Revues générales

Revues générales Spécificités de la prise en charge en rééducation de l’enfant brûlé
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La rééducation de l’enfant grand brûlé est longue, et doit être à la fois spécialisée et pluridisciplinaire (médecin brûlologue, infirmière, ergothérapeute, kinésithérapeute, diététicienne, psychologue, psychomotricienne, enseignant en activité physique adaptée, socio-esthéticienne, enseignant spécialisé). L’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion est un service de soins médicaux de réadaptation qui prend en charge les enfants victimes de brûlures. L’enfant a un mode de cicatrisation différent et des complications spécifiques. La brûlure sévère peut avoir un retentissement sur la croissance staturo-­pondérale mais aussi une interférence avec le développement global de l’enfant. Le contexte familial doit être pris en compte.

Revues générales Mon bébé ne me regarde pas, est-ce normal ? Développements visuels normal et pathologique
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L’absence de contact visuel ou de fixation d’un bébé est un motif fréquent de consultation et représente une source d’angoisse importante pour les parents. Il existe des étapes séquentielles dans le développement visuel de l’enfant, en écho aux acquisitions psychomotrices normales. Le dépistage d’un trouble visuel de l’enfant est essentiel, en étroite collaboration avec les parents. Certains signes d’appel doivent inciter à un avis spécialisé ophtalmo-pédiatrique pour réaliser un bilan ophtalmologique complet, afin de ne pas méconnaître une pathologie organique pouvant nécessiter une prise en charge.

Revues générales Que faire devant une première crise convulsive chez l’enfant ?
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Les crises convulsives désignent souvent des crises d’épilepsie motrices, avec la crise fébrile comme cause principale chez les enfants de 6 mois à 5 ans (2-5 %). Pour une première crise fébrile, trois questions clés se posent : à qui réaliser une ponction lombaire ; à qui prescrire un traitement en cas de risque de récidive ; et pour qui demander un avis spécialisé. Les crises sans fièvre nécessitent une évaluation clinique rigoureuse pour identifier les causes graves (infectieuse, métabolique, toxique, traumatique, vasculaire et tumorale). Les examens complémentaires sont indiqués si des signes de gravité sont présents ou si l’examen clinique ne se normalise pas rapidement, et doivent être systématiques chez les enfants de moins de 1 an.

Revues générales Les anti-JAK chez l’enfant : une nouvelle voie thérapeutique ?
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Les inhibiteurs de JAK sont des petites molécules qui se sont développées ces dernières années dans le sillage des biothérapies grâce à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies inflammatoires et auto-immunes. Ces molécules sont administrées quotidiennement par voie orale, sont non immunogènes et ont un délai d’action court. Elles sont utilisées chez l’adulte dans les domaines de l’hématologie, la rhumatologie, la dermatologie et la gastro-entérologie. En pédiatrie, actuellement, les indications pour lesquelles il existe une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont essentiellement la dermatite atopique modérée à sévère et les arthrites juvéniles idiopathiques en 2e ou 3e ligne de traitement. Ces traitements sont également de plus en plus utilisés hors AMM dans la rectocolite hémorragique (RCH) réfractaire voire les maladies de Crohn modérées à sévères en échec de biothérapie. Les effets secondaires fréquents chez l’adulte – notamment âgé – semblent être limités chez l’enfant mais nous manquons encore de recul sur leur utilisation, notamment prolongée.

Revues générales Allergodiet.org : un outil utile au pédiatre
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Le site Allergodiet.org propose des fiches d’information pratiques, gratuites et téléchargeables pour les personnes touchées par l’allergie alimentaire (AA)* et pour les professionnels de santé s’occupant des patients atteints d’AA.
Le pédiatre sera particulièrement intéréssé par les fiches concernant la diversification alimentaire du nourrisson et la prévention des AA ainsi que la prise en charge nutritionnelle des enfants qui en souffrent. Cet article propose un choix de thèmes potentiellement les plus utiles aux pédiatres.

