Cardiologie pédiatrique et congénitale : quoi de neuf ?

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Cette année a été relativement riche dans de nombreux domaines de la cardiologie pédiatrique et congénitale. Les grandes revues de pédiatrie ont accueilli de nombreux papiers à orientation cardiologique et la réciproque est vraie pour les grandes revues cardiologiques qui ont mis à leur sommaire la cardiologie congénitale et pédiatrique plus souvent que d’habitude. Il est vrai que comme de nombreuses spécialités d’organe, la cardiologie chez l’enfant se nourrit d’une recherche qui commence pendant la vie fœtale, passe par la période néonatale et l’enfance et se poursuit à l’âge adulte. Cette continuité dans le temps fait la diversité des sujets et des approches. J’ai fait bien sûr des choix pour ce qui est nouveau et pratique chez l’enfant.

La période fœtale

La prévention du bloc auriculo-ventriculaire des nouveau-nés de mère lupique est un sujet débattu de longue date et plusieurs tentatives thérapeutiques – en particulier avec des corticoïdes – ont donné des résultats critiquables. Cet été, il a pu être montré à partir d’une cohorte historique assemblée à partir de trois bases de données internationales que l’administration d’hydroxychloro-quine aux futures mères ayant des anti-corps anti-SSA/Ro-positive réduisait de presque 10 fois le risque de récurrence de lupus néonatal, en particulier de bloc auriculo-ventriculaire [1]. Il s’agit d’une hypothèse intéressante qui nécessite probablement d’être vérifiée par une étude prospective internationale. En effet, les chiffres sont tellement minus-cules qu’on a du mal à être convaincu, même si le petit p est significatif. Affaire à suivre…

La période néonatale

  • Les interactions entre cardiopédiatres et néonatologues dépendent des institutions dans lesquelles ils travaillent. Quand ils sont sur un même lieu, l’hémodynamique du prématuré ou du nouveau-né ainsi que les autres aspects de leur prise en charge, en particulier en termes de protection cérébrale, deviennent des thèmes d’échanges fructueux. Jain et al. montrent que l’utilisation d’une échocardiographie ciblée (évaluant des paramètres hémodynamiques précis préalablement définis) permet de prédire la défaillance circulatoire après ligature du canal artériel chez le prématuré [2]. Cette information est cruciale pour la prise en charge autour du geste de ligature. Il s’agit d’une méthode simple de transmission d’une technique qui est reproduite de façon protocolée et conduit à donner des consignes adaptées et homogènes dans une[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Référence Malformations Cardiaques Congénitales Complexes-M3C Hôpital Necker-Enfants Malades, PARIS.

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