Chirurgie minimale invasive endoscopique pour le traitement des craniosténoses

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Riordan C, Zurakowski D, Meier PM et al. Minimally invasive endoscopic surgery for infantile craniosynostosis: a longitudinal cohort study. J Pediatr, 2020;216:142-149.

Les craniosténoses sont des pathologies congénitales caractérisées par une fusion prématurée des sutures crâniennes. Leur incidence est de 1/2 000 naissances. Les risques principaux sont une limite de la croissance cérébrale, une augmentation de la pression intracrânienne et une dysmorphie. Les traitements chirurgicaux par craniectomie ouverte ont été abandonnés en raison du haut risque de refusion, au profit de chirurgie de reconstruction de la voûte crânienne et d’avancement fronto-orbital. Ces procédures sont cependant associées à un temps opératoire long, des trans­fusions de culots globulaires (CG) et des hospitalisations parfois prolongées en neurochirurgie.

L’amélioration des techniques chirurgicales et anesthésiques a significativement diminué la morbidité et la mortalité de ces patients, cependant le risque reste non négligeable avec jusqu’à 15 % de complications majeures postopératoires. C’est pourquoi des techniques endoscopiques minimales invasives suivies d’un port de casque se sont développées. Les données sur ces techniques, réalisées uniquement dans quelques centres de neurochirurgie, sont limitées mais les résultats de petites séries retrouvent des bénéfices en termes de diminution du nombre de transfusions de CG, de durée de séjour ou de complications ophtalmologiques.

Le but de ce travail était d’évaluer la sécurité et l’efficacité de ces techniques endoscopiques dans le traitement neurochirurgical des craniosténoses.

Il s’agit d’une étude nord-américaine rétrospective réalisée entre juillet 2004 et mars 2018 dans le centre hospitalier pédiatrique de Boston ayant inclus les patients traités par chirurgie endoscopique pour une craniosténose. Les données démographiques des patients étaient rapportées ainsi que les durées d’intervention chirurgicale, d’anesthésie et de séjour hospitalier. L’intervention chirurgicale était réalisée par la même équipe de neurochirurgie avec 1 ou 2 incisions de 2 cm du scalp selon la suture atteinte.

500 enfants ont été traités avec cette méthode endoscopique, le suivi médian de ces patients était de 5,9 ans (3,6-9,3). Parmi ces patients, 6,8 % avaient une craniosténose dans le cadre d’un syndrome (Apert, Crouzon, Pfeiffer…). L’intervention était réalisée à l’âge médian de 3 mois (2,5-4,1) avec un poids médian de 5,9 kg (5,3-6,7). La durée opératoire médiane était de 47 min. 85 % des interventions duraient moins d’une heure. L’hématocrite en préopératoire était en moyenne de 31 % et diminuait à 26 % en postopératoire. Une transfusion de CG n’était réalisée que dans 6,6 % des cas. Aucune complication anesthésique majeure[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.

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