Coronavirus : quels enseignements tirer de l’épidémie mondiale? Aspects cliniques et biologiques

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Expression clinique de la COVID-19

Chez les adultes de tous âges [26], une multitude de formes cliniques variées ont été observées, de l’absence totale de symptômes (de l’ordre de 30 à 40 % des situations confirmées) – à ne pas confondre avec les aspects pré-symptomatiques – à l’aspect le plus courant de syndrome “pseudo-grippal” jusqu’au tableau sévère de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) nécessitant des soins, souvent prolongés, en réanimation. Ce tableau respiratoire était sous-tendu par l’inflammation alvéolaire beaucoup plus que par une atteinte virale directe ou une super-infection bactérienne. Le tableau d’anosmie a été chez l’adulte le plus caractéristique, prenant un certain caractère de spécificité. De l’ordre de 80 % des patients atteints de COVID ont une forme modérée ne requérant pas d’hospitalisation, environ 15 % ont des symptômes plus sérieux et 5 % ont besoin d’une hospitalisation, voire de soins intensifs.

Comme dans beaucoup de maladies infectieuses, notamment respiratoires, être porteur de facteurs de risque contribue à l’expression de la sévérité. Le plus grand risque est l’âge : plus il est avancé, plus le risque de complications (et de mortalité) liées à la COVID est considérable. Obésité morbide, hypertension artérielle et diabète sont les trois facteurs de risque médicaux dominants. Associés plus volontiers à certaines populations aux États-Unis dans des contextes complémentaires de promiscuité de vie, précarité socio-économique et difficultés d’accès aux soins, ils pourraient expliquer au moins en partie la sévérité de la COVID-19 chez les Afro-Américains et les Latino-Américains.

Chez les femmes enceintes [27], si fièvre et myalgies sont moins fréquentes, la nécessité de soins en réanimation est plus fréquente. On retrouve le rôle des facteurs de risque (obésité, comorbidités sous-jacentes) et un âge tardif. La prématurité est plus fréquente et un quart des nouveau-nés de mère COVID positive sont hospitalisés.

>>> La COVID a épargné les enfants [28-32]

Quel que soit le pays ou le continent concerné, avec le recul dont on dispose maintenant, seuls 1 à 2 % de l’ensemble[...]

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À propos de l’auteur

Professeur honoraire de Pédiatrie, Université Paris 7.