique précoce de myocardite est un véritable défi, car les premiers symptômes peuvent être discrets, trompeurs et non spécifiques, simulant des infections virales communes de l’enfant. Le risque majeur est la survenue d’une insuffisance cardiaque grave, voire fulminante, réclamant une prise en charge urgente en soins intensifs.
En cas de choc cardiogénique réfractaire au traitement habituel, l’assistance circulatoire est indispensable à la survie de l’enfant. Passé le cap critique, l’évolution est en général favorable, mais une myocardiopathie dilatée peut persister à long terme. Les immunoglobulines et les corticoïdes pourraient être bénéfiques, mais des études plus solides manquent pour évaluer l’intérêt réel de ces traitements.

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Les suicides sont la deuxième cause de décès chez les enfants et adolescents de 10 à 17 ans aux États-Unis. Une revue récente de la littérature révèle une augmentation depuis quelques années de 92 % des consultations annuelles aux urgences pour idées suicidaires ou tentative de suicide chez l’enfant, sans augmentation significative des autres causes de consultations. Plus récemment, de nombreux articles ont révélé une augmentation des troubles psychiatriques depuis le début de la pandémie de COVID-19, notamment chez l’adulte. Chez l’adolescent, des expériences négatives liées à la COVID-19 étaient associées à une augmentation des symptômes dépressifs et d’anxiété.

Analyse bibliographique
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Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) de l’enfant est caractérisé par une anémie hémolytique micro­angiopathique, une thrombopénie et un degré divers d’insuffisance rénale. Le rein et le cerveau sont les deux organes les plus à risque de complications. L’atteinte neuro­logique, moins fréquente que l’atteinte rénale, est souvent brutale et l’une des principales causes de mortalité ou de séquelles. Les manifestations initiales neurologiques les plus fréquentes sont le coma et les convulsions. Cette atteinte serait due à des lésions microvasculaires cérébrales liées à la toxine, à une dysfonction endothéliale, une hypertension artérielle et des troubles hydro-électrolytiques. Si l’atteinte neurologique est bien décrite chez l’adulte, il n’existe que des données limitées chez les enfants.