Auteur Weil-Olivier C.

Professeur honoraire de Pédiatrie, Université Paris 7.

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Les lecteurs désirant un point actualisé complet peuvent consulter le site du New York Times.
En milieu hospitalier, seuls les médicaments évalués dans des essais multicentriques randomisés contre placebo (pour répondre aux exigences de sécurité du produit comme de son efficacité prouvée selon les règles actuelles de l’evidence-based medicine) sont à prendre en compte, même en période pandémique et dans un contexte d’urgence ressentie par la population et les professionnels de santé. Des essais cliniques “faits dans les règles” nationaux et internationaux permettent de clarifier maintenant l’attitude thérapeutique. Ni la chloroquine, ni l’hydroxychloroquine n’ont répondu à ces exigences. Les corticoïdes utilisés pour les patients les plus graves en réanimation ont réduit la mortalité de l’ordre de 30 %. Aux États-Unis, le remdésivir administré aussi aux formes sévères a montré un bénéfice similaire en termes de durée d’hospitalisation.

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Chez les adultes de tous âges [26], une multitude de formes cliniques variées ont été observées, de l’absence totale de symptômes (de l’ordre de 30 à 40 % des situations confirmées) – à ne pas confondre avec les aspects pré-symptomatiques – à l’aspect le plus courant de syndrome “pseudo-grippal” jusqu’au tableau sévère de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) nécessitant des soins, souvent prolongés, en réanimation. Ce tableau respiratoire était sous-tendu par l’inflammation alvéolaire beaucoup plus que par une atteinte virale directe ou une super-infection bactérienne. Le tableau d’anosmie a été chez l’adulte le plus caractéristique, prenant un certain caractère de spécificité. De l’ordre de 80 % des patients atteints de COVID ont une forme modérée ne requérant pas d’hospitalisation, environ 15 % ont des symptômes plus sérieux et 5 % ont besoin d’une hospitalisation, voire de soins intensifs.

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Les coronavirus sont une vaste famille, très répandus dans la nature dans toutes les espèces, essentiellement animales. Leur nom vient de leur enveloppe virale ayant l’apparence d’une couronne avec une frange de grandes projections bulbeuses. Ce sont des virus à ARN (moins stables que les virus à ADN mais beaucoup plus que les virus de la grippe avec leur génome à ARN fragmenté). Sept d’entre eux sont capables de donner des manifestations cliniques chez l’humain : quatre coronavirus (HKU1, HCoV-OC43, HCoV-NL63 and HCoV-229E) qui donnent des rhumes et les virus responsables du SARS-CoV-1, du SARS-CoV-2 et du MERS.

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Résumer en quelques pages l’aventure extraordinaire dans tous les sens du terme que nous vivons en temps réel depuis janvier 2020 avec la pandémie virale de SARS-CoV-2 (severe acute respiratory syndrome coronavirus 2) est quasiment impossible. Il ne se passe pas une journée sans une évolution marquante. Elle est sous-tendue non seulement par le rythme de la pénétration de ce virus dans les populations mondiales, mais aussi par celui des connaissances scientifiques publiées, amplifié par le mégaphone de l’univers médiatique et des réseaux sociaux, suivi par la succession des décisions des autorités de santé et des politiques qui en découlent.

Un germe et sa prévention
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Hiro et Tasaka ont démontré la nature virale de la rubéole en 1938. Le virus a été cultivé avec succès sur culture tissulaire en 1962 par différents groupes américains à Boston et à Washington. Le virus de la rubéole appartient au genre des Rubivirus et à la famille des Togaviridae. Son génome, constitué d’ARN simple brin de polarité positive, code 2 protéines non structurelles et 3 protéines de structure. Il est enfermé dans une capside lipidique icosaédrique.

Dossier : Infectiologie : nouveaux regards
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Comme le rappelle Santé publique France (bulletin de la semaine 15, 2019), “la réduction du fardeau lié à la grippe chaque année repose sur l’amélioration de la couverture vaccinale mais égale­ment sur le respect des mesures barrières, la limitation des contacts avec des sujets à risque en cas de syndrome grippal et l’utilisation des antiviraux pour les sujets à risque.”
La saison 2018-2019 a été marquée par sa brièveté et la prédominance de la co-circulation des virus influenza A/H1N1 et A/H3N2. La place des enfants dans la diffusion de la grippe en population et dans le nombre de consultations ambulatoires et d’hospitalisations est une constante, ils ne sont pas indemnes de formes sévères.
Les professionnels de santé comme le public ont besoin d’être sensibilisés à la grippe et à sa
prévention pour augmenter la couverture vaccinale, nettement insuffisante dans tous les groupes ciblés par les recommandations. Les pharmaciens ont vacciné dans quatre régions métropolitaines cette saison ; une extension à l’ensemble du territoire est faite à partir de la saison 2019-2020.
Les vaccins tétravalents sont possibles chez les enfants dès l’âge de 6 mois à dose pleine (selon les recommandations du calendrier vaccinal 2019). Les recommandations des antiviraux ont été actu­alisées en mars 2018 par le HCSP.