Revues générales Prescriptions de probiotiques : les bonnes et mauvaises indications
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Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui peuvent conférer des bénéfices pour la santé quand ils sont consommés en quantités adéquates. Grâce à une supplémentation en probiotiques, on espère rééquilibrer le microbiote considéré comme défaillant et observer une amélioration des symptômes du patient. Les effets cliniques sont souvent espèce-, voire souche-dépendants.
Les recommandations d’experts sont en faveur de certaines souches de probiotiques dans les coliques du nourrisson allaité, la gastroentérite aiguë de l’enfant, la diarrhée associée aux antibiotiques, les douleurs abdominales fonctionnelles, en traitement adjuvant de l’antibiothérapie de l’éradication d’Helicobacter pylori, et en prévention de l’entérocolite ulcéronécrosante chez les prématurés. Bien que certaines études aient démontré des résultats intéressants pour améliorer les paramètres biologiques ou les symptômes dans la stéatose hépatique, la dermatite atopique ou la rhinite allergique, par exemple, il n’existe pas de recommandations en faveur des probiotiques dans ces indications à ce jour.

Revues générales
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L’hypertension artérielle (HTA) chez l’enfant obèse est due, entre autres, à une composition corporelle perturbée avec, en particulier, le rôle crucial de l’obésité viscérale. Le tissu adipeux favorise l’activation du système sympathique et du système rénine angiotensine. Beaucoup de caracté­ristiques sont proches de celles de l’hypertension essentielle (HTE), aujourd’hui plus fréquente que l’HTA secondaire chez les enfants de plus de 6 ans. Une croissance rapide précoce est associée à un surpoids et plus tard à une obésité, ainsi qu’une HTA à l’âge adulte.
L’approche non-pharmacologique basée sur des modifications du régime alimentaire et du mode de vie, comprenant l’augmentation de l’activité physique, est le pilier du traitement. Cet effort doit être maintenu même si un traitement pharmacologique est nécessaire. Dans ce cas, il convient d’utiliser les IEC/ARA2 car leur mécanisme d’action cible les anomalies particulières des enfants obèses et ces médicaments sont néphroprotecteurs au-delà de leur effet sur la HTA.

Revues générales Bébé prématuré
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La présente étude décrit des nouveau-nés rentrés à domicile en HAD à un terme corrigé entre 35 et 36 SA dans la région parisienne entre 2021 et 2022. Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et multicentrique menée en région parisienne entre 2021 et 2022. 33 nouveau-nés ont été pris en soins en HAD au terme corrigé de 35 semaines. Douze d’entre eux étaient des grands prématurés nés avant 32 semaines. Deux hospitalisations non programmées ont été enregistrées, aucun événement grave ni décès n’ont été constatés. Cette série suggère que la sortie de néonatologie, accompagnée par une équipe pédiatrique spécialisée en HAD, est possible à partir de 35 semaines d’âge corrigé.

Revues générales Les carences vitaminiques chez l’enfant : mythes et réalités
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Les vitamines sont associées au bien-être. La prise de compléments alimentaires vitaminiques souvent vendus pour améliorer la fatigue ou encore pour prévenir des infections est donc une pratique courante en pédiatrie. Cependant, ces compléments (hors vitamine D, non traitée dans cet article) n’ont pas d’impact sur les apports usuels quotidiens et il n’existe, à ce jour, aucune preuve de leurs effets bénéfiques. Un apport trop élevé en vitamines n’améliore pas les performances d’un organisme qui fonctionne déjà normalement. Chez l’enfant et l’adolescent sans pathologie sous-jacente, une alimentation diversifiée permet largement de couvrir les besoins de l’organisme en vitamines. Les carences vitaminiques sont donc exceptionnelles. Il faut cependant connaître les situations pathologiques où la recherche d’un déficit vitaminique doit être faite et les situations où une supplémentation est nécessaire.