Efficacité de l’infliximab dans le traitement de la maladie de Kawasaki chez l’enfant

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Miura M, Kobayashi T, Igarashi T et al. Real-world safety and effectiveness of infliximab in pediatric patients with acute Kawasaki disease. Pediatr Infect Dis J, 2020;39:41-47.

La maladie de Kawasaki est une vascularite systémique fébrile qui touche principalement les enfants de moins de 5 ans. Il existe une inflammation au niveau des vaisseaux artériels de taille moyenne, notamment les coronaires, avec un risque de complication à type d’anévrysme dans 25 % des cas en l’absence de traitement. L’objectif est de mettre en place un traitement dans les 10 premiers jours de la maladie avec, en première ligne, la perfusion d’immunoglobulines (Ig). Cependant, 20 % des patients sont réfractaires à ce traitement. Une 2e perfusion d’Ig est préconisée, voire l’administration de méthylprednisone, de cyclosporine, de méthotrexate ou d’infliximab. Ce dernier traitement, utilisé principalement dans les affections chroniques inflammatoires, a été approuvé au Japon en 2015 dans le traitement des formes réfractaires de la maladie de Kawasaki, cependant les effets sur sa sécurité d’emploi et son efficacité sont limités.

Le but de ce travail était donc d’évaluer la sécurité d’emploi en pédiatrie, notamment chez des patients de moins de 1 an recevant des vaccins vivants, et l’efficacité de l’infliximab dans la maladie de Kawasaki.

Il s’agit d’une étude prospective, multicentrique, observationnelle, réalisée dans 112 centres médicaux au Japon entre mars 2016 et octobre 2017. Tous les patients ayant une maladie de Kawasaki réfractaire recevant 5 mg/kg d’infliximab étaient inclus et avaient une surveillance de 6 mois. Les données démographiques des patients étaient recueillies, de même que les effets indésirables après l’injection du médicament et son efficacité sur le degré, la durée de la fièvre et les lésions coronaires secondaires à la maladie.

291 patients (66,7 % de garçons) ont été inclus avec une moyenne d’âge de 3,5 ans. 5,8 % avaient moins de 1 an, 26,5 % entre 1 et 2 ans, 19,2 % entre 2 et 3 ans, 27,8 % entre 3 et 5 ans et 20,6 % plus de 5 ans. L’infliximab était administré en moyenne à 10,5 jours d’évolution de la maladie. Avant l’administration, afin d’éliminer une tuberculose active, 98,3 % avaient une radiographie thoracique, 33,3 % un scanner thoracique et 44,7 % un test de détection de l’interféron . Tous les patients avaient reçu au préalable des Ig, l’infliximab constituait une 3e ligne de traitement dans 77 % des cas. Après l’infliximab, 29,9 % avaient besoin d’un traitement additionnel et recevaient des Ig dans un délai moyen de 2 jours. Des effets secondaires sont survenus dans 12,4 % des cas, le plus courant était un rash cutané et 3,1 % ont eu des effets indésirables sévères (le plus souvent une infection virale[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.

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