Conséquences respiratoires de la pollution : doit-on fuir les villes ?

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Du fait d’un environnement médiatique qui dramatise les éléments d’information en cherchant rarement à les approfondir, conjugué à l’approche souvent partisane d’un tel sujet, de nombreux parents s’interrogent légitimement, et interrogent leur pédiatre, sur le bien-fondé d’élever leurs enfants en ville, en particulier dans les grandes agglomérations, surtout quand ces derniers présentent une pathologie respiratoire chronique.

L’objectif ce cet article est de donner au pédiatre des éléments de réponse à ces interrogations, étant précisé que celles-ci ne portent que sur les conséquences de la pollution sur la pathologie respiratoire de l’enfant et pour les niveaux de pollution observés en Europe.

Les niveaux de pollution mesurés dans nos grandes agglomérations urbaines augmentent-ils ?

À en croire le ressenti de nombreux patients, on pourrait croire que oui. En fait, il n’en est rien. Tout d’abord, le phénomène n’est pas nouveau. Ainsi, en 1763, Le Begne de Presles, médecin de Jean-Jacques Rousseau, écrivait : “Paris a une atmosphère particulière en tout temps, excepté pendant les grands vents. Cette atmosphère est formée par un air rendu très pesant par la quantité de corpuscules ou exhalaisons qu’il soutient et que leur poids empêche de s’élever fort haut : c’est ce que forme le nuage dont Paris paraît couvert et enveloppé dans le temps le plus serein lorsque l’on regarde la ville d’un peu loin. Les brouillards que l’on éprouve si souvent à Paris pendant l’automne et l’hiver qui ont si mauvaise odeur, qui font mal aux yeux, à la gorge, excitent la toux, causent des fluxions.

Même si on peut la juger insuffisante,[...]

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À propos de l’auteur

Service de Pneumologie pédiatrique, allergologie, mucoviscidose, Hôpital Robert Debré, PARIS.

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