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Au pays de Pasteur

Que doit faire un chercheur pour se placer dans les conditions les plus favorables à la découverte ?
Il doit posséder une formation bien équilibrée au sein d’un groupe et préserver les acquis d’un questionnement ouvert sur le monde.
Il doit exercer une quête vigilante des signes susceptibles de révéler l’existence de phénomènes auxquels il aurait pu ne pas s’attendre.
Il doit préserver et développer sans entraves les curiosités de l’enfance et les animer par un esprit critique libre.

Dossier : Nouveautés en gastroentérologie
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La maladie cœliaque reste encore sous-diagnostiquée en pédiatrie du fait de sa présentation hétérogène. En 2012, des experts de la Société européenne de gastroentérologie, hépato­logie et nutrition pédiatriques avaient établi des recommandations pour le diagnostic de la maladie cœliaque de l’enfant, avec notamment la possibilité d’un diagnostic sans biopsie digestive dans certaines situations.
À partir de nouvelles données de la littérature, ces experts ont actualisé ces critères diagnostiques en 2020. En cas de suspicion de maladie cœliaque, un dosage des IgA totales et des IgA anti-transglutaminases doit être réalisé. Que l’enfant soit symptomatique ou non, si les IgA anti­transglutaminases sont ≥ 10 fois la limite supérieure de la normale, après accord de la famille, les IgA anti-endomysium sont dosées sur un deuxième prélèvement et, en cas de positivité de celles-ci, le diagnostic est confirmé sans biopsie digestive. Le typage HLA DQ2/DQ8 n’est plus nécessaire. Si l’enfant a des IgA anti-transglutaminases < 10 fois la normale, au moins 4 biopsies duodénales et 1 biopsie bulbaire sont nécessaires. En cas d’IgA totales basses, des tests sérologiques basés sur des IgG doivent être utilisés.

Dossier : Nouveautés en gastroentérologie
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Chaque année, Réalités Pédiatriques vous propose un numéro spécial intitulé “Quoi de neuf ? ” qui reprend dans chaque surspécialité pédiatrique les publications scientifiques de l’année jugées comme étant les plus pertinentes. Nous savons qu’il est très apprécié par nos lecteurs. Il nous semble également intéressant de publier des dossiers traitant des nouveautés dans un domaine précis afin de développer plus amplement certaines d’entre elles. La gastroentérologie pédiatrique a été choisie ce mois-ci.

Un germe et sa prévention
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La varicelle est une maladie essentiellement bénigne. Nombreux sont les parents qui peuvent témoigner d’avoir vu apparaître une éruption vésiculeuse chez leur enfant, évoluant en quelques jours vers une régression des éléments, ne laissant parfois éventuellement qu’une discrète cicatrice en cas de surinfection ou de lésion de grattage. Moyennant donc quelques précautions vis-à-vis de cette éruption, la varicelle n’est habituellement qu’une gêne familiale temporaire et à peine un mauvais souvenir. Mais il est vrai aussi que, dans certains cas ou certaines circonstances, cette maladie infectieuse très contagieuse peut être plus sévère, voire même grave, et des complications peuvent survenir : sur­infections bactériennes, complications neurologiques, complications pulmonaires dues directement au virus ou secondaires à des surinfections bactériennes. Les varicelles de l’adulte sont potentiellement plus graves, avec une symptomatologie plus bruyante, un risque plus élevé de complications, surtout celles survenant chez des immunodéprimés, les femmes enceintes ou certains petits nourrissons.
Quant au zona, résurgence du virus varicelleux réfugié dans les ganglions nerveux à l’occasion d’une baisse de l’immunité (âge, maladie sous-jacente…), il peut être sévère, au minimum ennuyeux soit du fait de sa localisation, soit du fait de complications dont les douleurs post-zostériennes sont les plus fréquentes.
Ces éléments justifient donc la mise au point de vaccins contre la varicelle et contre le zona.

Compte rendu 21es JIRP
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La prise en charge de la douleur de l’enfant a beaucoup évolué depuis les années 1990, avec une bien meilleure compréhension de la sémiologie. Il existe donc une réelle sensibilisation sur la prise en charge de la douleur en pédiatrie. Les échelles d’évaluation ont été développées et sont largement utilisées.

Compte rendu 21es JIRP
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Le développement visuel de l’enfant s’effectue progressivement après la naissance. Celui-ci suit des étapes qui peuvent varier selon les enfants mais dans des limites “dites normales”. Les nourrissons naissent avec un système visuel immature qui se développe rapidement au cours de la première année de la vie, se poursuit jusqu’à l’âge de 10 ans et même au-delà avec la maturation des saccades oculaires. Selon les études de l’Inserm et de l’AsnaV, environ 20 % des enfants de moins de 6 ans présentent une anomalie visuelle. Les anomalies de réfraction sont très nettement les plus fréquentes. À la naissance, le nouveau-­né présente une vision évaluable à environ 1/20e. Le risque visuel est majeur chez l’enfant prématuré et nécessite des contrôles plus rapprochés. Le dépistage visuel est donc essentiel pour mettre en évidence les éventuelles anomalies de réfraction que sont l’hypermétropie, l’astigmatisme et la myopie.

Compte rendu 21es JIRP
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Support de l’hérédité, l’ADN humain est constitué de 3,2 milliards de paires de bases. Cependant, seul 1 % correspond à des séquences codantes, c’est-à-dire transcrites en ARN messager puis traduites en protéines. Avec un peu plus de 20 000 gènes codant pour des protéines, l’être humain se situe entre la vigne (environ 30 000 gènes) et le poulet (environ 16 000 gènes). La complexité des organismes relève donc à la fois des isoformes (différents types de protéines à partir d’une même séquence) et des séquences régulatrices qui contrôlent l’expression des gènes.

Compte rendu 21es JIRP
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Après plus de 45 ans de bons et loyaux services, l’AFDPHE (Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant) a clos en 2018 son activité d’organisateur et de gestionnaire du dépistage néonatal. Elle a transmis le flambeau à une nouvelle organisation articulée autour d’un comité de pilotage national, qui regroupe l’ensemble des structures participant à la mission de dépistage néonatal1, et d’un Centre national de coordination du dépistage néonatal (CNCDN), basé au CHU de Tours sous la direction du Pr E. Rusch.

Compte rendu 21es JIRP
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Qu’est-ce que le risque allergique ?
C’est le risque pour un futur enfant ou un nourrisson de développer un jour une maladie allergique : allergie alimentaire, rhinite et asthme allergique, certains eczémas. Il ne faut pas confondre :
– l’atopie : prédisposition génétique à se sensibiliser aux protéines de l’environnement ;
– la sensibilisation : présence d’IgE spécifiques circulantes ou fixées (peau…) ;
– l’allergie : symptômes cliniques secondaires à une sensibilisation allergénique.